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Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde

Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Ven 8 Aoû - 22:11
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »



J'rentre tard ce soir. Rendez-vous professionnel. J'ai fais des bentos, vous couchez pas trop tard. & pas de sucrerie avant de dormir !
-  -  -  -  -  -  
Okita



Pour fêter la publication d’une œuvre difficile, l’équipe de Tokugawa aux Editions Antarès était sorti diner. Le restaurant avait été choisi par l’un des collègues du Japonais. Lincoln était son nom, un jeune britannique plutôt doué dans son travail. L’Apostrophe était le nom de l’établissement. Une enseigne française avec des plats traditionnels. Lincoln avait connu ce restaurant lors d’un voyage touristique en France. Sur la table, on trouverait des bœufs bourguignons, des gratins dauphinois, de la ratatouille ou encore du coq au vin. Pour sa part, Castiel avait opté pour un gratin dauphinois. Ce n’était pas le plat le plus diététique de la carte, mais assurément le plus mangeable. Okita était très difficile dans son genre … Il n’aimait pas de nombreux aliments ! Et quand il y avait un seul intrus dans le plat, il ne le mangeait pas. Ainsi, seul le gratin était potable au niveau de sa composition. Mais il ne faisait pas son rabat-joie, il était ici par plaisir, passant un moment agréable avec ses collègues de travail, à discuter de tout et de rien. Les sujets étaient plutôt variés, le travail évidement. Les enfants des uns, les épouses des autres. Et le chef se faisait chambré car il était le seul de l’équipe à être célibataire … En dehors du bureau, les collègues se moquaient souvent du patron. Et quand ce dernier était agacé, il le faisait savoir sur le ton de l’humour. « N’oubliez pas qui signe vos chèques ». Et quand cette remarque fusait, les collègues se calmaient et changeaient de sujet. Souvent, Castiel se sentait seul durant ce genre d’évènement. Les autres parlaient de leurs couples et des bêtises de leurs enfants. Il ne pouvait qu’écouter sans donner son avis, répliquant juste quand on venait l’attaquer sur son celiba’. Bon … Il avait bien deux enfants à la maison, pas les siens heureusement ! Deux jeunes garçons ayant vécu l’enfer et devenu des Guardians. Les autres avaient refilés ces enfants au Japonais, sous prétexte qu’il vivait seul et qu’il avait les moyens de les supporter financièrement. Argument de merde. Mais non, l’Editeur ne disait rien sur ce sujet. Et durant ces moments de solitude, le Blondinet venait à songer à Kuran-san. Des pensées qui le troublaient assez, mais il mettait cela sur le coup du travail et son investissement dans les romans de ce dernier.

Le repas n’en finissait pas … Et ça discutait, ça rigolait et picolait. Les bouteilles de vin commençaient à se compter. Castiel s’était limité à un seul et unique verre, il ne raffolait de vin rouge, très amer … Il préférait le sucre ! D’ailleurs, le Guardian avait envie de tagada. A coup sûr, les gamins Parkersbloom avaient tout mangés ! Ces petits monstres vidaient ses placards à sucreries ! Et l’asiatique se retrouvait sans rien. En plus de voir ses placards vides, il retrouvait souvent de sacrés bêtises, comme Neko teint en bleu. Pauvre chien … Son chiot Jack Russel en voyait de toutes les couleurs avec les deux enfants. D’ailleurs, il commençait à se faire tard.  Ha ! Le dessert. Cela annonçait la fin de cette rencontre un peu trop longue à son gout. Surtout qu’il devait jouer les taxis. Vous savez …  Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas. Bah le pigeon qui ne boit pas, c’était lui. Non pas que cela le dérangeait mais il devait rester jusqu’à la fin du diner, il avait sa responsabilité auprès de ses collègues. Bref, son mille-feuille fraises-chocolat se présentait à lui. Ici, il remerciait  les kamis pour donner pareil savoir-faire aux pâtissiers ! La chantilly légère, la douceur du sucre lié à l’acidité subtile de la fraise, sublimé par l’arôme du chocolat ! すぎう !! Pensa-t-il à chaque bouché. Vraiment superbe comme il l’avait pensé plus tôt ! Le passage par la case dessert dura une vingtaine de minutes. Puis l’addition. Et enfin l’équipe d’Edition partit rejoindre le parking. Les quatre éditeurs montèrent dans l’alpha roméo 8c spider du patron, deux à l’arrière et un a côté du conducteur. La voiture rouge sang quitta rapidement le parking pour prendre la route. Suivant un chemin stratégique pour raccompagner chacun sans perdre trop de temps, Castiel conduisait plutôt vide, comme souvent, mais il reste prudent. Il déposa le premier, puis le second avant de partir les quartiers uper pour déposer Lincoln. Et ce dernier engageait la conversation. « Comment avance le manuscrit de Kuran ? » demanda-t-il, curieux. « Assez bien. Il y a des corrections à apporter, notamment sur le héros qui manque de profondeur. Mais il respectera les délais sans souci. » Annonça Okita, très professionnel. L’autre afficha un sourire en coin. « Que pensez-vous de lui ? » Tokugawa ne comprit pas tellement cette question, du moins il ne comprit pas qu’il parle d’un point de vue personnel et non professionnel. « C’est un très bon auteur avec un style très agréable. Dans le cas inverse, il ne serait pas édité par notre maison. ». Lincoln eut un rire amusé devant cette naïveté. Arrivé devant l’immeuble, le collègue salua son chef et quitta le véhicule pour disparaitre dans le hall de l’immeuble. L’Alpha roméo repartit aussi tôt.


***


Quinze minutes après, Castiel refermait la porte de son luxueux appartement. Il retira ses chaussures, ferma la porte d’entrée à clef «  Tadaima … » annonça-t-il dans un murmure, ne s’attendant pas tellement à ce qu’on lui réponde. Seul le chiot était présent devant la porte, remuant la queue, attendant sagement le retour de son maitre. Okita retira son manteau pour l’accrocher et souleva le petit chien pour venir le caresser tout en arrivant vers le salon « T’es encore debout toi ? Et apparemment tu n’es pas le seul … » Le japonais pouvait entendre la télévision, la réplique était : Les ogres sont ..... Comme les oignons ! Ils schlinguent ? oui ...Nan. Ils piquent les yeux? Nan! Ils se font sauter , on les couche sur une pâte brisée et on enfourne la pissaladière ? Naaan ! Ils ont des couches ! Oignon avoir couche ! Ogre avoir couche comme oignon avoir couche. Tous les deux ont des couches et toi t'en tiens une !... La lumière de l’écran était projetée sur le mur. Deux silhouettes se dessinaient dans une ombre. Le Blondinet soupira et arriva derrière le canapé, dans le dos des deux enfants. « C’est une heure pour regarder Shrek ?! A deux heures du matin, les enfants dorment en général. Allez au lit ! » Le Guardian attrapa la télécommande pour éteindre le lecteur blu-ray.





Voila =D ♥♥♥




Spoiler:
 
Bonnie/Clyde Parkersbloom
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Dim 10 Aoû - 22:26

   

   


   
Relax Bro'!

   
AVEC CASTIEL

   

Encore un soir où ils allaient être tous seuls avec le chien pour seule compagnie. Non pas que ça dérangeait les clones plus que ça d’être laissés en autonomes, mais comme tous les enfants de leur âge – quoi que même un peu plus pour certaines choses….- ils demeuraient très éveillés et prompts à être hyperactifs la plupart du temps. Ce qui était présentement le cas. Il leur fallait donc systématiquement un truc pour s’occuper, n’importe quoi, tant que ça puisse valoir leur attention plus de trois secondes d’affilées. Hors, en les connaissant, ce n’était pas vraiment facile de les satisfaire à ce niveau-là. Le problème, c’était que depuis qu’ils avaient été placés sous la garde du dénommé Castiel, ils n’en faisaient qu’à leur tête – ou presque. Non pas qu’ils ne l’appréciaient pas, au contraire, c’était même devenu une sorte de grand frère pour les deux terreurs, mais ils avaient vite fait le tour du lieu de vie de l’autre Guardian et maintenant et ben…. Ils s’étaient lassés, tout simplement. Difficile de faire plus clair dans le texte, probablement.

