FORUM FERMÉ.

Partagez | 

La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina

Invité
Invité
(#MessageSujet: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 1:02

Salem avait incroyablement bien dormi. Peut être était-ce l’air de la ville qui était différent ici, dans l’appartement de son collègue, ou peut être était-ce grâce à la bouteille de Whisky qui trônait sur la table de chevet, purgée de son contenu. Reposé, il l’était … Le souci fut qu’un autre mal connu sous le nom de « gueule de bois » était en train de le prendre. Tout bien réfléchi, il aurait du se contenter d’un simple shot au lieu de s’enfiler la bouteille entière pour noyer son désespoir. Toujours allongé dans le lit, il constata que le crépuscule était déjà au rendez-vous, tout comme un bras qui s’étalait de toute sa longueur sur le torse du vampire.

Bien qu’il n’y ait aucun sentiment amoureux entre Salem et Damian, dix ans de service à la milice les avaient irrémédiablement rapprochés. Même si l’incident survenu une décennie auparavant aurait du changer la donne, il n’en fut rien … Plutôt l’inverse d’ailleurs. Salem avait reçu un soutien sans faille de la part de son collègue et ami, et parfois il soupçonnait encore l’homme d’avoir eu quelques idées derrière une telle fraternité. Mais bon, cela n’avait jamais dérangé le vampire, qui – il faut l’avouer – avait plus d’une fois troqué une soirée à boire contre une nuit de plaisirs avec la première personne à portée. Et trop souvent, c’était tombé sur son célibataire endurci d’ami qui n’y avait vu aucun inconvénient.

Doucement, il décala le bras de l’homme pour pouvoir se libérer de son emprise. Lorsque ce dernier lâcha un petit grognement en tentant de garder Salem à portée, l’immortel le gratifia d’un doux baiser dans le cou, qui eût son petit effet et calma instantanément l’inspecteur encore dans les vapes. Quelques minutes plus tard, l’humain se réveilla, se leva et se rendit dans la cuisine pour tomber sur son ami déjà habillé en train de s’enfiler une tasse de café frais. « ‘Soir … » Salem lui tendit une tasse, que l’autre ne refusa point. Comme gêné par quelque chose, l’un se toucha le cou tandis que l’autre esquissa un sourire, feintant de boire pour ne pas se trahir « Tu m’as … » Embrassé ? « Il ne s’est rien passé, tu as seulement eu la bonne idée de t’étaler dans le lit, et j’ai du trouver un moyen de te calmer lorsque tu as voulu me retenir ! » - « Oh … » - « Serais-tu en train de rougir ? » Damian soupira. Salem plaisantait rarement, mais lorsqu’il le taquinait, ça finissait toujours d’une drôle de façon ! Aussi, il préféra ne pas rentrer dans son jeu et se contenta de boire son café sans faire d’autre commentaire sur ses gestes déplacés dans son sommeil.

Lorsque Salem prit sa veste, l’autre paru assez surpris et l’interpella « Tu pars déjà ? » - « Les clients sont rois ! » En ce moment, la chance souriait à l’immortel, qui avait un carnet d’adresse plein à ras bord. Il n’aurait pu en dire de même sept ou huit ans auparavant. « Attends, je … » Salem soupira. Alors c’était pour ça qu’il s’était montré si attentionné la veille ? Ce genre de tentatives plaintives, le vampire ne les connaissait que trop bien. Aussi, il le coupa avant que l’autre ne s’enfonce encore plus dans des élans de pitié qui ne feraient qu’énerver l’immortel qui avait déjà bien assez mal au crâne. « Qu’est-ce que tu veux vraiment ? Pour que tu en viennes à me tripoter dans le lit et me chauffer comme une pucelle par tes gestes innocents, ça doit être assez important. » - « Ce n’est pas pour ça que … » - « J’te taquine, mais n’essaie pas de jouer au plus malin avec moi, contente toi d’aller droit au but, et la prochaine fois demande simplement avant de vouloir me sauter en retour. »

Damian dégluti, ne parvenant toujours pas à définir quand Salem était sérieux. « J’ai un service à te demander. » Salem soupira, encore « Je sais, tu as du travail, mais pour le coup ça requiert de la finesse et … » L’immortel éclata de rire « De la finesse, moi ? » - « Pas au sens où tu l’entends. On a eu une plainte, le client jaloux qui ne supporte sûrement pas que son vampire aille mordre quelqu’un d’autre. » - « Le jour où ils comprendront qu’ils n’ont aucune propriété sur ceux qui les considèrent uniquement comme de la bouffe, ils tomberont de haut … » - « Je te l’accorde. Mais entre temps, il a déposé une plainte parfaitement officielle en représailles et … » - « Quoi ? Crache le morceau ! » - « C’est le troisième en un mois. » - « Et ton suspect, c’est quel genre ? A ramasser les petites filles à la sortie de l’école ou les plus vieilles devant les boites de nuit ? » - « Du genre déesse grecque qui est recensée comme hybride, supposée croqueuse d’hommes et qui n’aime pas la milice. » - « Ah. »