Du coup, fatalement, il fallait bien qu’ils s’occupent d’une façon ou d’une autre et chez eux, ça se résumait à bouffer l’entièreté de la réserve de sucre de leur « tuteur » attitré – car oui ils avaient ce pêché mignon en commun avec lui, de ce qu’ils en savaient – et de rester jusqu’à pas d’heures devant la télévision. Enfin ça, c’était ce qu’ils faisaient d’ordinaire, mais ce soir, ils avaient envie de se dégourdir un peu les patounes à l’extérieur. Un coup d’œil à l’horloge la plus proche. Minuit trente-deux. Pas vraiment une heure décente pour que deux gamins – habillés en petites filles, de surcroît – aillent se balader dehors mais… tant pis !

Personne n’irait cafter après tout et pour faire preuve de bonne conduite, ils allaient même emmener Neko se promener pendant ce temps ; ainsi ça rendrait un peu service à Castiel et il ne pourrait pas râler qu’ils ne faisaient rien à la maison. En plus c’était faux, ils avaient déjà essayé de passer le balai ou l’aspirateur. Mais bon, quand on a un bras articulé bizarrement sans petites mains au bout, c’est difficile de diriger la poussière correctement.

Bon, c’était vrai aussi que lorsqu’ils avaient voulu changer une ampoule, ils avaient trépané le plafond, presque, avec leurs armes respectives. Mais de base, ça partait vraiment d’un bon sentiment ! Pas besoin d’en faire toute une histoire non plus ! Cette fois, ils ne toucheraient à rien étant à l’intérieur et allaient prendre un bon bol d’air, le chiot derrière eux. Fatalement, comme il aurait fallu s’y attendre, au détour d’une ruelle, tandis qu’ils marchaient de manière absolument… pas discrète, les clones se firent aborder par quatre silhouettes à l’allure tout sauf ayant envie d’avoir confiance.

« Dites les minettes ! »

Bonnie et Clyde se retournèrent d’un seul mouvement.
« T’es qui ? Tu nous veux quoi ? » Dirent-ils, en cœur.
« Vous êtes toutes seules ? »
« Nan, on a Neko avec nous. »
« Allez, suivez nous, on va s’amuser tous ensemble, vous aller voir. »

L’homme eut un rire presque macabre mais laissant les deux pré-ados de marbre. Ils se regardèrent, se prirent la main et, Bonnie posa une question qui tue.

« Dis monsieur, vous êtes des vampires ? »
« Ah ? Oui, pourquoi ? »

Leurs prises sur la main de leur reflet se resserrèrent tandis qu’un sourire flippant et une expression malsaine vint peindre leurs faciès.

« Alors on te souhaite une mauvaise nuit, à toi et aux autres. »

Ce fut les derniers mots que Clyde offrit à ces mécréants. Les clones sautèrent telles des sauterelles et tuèrent les quatre individus venus leurs chercher des noises. Ce fut distrayant pendant cinq minutes mais également rapidement terminé. Ils n’avaient pas opposés beaucoup de résistance ; ce devait être de très faibles suceurs de sang. Mais bon, du coup, ils étaient tout tachés, les deux teignes. Et le chiot pareil, il s’était reçu des éclats de vermeil. Oups, un bain s’imposait et vite. Pour tout le monde.

Plouf, aussitôt dit, aussitôt fait, les voici rentrés chez Castiel et hop là, ils enlevèrent leurs blousons de fillettes avant de plongés dans la baignoire, faisant attention de ne pas trop mouiller leurs armes. Ils rièrent beaucoup en mettant plein de mousse partout. Neko ne sembla pas contrarié puisqu’il courrait après les bulles qui sortaient du bain – il avait été plus facile de laver le toutou en premier. Et maintenant que tout le monde était lavé, ils sortirent du bain, se séchant sommairement – comprendre par là qu’ils mettaient un peu de la flotte partout. Mais bon, pas de leur faute si les cheveux, ça prend beaucoup l’eau, aussi. Non mais.

Les vêtements furent aussi lancés dans la baignoire avec de la lessive et e l’eau très chaude – ils faisaient ce qui leur paraissait être le plus logique, ne sachant pas faire fonctionner une machine à laver, après tout. Là encore, ça partait d’une bonne intention mais… au final c’était plus une connerie qu’autre chose ; même s’ils ne le voyaient pas comme ça, forcément.

Leur « lessive », faite, ils partirent s’installer devant la télé et firent partir un DVD de Shrek ; film d’animation un peu drôle que Castiel possédait dans son panel filmographique. Seulement, à peine commençaient-ils à sentir la fatigue s’emparer d’eux – vu l’heure, heureusement -, qu’un « tadaima » résonna à leurs oreilles, leurs remettant un coup de fouet très apprécié. Ils se sentaient de nouveau en forme. Et forcément… Tokugawa n’était pas vraiment ravi e les voir toujours debout après cette heure-là. Légitime. Mais ils ne comprenaient pas. A l’entende d’une remontrance, Clyde sauta par-dessus le canapé, simplement vêtu – comme son clone – d’un caleçon enfantin encore humide.

« Mais on a pas sommeil ! » fit le plus téméraire des deux. « Et puis t’abord t’avais qu’a pas nous laisser seuls, on s’ennuie et on a plus de bonbons ! »

C’est à ce moment-là que la petite tête de Bonnie surgit par-dessus le canapé.

« Castieeeeeel, quand est-ce que tu nous emmènes à ton travaiiiiiil ? »

Bon, bah ça, c’était fait.

   

   
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En espérant que ce post saura te plaire ;x; ♥
Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Lun 11 Aoû - 12:27
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »


Castiel savait bien que les deux garçons n’étaient pas des anges … Juste des gamins complètements paumés. Il n’avait aucun souci avec cela. Sauf qu’il venait parfois à regretter sa vie en solitaire. Les conneries, la bouffe qui disparaissait, les nuits blanches à rattraper les bêtises des deux jumeaux. Ou même les rares nuits où ils venaient à réclamer dormir avec lui. Oh punaise … Il en voyait de toutes les couleurs. Et ce soir n’était pas une exception. Okita ignorait encore qu’il allait devoir nettoyer la salle de bain avant d’aller se coucher. Encore une nuit courte. La journée de demain serait encore bien lourde et longue. Son auteur devait venir dans la matinée pour les corrections de son nouveau manuscrit, et dans l’après-midi, il avait rendez-vous chez les imprimeurs pour la publication d’un autre roman, tout en venant compter les imprévus … En sommes, il risquait encore de quitter très tard. Cela faisait environs deux ou trois mois qu’il vivait ainsi, mettant quelque peu sa santé en jeu à vivre aussi dangereusement. N’oublions pas les ballades nocturnes à courir après les suceurs de sang. Le Japonais était loin d’avoir une vie saine et posée. Il dormait très peu, ne mangeait souvent pas assez, accumuler le fatigue et le stress. Un jour, il allait venir à l’hosto s’il continuait sur cette voie. Mais pour l’heure, l’Editeur ne s’en préoccupait pas tellement. Vacances ? Non, il ne connaissait pas ce mot. Les seuls moments où il n’allait pas travailler, c’est quand il était cloué au lit avec un  40° de fièvre.

A son retour. Le Blondinet eut dans l’espoir de passer une soirée normale. Il irait prendre une douche rapide avant de filer au lit. Sauf que … Non, cela était bien trop demander. Et il n’était pas tellement content. Il était fatigué, il n’était pas tellement de bonne humeur et en plus, son ventre était douloureux. Plus de gratin dauphinois. Ou du moins, plus dans une aussi grosse quantité.  Bref, Castiel n’était pas de bonne humeur. Mais il n’avait pas tellement envie de crier non plus. Rien que pour laisser une nuit paisible  à ses voisins. L’écran plasma éteint, il s’attendait alors à une bataille de nerf et de résistance. Les deux garçons n’étaient pas du genre à capituler sans lutter. Et … Le plus têtu des deux passa par-dessus le canapé pour faire face à son « tuteur », vêtu d’un simple pyjama. Il disait ne pas avoir sommeil. Clyde venait alors à mettre l’absence de Castiel en cause. Il déclarait qu’il n’avait qu’à pas partir, qu’ils s’ennuyaient et qu’en plus, il n’y avait plus de bonbons. Nani ?... Il était allé faire les courses hier ! Pas possible … Okita dévisageait le petit garçon de sa haute taille, alors qu’il caressait son jack Russel, comme une sorte de détente pour ne contenir ses nerfs.  Et une autre petite tête dépassa de derrière le canapé. Bonnie lui demandait alors quand il comptait emmener les enfants à son travail. L’Editeur le regarda un instant avant de soupirer. « Les enfants n’ont rien à faire dans un bureau. Ils vont à l’école en temps normal. Ils mangent à huit heures, et à neuf heures et demie, ils sont au lit. » Il n’était pas rare de voir le Japonais leur faire la leçon, il leur apprenait des choses, leur acheter des livres. Il était leur tuteur après tout. Mais son travail ainsi que sa nature de Guardian ne lui donnait pas le temps de jouer les sensei. Les jumeaux ne pouvaient pas tellement aller à l’école comme les enfants de leur âge ….

Le jeune homme posa son chien par terre et se défit de sa veste rougeâtre. Il déposa le vêtement sur le dossier du canapé. Son t-shirt noir dévoilait une infime partie des tatouages qu’il portait. Ici, il ne laissait voir que celui sur ses poignets et sur ses biceps. Il n’attendit pas plus longtemps pour partir vers la cuisine, voyant les paquets de bonbons vides sur la table, la moitié du sucre éparpillé sur le plan de travail. Il eut un soupir silencieux alors qu’il ramassait déjà tous les emballages pour les mettre à la poubelle. Se saisissant d’une éponge, il ramassa le sucre « J’espère que votre diner ne se résume pas aux pimousses et fraises tagada … Je vous avais fait des bentos ». Vivre avec Tokugawa imposait un mode de vie très nippon. Même s’il n’avait pas une vie très stable pour « élever » des enfants, il voulait poser une certaine base. Quoiqu’il en soit, il termina le nettoyage express de la cuisine avant de se rendre compte que l’appartement sentait drôlement bon la lessive. Il aurait pu être ravi en se disant qu’ils avaient fait le ménage mais … Les bonnes intentions se finissaient toujours en catastrophe avec ces deux-là. Le Guardian retourna vers le salon, suspicieux. « Vous avez fait quoi durant mon absence ? » demanda-t-il tout en regardant un peu partout pour voir quel était la bêtise de la soirée. Obligé il y en avait une ….







Spoiler:
 
Bonnie/Clyde Parkersbloom
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Mer 13 Aoû - 12:58

   

   


   
Relax Bro'!

   
AVEC CASTIEL

   

Bon, bah voilà. Oups. Ils allaient encore se faire engueuler alors qu’ils n’y étaient pour rien, cette fois, en plus ! Bon… Presque rien, mais c’était déjà mieux qu’à l’accoutumée, non ?! Ici, pas de trou dans le mur, pas de chien teint en bleu ni d’aspirateur éventré avec un sac de poussière qui gerbe tout ce qu’il avait avalé la veille. Franchement, les clones ne voyaient pas ou était le souci. Enfin, Castiel ne les avait pas encore vraiment réprimandé – venant de lui, ils avaient déjà connu bien pire – mais tout de même, ça restait désagréable une telle ambiance alors que venant d’eux, ne pas faire de bêtises était une sorte d’effort surhumain qui leur était demandé – quoi que si on leur posait vraiment la question, ce n’était pas des bêtises mais des choses pour s’occuper, nuance. Une logique bien à eux, en somme.

Mais ça ne changeait rien au fait qu’ils allaient sans doute en entendre parler pendant des lustres et ça, ça ne les ravissait pas d’avance. Alors, ils se mirent à bouder, purement et simplement, en se remettant sur le canapé – rendu humide par endroits à cause de leurs peaux et leurs chevelures dégoulinantes qu’ils n’avaient pas essuyé correctement en sortant de leur « bain ». Ils n’aimaient pas se faire crier dessus ; ça les rendait encore plus teigneux qu’à l’accoutumée. Et les clones étaient de ces gens à qui plus vous hurleriez un ordre et moins ils obéiraient ; juste par esprit de contrariété. Ceci étant dit, ils reconnaissaient au moins que le blond avait fait des efforts pour leur préparé un « repas » avant de partir bosser comme un dératé, comme d’hab’ – et ça non plus, ça ne leur plaisait pas, d’ailleurs, mais ils ne voulaient pas ouvrir ce débat tout de suite, c’était un terrain affreusement miné et le sommeil commençaient à poser ses entraves sur eux. Du coup, lorsqu’Okita évoque le sujet des bentos, les clones se regardèrent un instant, ne sachant que faire.
Puis, Clyde répondit à la plus de son reflet vivant.

« Ouai ouai on les a mangé aussi… »

Menteurs. En effet, par curiosité, ils avaient regardés ce qu’il y avait dedans, mais ça ne les avait pas franchement inspirés, pour être franc – il faut dire que la seule personne ayant réussi à leur faire manger un repas à peu près équilibré avait été Nikita qui, aujourd’hui, n’était plus de ce monde, donc bon… Du coup, c’était Neko qui avait tout mangé – et lui avait eu l’air de s’être régalé vu comment il s’était jeté sur la bouffe. Ainsi, les deux petits monstres s’étaient rabattus sur quelques choses de plus facilement accessible à leur portée ; du sucre. Et ça leur avait parfaitement convenu, comme à l’accoutumée. Ah, ça, on ne pouvait pas dire qu’ils étaient particulièrement exigeants à ce niveau-ci ; tant qu’il y avait du sucre à proximité ou des cochonneries à grignoter, ils n’allaient pas devenir invivables.
Et puis, Castiel posa finalement la question tant redoutée. Là, les clones eurent une réaction très différentes l’un de l’autre. Clyde resta plus sur la défensive.

« Qu’est-ce que ça peut te foutre ?! T’es de la police ?! »

Toujours depuis le canapé, bien sûr. Magnifique langage que voici. Cependant, Bonnie, un peu plus malléable que sa moitié charnelle, prit l’initiative d’aller voir leur tuteur dans la cuisine pour essayer de « discuter » avec lui. Bon, c’était surtout pour s’occuper deux petites minutes l’esprit mais dans les faits, l’intention de base restait louable comme tout.

« On a fait plein de choses ! D’abord on a été dehors pour promener Neko ; t’as vu ? Il est content d’être venu avec nous je pari ! Et puis bah… On a tué des méchants et on est rentrés mais vu qu’on était tout taché on a fait notre lessive dans la baignoire ! C’est bien, pas vrai ?! »

Il se sentait grand, d’un coup, malgré son corps tout maigrelet et son caleçon humide sur les hanches. Son bras articulé était pour le moment rétracté et ne représentait pas la moindre menace mais ça restait impressionnant à voir… surtout les cicatrices de coutures faisant la jonction entre la chaire et le métal.

   

   
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Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Jeu 14 Aoû - 19:52
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »


Castiel n’engueulait personne, il n’avait même pas haussé le ton. Il cherchait à faire passer son idée. A leur faire comprendre quelle était la vie d’enfants normaux. Etait-ce une bonne idée de les traiter de la sorte alors qu’ils n’étaient en rien normaux ? Okita ne savait pas, il craignait d’être maladroit, de faire les choses de travers, de dire quelque chose de travers. Il fallait dire qu’il n’avait pas tellement de tact, en plus d’être d’une franchise déconcertante. Mais … Il voulait leur donner un semblant de normalité, leur faire ressentir ce qu’était une famille. Une famille … Etait-ce vraiment ce que lui voulait ? Le Guardian avait toujours été un solitaire dans l’âme. Et il n’avait plus de famille véritable. Bien sûr, les Tokugawa était une grosse famille très influente dans son pays. Ainsi il n’était pas vraiment sans famille … Du moins presque. Il était un batard issu d’un mariage  avec une Gaijin.  Ce n’était pas tellement bien vu, surtout par un clan de nobles Daimyos. Ainsi, sa plus proche famille n’était plus. Son père était mort entre les crocs de sa mère. Quant à cette dernière … Sa tête avait été tranchée par son propre fils. Depuis qu’il avait tué Blanche, Okita vivait seul. Cela lui allait bien. Jusqu’à aujourd’hui. Dérangé par la présence des deux garçons ? Pas plus que cela au final. Il était juste fatigué par les âneries. C’est vrai quoi. Il travaillait beaucoup, il n’avait pas forcément envie de réparer les gaffes des enfants de retour du boulot. Mais les choses tournaient souvent ainsi. Pour autant, Castiel n’en voulait pas aux twins. Ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient, ce que tout cela pouvait couter au Japonais, sur un plan financier come moral d’ailleurs.