Tout de suite, ça changeait la donne … Et pas qu’un peu ! Salem n’avait jamais compris l’animosité à l’égard des hybrides, peut être parce qu’il n’avait jamais eu l’occasion de discuter avec eux, mis à part quelques insultes avant qu’il ne pleuve des balles et que les corps tombent. Il n’avait rien contre eux, mais il s’en méfiait comme un humain redoute la peste ou le choléra. Si celle-ci faisait des ravages chez la gente masculine et les jetait comme des vieilles chaussettes, cela expliquait beaucoup de choses. « Dans tous les cas, il faut l’observer, si possible la prendre en filature et la jouer fine car au premier badge ou flingue je suis sûr qu’elle prendra la poudre d’escampette. » Salem soupira, encore une fois, et son ami s’en inquiéta « Tu peux le faire ? » - « Ouais … » Le vampire se leva et s’approcha dangereusement de l’humain « Mais là il va me falloir autre chose qu’une reconnaissance de dettes pour que j’accepte de t’aider. » Un sourire indéfinissable et sûrement effrayant s’était dessiné sur le visage de l’immortel, tandis que ses yeux reflétaient un appétit sans fin, le genre de comportement quasiment insatiable que seul un peu de bon temps pourrait combler. Damian ne se fit même pas prier.

~¤~

« C’est là. Tu veux que je t’accompagne ? » - « Deviendrais-tu possessif ? » L’humain s’ébroua et feinta un chat dans la gorge pour éluder la question. Salem se surprit à en rire un peu et conclut « On ne va pas risquer de la faire fuir. Va faire ta ronde, je te contacte dès que j’ai assez d’informations. » avant de sortir de la voiture. Une fois son coéquipier hors de vue, Salem jura dans sa barbe inexistante et entra dans le bar.

[ HRP : Bon, 90% du post sont parfaitement inutiles, donc si jamais je n'ai pas tendu assez de perches ou que tu n'as pas d'idées, n'hésite pas à me MP, j'arrangerai ça ^^
PS : pour voir la tronche de Damian, c'est dans l'agenda *w* ]
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 14:34

La musique adoucit les mœurs


Tu es drôlement pale ma biche, un peu de sang te ferait du bien. Pouvait entendre l’hybride, une voix qu’elle seule pouvait supporter. Celle de ce vampire qui vivait en elle, qui sévissait en prenant possession de ses traits. « Peux-tu te taire ? Je n’arrive pas à me concentrer. » Répondit-elle à haute voix. Surement passait-elle pour une folle en public. Heureusement, la demoiselle était seule dans l’arrière salle de l’Underground. Cherchant en vain à se concentrer sur sa lecture, elle ne parvenait à rien avec l’intervention de cette autre elle. Comme si t’avait besoin de réviser pour savoir jouer. T’es nunuche ou quoi ?! Passablement agacée, la jeune femme gonfla les joues un instant tout en gardant le silence. Sa prise se faisait alors plus insistante sur ses feuilles, venant à les froisser légèrement. Tu boudes ? « Non je me concentre, je n’ai pas ton assurance. » La voix se mit à rire, tout en ajoutant : ça c’est clair ! Si c’était le cas, tu aurais douze amants, six toutous et un tas de femmes mariées à tes trousses. « Haha, très drôle. » déclara l’Athénienne avec ironie et cynisme.

Ignorant maintenant les interventions du Parasite, Akylina jeta un regard curieux vers sa montre. Elle avait encore une dizaine de minute pour elle. Posant les feuilles sur le petit bureau, l’Albinos se leva de sa chaise haute et s’étira doucement, ces simples gestes lui faisaient un bien fou. La posture assise et son manque de sommeil semblaient sclérosés ses membres, les rendant douloureux et lourds. Jouer et chanter avec des membres fatigués n’étaient pas terrible. Elle ne ferait qu’une mauvaise performance en plus d’épuiser d’avantage son organe vocal. Mais elle n’avait pas vraiment du souci à se faire … On pouvait aisément qualifier la demoiselle de virtuose, de génie musical. En effet, il ne lui avait fallu que quelques années pour savoir maitriser son violon, pareillement pour le clavier de son piano. Quant à la guitare, cela avait été un jeu d’enfance ! Ainsi, elle n’avait pas vraiment de quoi s’inquiéter quant à sa performance de musicienne. Rassurée, la jeune femme se sentait prête ! Elle termina sa tasse de thé avant de la reposer à côté des partitions. Enfin, elle se planta devant le miroir pour s’observer un dernier instant. La pâleur de sa peau, la clarté de ses yeux azurés, un visage très fin et doux à regarder. Tu n’as rien à envier à Aphrodite lui avait dit Ares un jour … Peut-être n’avait-il pas tort au final. La jeune femme rajusta sa coiffure en déposant sa longue tresse argentée sur son épaule. Ensuite, la Grecque tapota un peu son haut pour lui redonner un peu de forme. Elle remit correctement les voilages rougeâtres de son vêtement, cachant d’avantage un décolleté élégant, sans être vulgaire. Son haut caché joliment sa poitrine tout en dévoilant un partie de ses flancs. Les manches étaient légèrement bouffantes. Comme souvent, son pantalon était en cuir noir, épousant parfaitement la forme de ses jambes, de ses hanches et de son derrière. Avec cela, une paire d’escarpins aussi rouge de son haut. Cela étrange, aussi timide soit-elle, elle savait s’affirmer par ses tenues on ne peut plus féminine. De ce côté-là, elle s’accordait pas mal avec son autre elle séductrice et conquérante. Nous sommes super sexy ce soir ! J’vais pouvoir trouver d’autres pigeons ! Commenta l’autre. « Surement pas. Tu vas te tenir tranquille ! Tu as déjà fait assez de mal comme ça …» T’es pas drôle. Finit-elle par dire la voix, l’air boudeuse.