En parlant de moral, le Blondinet semblait content. Il afficha un petit sourire quand Clyde déclara que oui, ils avaient mangés les bentos. Ne se doutant pas une seule seconde du mensonge, Castiel le cru … Cela lui faisait plaisir  de savoir ses efforts payant et appréciés. Appréciés par Neko au final. Quel gâchis …  Dans cette victoire des bentos, Okita voyait un petit changement. Ou plutôt une leçon d’apprise : Il faut se nourrir convenablement et le sucre n’apporte rien. Si ce n’est les carries … Peut-être devrait-il emmener les jumeaux chez un dentiste pour les dégouter du sucre. Oui oui, c’est lui qui disait cela … Ouais bon, il avait un très bon dentiste et une dentition parfaite, ça va …

Puis sa satisfaction s’envola devant le ton agressif du plus virulent des clones. Par « simple » curiosité, il les questionnait sur leur activité du soir. Et Clyde se braqua complètement en lui demandant ce que ça pouvait lui foutre. Tokugawa fronça alors les sourcils, venant à toiser le garçon « Ça m’fou que j’veux être au courant si vous avez foutu la merde d’une quelconque façon pour réparer le tir. Et ça m’fou que tu vas te prendre mon pied au cul à me parler de cette façon. ».  Réponse toute aussi agressive que la sienne. Plusieurs raisons à cela. Le Guardian s’occupait d’eux, ils étaient logés et nourrit – autant dire qu’ils étaient loin de vivre mal avec le salaire de l’éditeur. Il voulait aussi imposer un certain respect, il était le chef ici. Et … Il détestait qu’on lui parle mal, qu’importe l’endroit où la personne. Laissant le plus téméraire dans son coin, Castiel le quitta du regard pour venir ouvrir le frigo et se prend une petite bouteille d’eau. Il l’ouvrit et en bu une gorgée. Quand il fit volte-face, il tomba sur la petite silhouette chétive du deuxième garçon. Il se tenait juste devant lui, tout menu. Cette impression était renforcée par sa presque nudité, il était maigre, pâle et petit. Bonnie annonçait le programme de leur soirée. Promener Neko. Bien ! Il devait être content d’avoir fait un tour dehors. Tuer des buveurs de sang. Bien aussi … Moins de raclure dans la rue. Oui bon, un « frère » normal ne penserait pas une chose pareille, mais n’oublions pas qu’il était aussi Guardian. Puis. « Hein ?... ». On a fait notre lessive dans la baignoire, avait-il dit, tout fier. Okita déglutit un instant. Et de sa grande taille, le Blondinet observait le petit garçon, semblant buger face à cette affirmation. Il l’observait un petit temps avant de tourner les talons pour aller vers la salle de bain. Il tira la porte, ouvrit la lumière et … « Par Kami-sama … ». Le carrelage était une piscine alors que la baignoire était encore pleine d’eau et de lessive, d’ailleurs il y avait une belle couche de mousse dans la grande baignoire. Les serviettes humides trainées par terre, les vêtements trempaient encore dans l’eau.  Le Japonais resta à la porte, partagé entre l’envie de hurler ou celle de se claquer la tête contre le mur.

Le jeune homme posa sa main contre son front, venant à se frotter les yeux, las. « Watashi wa tsukarete iru » souffla-t-il derrière sa main. C’est vrai qu’il était fatigué et qu’il en avait marre. Il fit un pas dans la salle de bain, se retrouvant les chaussettes trempées. Manquant de glisser, il se rattrapa au lavabo. Le japonais retira ses chaussettes pour qu’il balance dans la machine à laver. Il quitta la salle d’eau – elle portait bien son nom. Retournant au salon, il fit le tour du canapé et souleva Clyde sur l’épaule tel un sac à patate. Sans aucun mal, il le porta jusqu’à la salle de bain et le déposa devant la porte, à côté de son frère « Vous allez me nettoyer ce merdier ! Vous vouliez veiller tard, parfait, vous n’irez pas vous coucher tant que ce ne sera pas sèche » . Les bras croisés, le visage fermé et mécontent, il les regardait l’un après l’autre, comme les défiant de répliquer ou de contester.






Spoiler:
 
Bonnie/Clyde Parkersbloom
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Lun 1 Sep - 16:41

   

   


   
Relax Bro'!

   
AVEC CASTIEL

   

Castiel n’était jamais content. C’était la conclusion à laquelle avait bien dû se rendre Bonnie et Clyde peu de temps après avoir été placés chez lui. Quoi que fassent les clones, il râlait constamment. Un vrai petit vieux, en fait. Bon, c’est vrai aussi qu’il était bien plus âgé que les deux terreurs, mais ils n’auraient jamais pensé que la vieillesse pouvait toucher des personnes de ce genre, avant l’heure ! Comme quoi, la vie continuait de les surprendre, même après tout ce temps. Ceci étant dit, ils avaient vraiment voulus bien faire, les pauvres petits. Ce n’était même pas de la mauvaise volonté, ils étaient juste… décalés. Personne ne leur avait jamais appris les bases et Okita ne paraissait pas très enclin à servir d’instructeur à ce niveau ci non plus.

En clair, c’était la poisse, quoi.

Et puis bon, même s’ils ne l’avouaient pas, ces catastrophes, quand bien même elles étaient involontaires – enfin, presque toutes… - leur rendaient bien service quand il s’agissait d’attirer l’attention du métis sur eux. Mine de rien, et quand bien même Clyde de l’avouerait jamais de la vie – plutôt mourir ! -, ils étaient contents, au fond, lorsque leur responsable légal leur gueulait un peu dessus. Ca prouvait qu’ils existaient pour quelqu’un d’autre qu’eux même, en soi. Ils prétendaient toujours le contraire, mais être à deux, tout le temps, à force, c’est lassant.

Non pas qu’ils étaient en train de cesser de s’aimer l’un l’autre, loin de là, mais les clones avaient aussi besoin de stimuli et de nouveautés ans leurs existences, histoire de se justifier d’être en vie, sans doute. On ne le remarquait que très peu, mais ils cogitaient bien plus qu’ils n’y paraissaient. Ce n’était pas parce qu’ils semblaient avoir le mental d’un gosse de six ans à leur deux têtes réunis que c’était forcément le cas en continu. Il leur arrivait aussi de penser, de réfléchir. Sauf qu’ils n’aimaient pas ça, parce que ça leur rappelait de très mauvaises périodes de leur vie commune. Et des douloureuses, aussi.

Du coup, ils faisaient en sorte de se comporter systématiquement comme des gosses pour se divertir et s’enfermer dans une bulle malsaine qui, pourtant, les maintenaient à l’écart d’une folie furieuse qui les guettaient plus qu’on ne pouvait le soupçonner. Au final, ils ne faisaient que jouer au funambule dangereusement perché sur un fil sectionnant deux côtés, l’un bon, l’autre mauvais. A tout instant, ils pouvaient basculer dans l’obscurité, ce qui les effrayait pas mal, même s’ils n’en disaient rien car ils étaient « des grands », selon leurs propres critères. Foutaises.

Certes, ça ne justifiaient en rien leur comportement actuel, mais ils n’arrivaient pas à faire autrement. C’était… inné, chez eux, les conneries. C’est précisément pour cela qu’en fin de compte, ils ne voyaient pas bien ou ils avaient merdés tous les deux. Comment ça se faisait qu’à chaque fois qu’ils essayaient de faire les choses proprement, ça leur retombait dessus ? Ils ne voulaient plus essayer de comprendre. Mais ça les agaçait. Enfin, l’un plus que l’autre.

« T’es saoulant putain, si t’es pas content t’as qu’à nous refilé à la rue, on s’débrouillera très bien sans toi ! »

Clyde s’était énervé tout en dégainant son arme, se débrouillant pour se créer une brèche qu’il ne se fit pas prier pour emprunter, sautant par une fenêtre toute proche et disparaissant dans l’obscurité. Bonnie avait regardé la scène, incrédule. Il était sans doute celui qui, des deux, évoluait de la manière la plus « humaine ». Ou plutôt, celui qui montrait le moins de défauts, en fait.

Tout penaud quant à ce qui venait de se passer, il sentait une boule dans son estomac qui commençait à se former. Il avait peur que Castiel ne se mette encore en colère contre son clone et il n’en avait pas envie. Alors, tout doucement, avec sa seule main rachitique, tremblante et pâle, il vint se saisir de la manche de son tuteur et, sans affronter son regard, essaya de formuler des… excuses.

« T-Tu sais, il faut pas te mettre en colère contre Clyde. Ce…C’est moi qui ait eu l’idée de tout mettre dans la baignoire avec la lessive, il-il m’a juste suivit, c’pas sa faute… »

Il ne savait pas trop comment s’y prendre alors il tentait de reproduire ce qu’il avait vu dans les dessins animés, voilà tout.

« J-Je veux bien tout nettoyer tout seul, mais est-ce qu’on peut aller chercher Clyde avant s’il te plait ? J’ai peur qu’il ne se fasse du mal ! »

Déjà, Bonnie aussi tremblotait comme une feuille. Lorsque Clyde n’était pas avec lui, il se sentait mal, incomplet. Désuni.


   

   
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Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Mar 2 Sep - 22:52
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »


Une chose était sure : Les garçons étaient réfractaires à toute autorité. Ou surtout à la sienne. Et autant dire que cela le saoulait au plus haut point ! Castiel était loin d’être un ange qui prenait soin des autres. Non il était un salaud de Guardian, un putain de sadique qui aimait voir la souffrance des vampires. Mais non ! On venait lui demander de s’occuper de deux mioches complètements paumés qui, en plus, prenaient à mal plaisir à lui mener la vie dure. Alors quoi ?! Quelle était la solution ? Jouer à qui gueuler le plus fort entre Clyde et lui ? User de la force pour le faire plier ? S’en contre-foutre de leur vie et les balancer à la rue ?  C’était tentant parfois oui … Maiiiiis non. Okita découvrait lui-même son cœur dans ce genre de situation. Ce cœur qui le différencier des monstres qu’il tuait. Un cœur qui le rendait humain, capable de compassion et d’amour. Quoique pour la dernière option, c’était moins sur … Masamune. Roooh ta gueule Voix Intérieure. Tu ne sers à rien ! Quoiqu’il en soit, deux forts caractères venaient à s’affronter. Et le résultat de la course était lamentable ! Un gamin vexé, prêt à fuguer, et un tuteur en fureur prêt à cogner contre le premier mur. Le gamin était très franc ! Il lui disait qu’il était saoulant et qu’il pouvait les balancer à la rue, qu’ils seraient mieux sans lui. Ici, Castiel connaissait un conflit intérieur. Deux sentiments opposés étaient en pleine lutte. Sa colère lui demandait de ne pas être vexé. Mais lui-même voulait chasser sa colère. Crotte. Il se disait : Bah fous le dehors, il reviendrait très vite en pleurant. Mais aussi : C’est un petit con de gamin paumé, il ne sait pas ce qu’il dit. Merde alors … Que faire et que croire ?

Fulminant, Okita n’eut le temps de faire quoique ce soit, car déjà Clyde avait dégainé son arme pour se frayer un chemin, il s’éloigna et prit la fuite en sautant par la fenêtre. Furieux, l’Editeur regardait la fenêtre de sa place … Et quelques secondes après, un bruit sourd se fit entendre. Son poing s’écrasa contre le mur de la salle de bain. Sa colère était telle qu’il ne ressentait aucunement la douleur qui gagner sa main, elle aurait pu se briser sous l’impact qu’il n’aurait pas sourcillé. D’ailleurs, le Guardian ne faisait même pas attention au deuxième garçon, toujours à côté de lui. Il réfléchissait juste à la punition de Clyde. Ou à une possibilité plus extrême qui, dans le fond, ne lui plaisait pas non plus : Donner la garde des jumeaux à un autre Guardian plus patient et humain que lui … Mais il songeait à une remontrance ? Donc, il envisageait d’aller le chercher ? A cette heure tardive ? Alors qu’il devait se lever très tôt demain matin ? Qui sait …

C’est alors qu’il sentit une légère pression sur son bras. En baissant les yeux, il vit une main sur son vêtement. Bonnie cherchait à attirer son attention, ce qu’il fit avec brio. C’est avec une certaine colère qu’il regardait le simili du petit con. Le garçon lui demandait de ne pas se mettre en colère. Trop tard. Le petit Guardian passa aux aveux en disant que c’était son idée la lessive. « Qu’importe le fautif, le résultat est le même. » répondit-il un peu trop sèchement peut-être. Bonnie ajoutait qu’il nettoierait tout, tout seul. Mais qu’avant, il fallait aller chercher Clyde, craignant que ce dernier ne se fasse du mal. Un looong soupir se fit entendre cher le blondinet. Pas un soupir désemparé, mais plus un : Calme toi … Et sans répondre, il partit vers la baignoire pour retirer le bouchon. Tandis que l’eau s’évacuait dans les tuyaux, il essora tant bien que mal les vêtements à la main, avant de les mettre dans la machine à laver et lancer le programme. « Va t’habiller, on sort. » Quittant la salle de bain, il reprit sa veste qu’il enfila. Ensuite, il se rendit dans sa chambre pour attraper l’une de ses longues griffes empoisonnées. De retour au salon, il remit ses chaussures, attrapa ses clefs de voiture et attendit Bonnie à la porte. « Neko, tu gardes la maison. »

Sortit de l’appartement, il ferma à clef et embarqua Bonnie dans l’ascenseur, direction le parking. Arrivé devant son alpha roméo, il déverrouilla les portières et fit un signe de tête à Bonnie pour qu’il monte. Maintenant au volant, il vira un sac plastique portant le nom d’une grande enseigne de jouets pour enfants du siège passager, laissant ainsi le siège au clone. Un magasin de jouet ? He oui …. Il y était passé avant le restaurant pour leur acheter un cadeau, cadeau qu’ils ne méritaient pas. Clef dans le contact, il était prêt à partir. Et il n’avait pas dit le moindre mot depuis qu’il lui avait demandé d’aller se vêtir …





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Bonnie/Clyde Parkersbloom
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Mer 3 Sep - 16:15

   

   


   
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AVEC CASTIEL

   

… Boooon ? Apparemment Castiel n’était pas très réceptif à l’air coupable affiché par Bonnie un peu plus tôt. Ce dernier allait devoir, sans doute, trouver une nouvelle technique, une parade suffisamment bien menée pour pouvoir faire baisser la colère de son tuteur légal. Et aussi pour épargné à Clyde des remontrances encore pires que celles qu’ils avaient eu tous les deux jusque-là. Bien qu’il n’aimait pas voir Okita dans un tel état de nerfs, le garçon privilégiait tout de même son clone, dans son plan. Clyde était plus important que n’importe qui, aux yeux de Bonnie et inversement. L’un était l’autre et vice versa.

C’est ainsi que le verdâtre se dépêcha de s’habiller rapidement lorsque le blond lui en donna l’ordre. Bon, son long manteau rose étant pour le moment trempé d’un bout à l’autre, il allait devoir faire sans. Ça ne lui plaisait pas beaucoup parce qu’il n’avait rien pour cacher son arme, rivée à son bras, autrement. Mais comme Clyde s’était sauvé sans l’attendre, il n’avait pas trop le choix non plus. La peur commençait à s’infuser dans son corps, il le sentait bien. Et il n’aimait pas ça, fatalement. Ce genre de chose, il ne le ressentait que lorsque son reflet n’était pas avec lui. Dans d’autres circonstances, il ne ressentait pas à la peur, ce qui était agréable. Il voulait continuer ainsi. Mais pour ça il fallait d’abord mettre la main sur l’autre adolescent surexcité.

Aussitôt dit, aussitôt fait, voici Bonnie vêtu d’un short et d’un T-shirt qui laissait apparent son bras amputé, remplacé par une machine de guerre actuellement rétractée – oui les scientifiques avaient pensés à l’aspect pratique avant de les leurs greffer. Il suivit docilement Castiel jusqu’à la voiture et grimpa dedans, remarquant immédiatement le sac plastique qui avait été bougé pour lui faire de la place.

« C’est quoiiiiii ? »

Mais finalement, il s’en fichait un peu. Il voulait surtout éviter à Clyde de se faire gronder. Alors, tandis que la voiture sortait du parking – les minutes commençaient à devenir longues quand même -, il essaya une autre technique pour apaisé l’esprit du Guardian à côté de lui.

« Tu sais, Clyde il sait pas montrer ce qu’il ressent, c’est pas sa faute, il a essayé une fois et on a eu très mal, parce que ‘Maman’ nous a jeté ensuite. »

Ni l’un ni l’autre n’avaient jamais évoqué le sujet Nikita avec Castiel et ils ne savaient même pas si le blond était au courant de leur histoire, en plus. Il enchaina.

« On aime pas s’attacher parce que ça pique, juste là, sur le cœur. Mais toi on t’aime bien hein ! Enfin, moi je t’aime bien, même si t’as des amis bizarres ! »

L’asphalte défilait sous le bolide et d’un coup, Bonnie sentit un froid s’emparer de lui, sans raison. Un melting pot d’impressions désagréables se déversa en lui, le prenant en grippe après une bonne vingtaine de minutes durant lesquelles il n’avait pas parlé, comme en ‘transe’. Puis, il se força à articuler, bougeant ses lèvres.

« Dis… Castiel…. »

Il regarda ensuite le blond, de grosses larmes épaisses dévalant ses joues encore un peu pouponnes.

« Pourquoi…. Pourquoi j’ai les yeux qui piquent ? »

Parce qu’il était sans doute arrivé quelque chose à Clyde. Mais ça, il ne le savait pas ‘encore’.


   

   
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Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Sam 6 Sep - 12:17
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »


D’un coup d’œil rapide, Castiel vérifia la ceinture de son passager et mit le contact. Le pauvre Blondinet était tellement en stress qu’il n’entendait même pas la question de Bonnie, à proposer du sac plastique. Il fallait dire que ces nerfs étaient mis à rudes épreuves avec ces deux-là. Le Guardian allait faire un infarctus avant l’âge à cette allure ! Marche arrière pour quitter son emplacement de parking et le voilà partit. A vrai dire, il ne savait pas tellement ou se rendre. Il ne connaissait pas les endroits favoris des garçons, ni même leur préférence. En fait, il ne connaissait absolument rien d’eux … Un mal ou un bien ? Il n’aurait su le dire. Peut-être pouvait-il se comporter plus convenablement s’il avait appris leur histoire ? A l’inverse, il aurait pu être odieux et très sévère en entendant leur passé. Kiff-kiff. Hmm …. Non, cela n’aurait rien changé. Pour le Japonais, seuls les actes comptaient, pas le reste. Les garçons n’avaient rien fait de mal à ses yeux, si ce n’est teindre le chien et le faire chier toute la nuit. Ils ne méritaient pas un traitement trop sévère. Bien sûr, en tant que Tuteur il ne pouvait pas  non plus les laisser se la couler douce ! Mais bref ! Pour commencer, Tokugawa fit le tour du quartier, passant par les parcs, faisant le tour des immeubles voisins. Baillant par moment, se frottant les yeux, Okita était plutôt attentif à la route comme aux alentours. Il cherchait des potentiels cadavres de suceurs de sang, ou même des humains effrayés. Un garçon à moitié nu avec un bras bionique, ce n’était pas tellement courant en ville …

Plus le temps passait, et plus sa colère se transformait en impatience et en panique. Castiel qui panique, une première !! C’est qu’il était toujours très sûr de lui d’ordinaire ! Mais curieusement, il se mettait à paniquer. Intérieurement bien sur … Bonnie devait déjà être pas mal secoué, il n’avait pas à porter un fardeau en plus. D’ailleurs, le garçon se mit à parler. Il essayait encore et toujours de défendre son simili, disant que ce n’était pas sa faute s’il ne savait pas montrer ce qu’il ressentait. La seule fois où il avait essayé, leur mère les a jetés juste après. Mère ? Le chaperon rouge fronça les sourcils en tournant le regard vers lui. « Votre maman ? Vous aviez des parents avant de tomber sur des Guardians ? » Oui, il était surprit. Pourquoi ? Vu leur morphologie, il voyait plus les deux enfants sortir d’un tube à essai géant et non pas du ventre d’une femme. Aussi, il était très surpris par cette histoire et par sa finalité. Quant à la suite … L’éditeur eut un soupir. Et ouais … Les relations humaines étaient douloureuses, la vie l’était en elle-même. C’était une vacherie compliquée à combattre. Il savait de quoi il parlait. Et un léger rire suivi son soupir. « Des amis bizarres ? Ma vie entière est bizarre alors bon … ». Puis un nouveau silence durant lequel, il cherchait encore. Il ne devait pas être allé bien loin dans la nuit, dans le froid ! Quoique la colère pouvait être la source de prodigue …

Et une petite vingtaine de minutes passées, jusqu’à ce que Bonnie pose une certaine question … La, le Japonais tourne un œil vers lui, l’observant un instant. « C’est ce qui arrive quand on est triste. C’est naturel, c’est humain. On se plaint des douleurs du cœur, mais c’est lui qui nous différencie des pourris suceurs de sang. » Arrivé au second parc du quartier, il écrasa la pédale de frein tout en tenant Bonnie du bras pour qu’il ne soit pas trop secoué. Il défit sa ceinture et ouvrit la portière «  Reste dans la voiture. ». Il referma la portière en claquant la porte. Aux pas de courses, il partit vers l’entrée du parc, ayant vu un enfant allongé par terre, à plat ventre. Il n’avait vu que sa couleur de cheveux … Et cela lui suffisait amplement pour savoir qu’il était. Retirant sa veste rouge, il se rua vers Clyde et se baissa pour le retourner. Son visage était en sang et de nombreux hématomes marqués sa peau nue et pâle. Sentant la colère le gagner de nouveau, il mit sa veste du garçon, pour lui offrir un peu de chaleur, avant d’observer ses blessures. Pas la moindre trace de morsures …. Des humains l’avaient passé à tabac ? Peu problème, ils auront surement prit peur face à ce bras peu commun. Castiel ramassa Clyde pour le porter et le serrer contre lui. « Stupide gamin … » Et tout en le portant, il retourna à sa voiture pour l’allonger sur les sièges arrières. Jetant un bref regard à Bonnie, il soupira et ferma la porte arrière pour reprendre la place de conducteur. Les mains saisissant le volant, Okita fulminait un peu plus encore. Tain … Putain ! Il cogna un coup contre le volant avant de redémarrer l’alpha roméo, direction l’appartement. En quittant le restaurant, il s’attendait à une autre soirée que celle-ci pour fêter leur première année de vie commune …





Je suis pas tellement fière de moi, j'espere que ca t'ira, désolée keupine Sad




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Bonnie/Clyde Parkersbloom
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Dim 7 Sep - 13:00

   

   


   
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AVEC CASTIEL

   

Ah, enfin Castiel paraissait d’accord pour discuter un peu ! C’avait fait plaisir à Bonnie, dans un sens, qui s’était dit qu’il pourrait peut-être raconter leur histoire au blond avec l’accord de Clyde. Il n’aimait pas faire des choses contre le gré de son clone, ça ne lui paraissait pas ‘naturel’. C’était une logique bien particulière, la leur. Dans l’immédiat, cependant, il y avait ce poison qui liquidait son calme apparent, de minute en minute. Être séparé de Clyde trop longtemps ne lui réussissait apparemment pas du tout. Il se mit à trembler de plus en plus à mesure que son tuteur légal lui expliquait pourquoi ses yeux lui faisaient mal. La tristesse. La douleur. Être humain. Sur le moment, Bonnie n’aimait pas du tout cela. Il devrait probablement en discuter avec son reflet, un peu plus tard.

Il avait peur, peur qu’il arrive quelque chose à Clyde, peur de se retrouver tout seul, peur des ténèbres qui le refroidissait encore et encore. Il ne dit plus un seul mot pour ne pas risquer de déblatérer une ‘bêtise’, une fois de plus. Tout ce qu’il voulait, c’était retrouver Clyde et rentrer à la maison pour dormir. Oui, la ‘maison’, c’était ce qu’était devenu cet appartement qu’ils partageaient à trois. Bonnie avait besoin de repère. Il voulait faire demi-tour et faire comme si cette dispute n’avait jamais eu lieu. Car Bonie n’aimait pas les disputes ou les éclats de voix. Ça lui rappelait trop de mauvais souvenirs.

Toutefois, alors qu’il cogitait tout seul, sans rien demander à personne, il sentit la voiture freiner d’un coup sec et le bras de Castiel le maintenir en place, en plus de la ceinture. Cet évènement le secoua au point de le ramener sur terre, l’espace d’un petit instant. Il n’eut rien le temps d’ajouter que, déjà, le Guardian plus âgé sortait du véhicule en lui disant de ne pas en bouger. Vu l’état de nerf dans lequel se trouvait Bonnie, il n’irait pas s’amuser à désobéir. Alors le temps passa, encore et encore, comme pour le narguer.

Mais lorsqu’il vit la silhouette de son tuteur revenir avec une entité bien connue dans les bras, il commença vraiment à paniquer pour de vrai. Sa gorge tremblait et tout son corps paraissait plus froid que la glace, maintenant. L’angoisse venait de poser son nid dans les entrailles du garçon. Aussi, lorsque Clyde fut déposé sur la banquette arrière, blessé, Bonnie gesticula comme une anguille, de façon à se défaire de la ceinture sans l’enlever lui-même et vint se placer juste à côté de son clone, qui respirait faiblement.

« Que… Qui ? Quoi ? »

Ses yeux étaient entièrement rivés sur Clyde. Bonnie le prit dans ses bras, sursautant à la froideur extrême qu’il pouvait sentir venant du derme de son plus-que-jumeau. Sa gorge était serrée mais il essayait de faire face, malgré la crainte diffuse dans ses veines.

« Clyde, va s’en sortir, pas vrai ? Bonnie ne veut pas que Clyde meurt. Bonnie ne veut pas rester tout seul. »

Et il se remit à pleurer, parlant à la troisième personne, comme d’habitude lorsqu’il était très joyeux ou empreint de panique. Pauvre gosse.

   

   
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Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Ven 12 Sep - 12:19
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »


Le volant prenait les coups à la place du salaud qui avait fait ça.  Encore l’œuvre d’un suceur de sang ça ! Okita en était quasiment sur. Ils étaient les seuls à être aussi lâches pour s’attaquer à un enfant, aussi étrange soit-il. Mais bizarrement, Clyde n’avait pas été mordu par son attaquant. Peut-être cherchait-il juste à s’amuser et non à se nourrir. Qu’importe, son acte odieux allait lui couter la vie … Castiel se le promettait en silence. Tant bien que mal, il essayait de réprimer, non …. Dissimuler sa colère, Bonnie n’avait pas besoin de ça. Le pauvre, il était suffisamment perturbé comme cela, il n’avait pas besoin de subir la colère de son tuteur. A peine vu-t-il son clone qu’il se mit à gigoter dans tous les sens pour sortir de sa ceinture, puis il passa sur la banquette arrière pour retourner auprès de son simili. Bien qu’il fût libéré de la ceinture,  le japonais déclencha le mécanisme de la ceinture pour la défaire et la laisser se rembobiner. Quelque part, l’Editeur se sentait couple de tout cela, d’avoir été si soupe au lait. Enfin, il fallait le comprendre aussi. Mais cela était trop demander aux deux jumeaux, il ne le savait que trop bien. Plus il y songeait, et plus il se disait qu’il n’était vraiment pas le mieux placé pour s’occuper d’enfants. Yare yare … Toujours la même rengaine.  Une rengaine à laquelle il ne trouvait aucune solution, du moins solution qui lui soit agréable.

Le pied sur l’accélérateur, le Blondinet reprenait la route, direction le building. Et pendant ce temps, à l’arrière, Bonnie était en panique, serrant son reflet dans ses bras. C’est via son rétroviseur que Tokugawa observait la scène. Voilà ce qu’est d’être humain, pensait-il en voyant la détresse du jeune garçon. Dans sa panique, le jeune Guardian parlait d’une drôle de façon … Un peu comme le faisait le héros d’une romancière anglaise nommée Agatha Christie. Drôle de rapprochement mais au final, pourquoi pas ? L’enfant interrogeait l’adulte sur les chances de survie de Clyde, ajoutant qu’il ne voulait pas se retrouver seul après la mort de son jumeau. Et un sanglot éclata de nouveau. Aussitôt, Okita répliqua « Ce ne sont pas des blessures mortelles, juste des bleus. » Des hématomes qui violaçaient sa peau, mais encore une fois, rien de mortel.

Très vite, la voiture arrivait au parking. En un créneau, le japonais se gara. Il coupa le contact et sortit de la voiture. Retournant à l’arrière, il attrapa Bonnie par le bras pour le faire descendre. Une fois sortie, il reprit Clyde et le porta comme une princesse, tout en prenant soin de l’enfermer dans sa veste rougeâtre. D’une main, l’Editeur attrapa le sac plastique et  sortit de la voiture. D’un coup de hanche, la portière se referma. Un petit clic sur le bouton et le véhicule se verrouilla.  Sans plus attendre, le jeune homme partit dans le hall de l’immeuble et martela le bouton de l’ascenseur, toujours trop lent à son gout. Par moment, il jetait un coup d’œil à l’autre enfant, puis il soupira un instant. Et dire que demain il allait devoir aller travailler tôt, en ayant si peu dormi. Même, il pensait bien qu’il n’arrivera pas à fermer l’œil. Vacances …. Ou es-tu ?! Ascenseur arrivé, il entra dedans et commencer à se dire que ce silence était insupportable.  Et pourtant, il ne savait pas quoi dire, Castiel était très maladroit et n’avait pas vraiment de tact … « En rentrant … Tu te mettras au lit, j’m’occuperai du nettoyage … » Son appartement devait être dans un bel état avec la piscine-olympique-salle-de-bain et le chien qui avait dû marcher dans et en mettre partout. Las et fatigue, Tokugawa s’adossa a une paroi de l’ascenseur, ferma les yeux et soupira doucement. « J’aurais voulu passer cette journée sans le moindre souci … Aujourd’hui, ça fait un an que vous vivez chez moi. C’est stupide de penser à cet anniversaire, mais j’aurais pensé que cette stabilité était importante pour vous, j’ai dû me tromper. »







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Bonnie/Clyde Parkersbloom
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Ven 3 Oct - 7:56

   

   


   
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Les émotions contraires s’entrechoquaient au sein du petit espace intérieur du véhicule qui fonçait à tout azimut en direction de l’appartement que les clones partageaient avec Castiel. D’un côté, il y avait la colère de l’adulte, de l’autre l’angoisse de Bonnie. Toutes ces choses incompatibles qui faisaient que, justement, le calme ne pouvait pas être retrouvé de sitôt. En dépit de tout ceci, le plus ‘aimable’ des deux verdâtres parvint à se calmer quelque peu lorsque son tuteur lui dit que Clyde n’avait pas subi de blessures mortelles. Bon, il aurait juste des bleus. Ca ne plaisait pas le moins du monde à Bonnie, qui sentait des envies de meurtres palpiter jusque dans ses yeux – son bras bionique émettait quelques cliquetis incontrôlés, d’ailleurs – mais c’était toujours une bonne chose d’apprise.

Parvenue jusqu’au parking, la voiture se gara et le petit Bonnie suivit docilement Castiel qui portait Clyde, enveloppé dans son manteau rouge, comme s’il était une petite princesse fragile. La comparaison n’aurait très certainement pas plu au concerné mais peu importait. Cependant, les mots du blond à l’intention du seul des deux clones apparemment en état le firent frissonner. Il s’arrêta un instant, son cerveau carbura à mille à l’heure. Oh, ça faisait… mal, cette déclaration. Enfin non, pas mal. Enfin, si, un peu. Bonnie ne savait plus, en fait. Son cœur le piquait quelque peu. Il commençait à sentir le venin de la culpabilité le ronger.
Il réalisait l’étendue de sa bêtise pour la première fois depuis un long moment maintenant.

Nouveau frisson. Il dut se faire violence pour détacher son regard de Clyde, mais il le savait entre de bonnes mains, alors, très discrètement, il partit prendre plusieurs serviettes et entreprit de terminer rapidement d’essuyer ce qu’il restait dans la salle de bain, en fermant bien la porte pour ne pas faire de bruit et ne pas éveiller l’attention de Castiel sur le fait qu’il avait encore désobéit – mais pour la bonne cause, cette fois. Le rangement n’était pas facile, surtout avec une main, mais bon, il faisait de son mieux. A la limite, il commençait même à apprécier de tout remettre en ordre, ça avait un côté drôle, comme s’il fallait se souvenir d’où était chaque objet pour bien le remettre à sa place. C’était finalement plus drôle qu’il ne l’aurait jamais pensé ! Dommage qu’il ait fallut en arriver là pour qu’il ne le réalise.

Pendant ce temps, Clyde, qui avait un peu émergé lui aussi, attrapa l’un des pans de vêtements de Castiel, cherchant aussi un peu Bonnie du regard. Il s’était réveillé pendant le trajet en voiture et avait entendu le discours de son tuteur, qui lui avait fait tout aussi mal. Sauf que chez lui ,la culpabilité s’exprimait par une spontanéité qu’on ne lui connaissait que trop bien… même si c’était d’une manière un peu inédite.

« Nii-san… »

L’un des très rares mots de japonais qu’il connaissait. Ses yeux, tremblotant – même s’il ne l’avouerait jamais, fierté masculine oblige.

« J’suis désolé. J’m’excuse. »

Puis il détourna la tête, reniflant malgré tout.

« Va pas bosser demain. Reste. On ira à ta place avec Bonnie. »

Il n’avait pas conscience de l’idiotie de ses mots. Il voulait simplement bien faire et que Castiel comprenne qu’il avait apprécié ces attentions. Mais bon, c’était quand même pas drôle de s’excuser.


   

   
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Pardon si j'ai pris trop de libertés, n'hésites pas à me le dire! T_T
Castiel O. Tokugawa
GuardianGuardian
(#MessageSujet: Re: Les ogres sont comme les oignons { Bonnie&Clyde   Sam 11 Oct - 18:54
Bonnie-Clyde & Castiel

« Les ogres sont comme les oignons  »


Dès la sortie d’ascenseur, Castiel se fit silencieux. Il portait l’enfant sans la moindre peine alors qu’il gardait un œil discret sur le second. Quel « frère » improvisé qu’il faisait quand même … Laisser un gosse à moitié nu s’évader en pleine nuit, à coup sur les services sociaux viendraient lui mettent les points sur les I si une telle chose venait à se savoir. Quant aux autres Guardians. Surement s’en fichaient-ils. Après tout, ils avaient limite balancés les deux gamins dans les bras du « plus jeune » d’entre eux. Sans rien ajouter, le Blondinet ouvrit la porte de son appartement en silence et s’y engouffra avec l’Eveillé avant de refermer derrière lui. Comme attendu, il voyait déjà sur le sol les traces de pattes de Neko. Pensez-vous, il s’était fait plaisir dans la piscine qu’était la salle de bain. Ce chien avait toujours adoré l’eau. Il n’avait plus qu’à prier pour que les canapés soient épargnés par la saleté. Après s’être déchaussé, le Guardian entra dans le salon. Il lorgna rapidement la porte de la salle de bain entrouverte, il pouvait même sentir l’odeur de la lessive. Las, Okita continua sa route vers la chambre des deux garçons. Il ouvrit la poignet du coude et poussa la porte avec l’épaule pour entrer. Dans la pièce – sans constaté le désordre – il posa l’enfant sur le lit, tout en laissant le sac plastique par terre. Les jumeaux avaient un lit chacun mais le Guardian était prêt à parier qu’ils dormaient ensembles une fois la porte close.

Quoiqu’il en soit, il l’allongea sur le lit et l’abandonna un instant. Le Japonais attrapa un pyjama dans l’armoire. D’ailleurs, la moitié des vêtements étaient destinés aux filles. Les deux garçons semblaient aimés ce genre de tenues. A vrai dire, Castiel ne comprenait pas du tout d’où leur venait cette tendance à se travestir. Mais bon …. Il ne disait rien et sortait juste la carte bleue quand il fallait payer, pour le reste, il n’avait pas tellement son mot à dire. Les pauvres gamins devaient avoir connus assez la misère comme ça, il n’allait pas les faire chier pour une histoire de fringue. Mais bref, armé d’un pyjama, le tuteur reprit la route du lit et s’installa sur le rebord. Tout en maniant l’enfant avec une certaine délicatesse, qu’on ne lui connaissait pas, il habillait Clyde. Castiel essayait d’être doux pour ne pas le réveiller, tous avaient eu bien trop d’émotion fortes pour la journée, une bonne nuit de sommeil leurs feraient du bien. Enfin nuit … Pour l’Editeur, c’était une autre histoire ! La nuit était déjà très entamé et demain, il irait travailler, comme d’hab quoi. Pas de repos pour les braves, ce n’est pas ce que l’on disait.  Après l’avoir habillé, le Blondinet venait de rabattre la couverture sur l’enfant, prêt à le laisser dormir. Sauf que  Clyde ne semblait pas d’accord avec ce plan. Il venait à appeler son frère. Après tout : Nii-san. D’ailleurs, il était où le deuxième ? L’Adulte l’observait du coin de l’œil tout en se levant. Il attrapa le sac plastique pour en sortir une, puis deux peluches. Toutes les deux représentaient le même personnage mais avec un costume diffèrent. Le premier fut déposé à coté de Clyde et le deuxième sur le lit de Bonnie, toujours aux abonnés absents.

Et le verdâtre s’excusait. Whoua … Castiel haussa les sourcils en le regardant, surprit. Il soupira aussi et s’installa au bord du lit. Et quand il lui demandait de rester demain, qu’ils auraient travaillés à sa place, le Guardian se mit à sourire. Il lui donna un petit coup sur le front. « Les enfants ne travaillent pas baka …. Puis t’inquiète pas … Ce n’est rien. Faut dormir maintenant. J’te ramène Bonnie et j’veux plus rien entendre. » L’Editeur réprima un bâillement et se leva. Il quitta la pièce sans faire trop de bruit et retourna au salon pour aller chercher le second. Bon il était où ? Devant la télé ? Non personne. Dans la cuisine ? Non plus. Un cache-cache ? Tch … Il n’était vraiment pas d’humeur.  Bon tant pis. Il avait encore à faire. C’est ainsi sur cette « bonne volonté » qu’il retourna à la salle de bain. Quand il ouvrit la porte, le sol avait été épongé et la machine à laver venait de terminer son cycle. Au lieu de la pièce, le second verdâtre. Okita était plutôt surprit, il le fixait sans rien dire. Puis il soupira, mais il n’était pas fâché. Au contraire, il trouvait l’attention plutôt touchante. Entrant dans la pièce, il posa sa main sur sa tête, un geste plutôt amical, presque fraternel « C’est gentil d’avoir nettoyé merci. Va mettre ton pyjama et file au lit, il est très tard. »






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