Tiens c’était l’heure ! La virtuose lunaire tourna le dos à son reflet pour traverser la pièce et attrapa son étui à violon. Elle l’ouvrit avec grand soin, en sortit l’instrument ainsi que son archet et quitta la pièce. Il y avait déjà quelques clients au comptoir et aux tables. La jeune femme se sentit timide en voyant ce simple monde. Se rappelant des morceaux en liste, elle prit place sur la petite estrade. Dessus se trouvait un piano, un banc pour jouer et une chaise haute avec un micro. Annonçant sa présence pour le claquement de ses talons sur le sol, elle prit place sur la chaise haute, elle croisa les jambes en portant un bref regard à l’auditoire. Elle ne reconnaissait personne parmi les visages présents. Ceci étant dit, ce n’était pas un mal. Cependant, le regard bleuté de l’Hybride s’attendra un instant sur un client précis. Mal à l’aise, elle détourna vite le regard pour observer son instrument. Elle cala son violon au creux de sa nuque, ses doigts se posaient sur le manche alors que l’archet commençait à effleurer doucement les cordes, laissant entendre un son grave, doux mais régulier. Les notes s’éveillaient timidement, changeant aux caprices de ses doigts. Elles mourraient avec lenteur, suivant le rythme, alors que les cordes vibraient sous les doigts agiles de la musicienne. L’air joué s’entamait, laissant s’étendre une ambiance mystique, enchanteresse. Cette mélodie était symbolique pour la Joueuse. Une symphonie qu’elle imaginait comme l’avant d’une bataille. Aux premières notes, elle voyait les visages fermés mais craintifs des guerriers … Elle les voyait marcher vers le champ de bataille glaives et fléaux à la main. Quand le rythme se faisait plus vivant, plus prenant et puissant … Sous ses yeux les épées s’entrechoquaient, la lutte pour la survie commençait. Elle apercevait le sang mais aussi l’espoir. Malgré sa peur pour ce flux vermeil, Akylina tenait toujours son archet comme le combattant tenait son glaive, digne, fière, continuant la bataille jusqu’à la victoire …

Et elle était dans son monde, oubliant clients, discussions et commentaires sur sa musique. L’harmonie du son chassait sa timidité pour un temps … Faisant également taire cette femme sombre qui vivait en elle ...





[HRP : J'ai beaucoup aimé ton post ! Je m'excuse pour le mien, je suis partie en free-style complet xD]
Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 16:21
A peine entré, Salem ne regretta pas son juron précédent. Par tous les dieux, pourquoi Damian l’avait envoyé dans un endroit pareil ? Bien qu’il ne se soucie que trop rarement de son image, l’immortel avait l’impression d’être un plouc en trench, ou un bloc de glace qui fait tâche en plein milieu de l’assemblée. Cherchant une place où être à peu près tranquille, il trouva vite un tabouret libre au bar et s’y installa. « Un whisky, sans glace. » Il y avait deux moyens efficaces de lutter contre la gueule de bois : les remèdes de grand-mère que la sienne ne lui aurait jamais refilé, ni sa propre mère pour guérir les maux alcoolisés de sa fille qu’il n’aurait de toutes façons sûrement jamais l’occasion de voir boire un coup en sa compagnie et … Merde, ça venait de lui foutre un coup au moral cette pensée. Aussi, il avala cul sec son verre et demanda « Un double » en alignant un billet qui ferait office de pourboire et de bâillon pour le barman.

Où est-ce qu’il en était ? Ah oui, les remèdes … Il regarda quelques secondes son verre avant de s’en saisir, un petit sourire au coin des lèvres. Guérir le mal par le mal, c’était ça la clé ! Même s’il faudrait inéluctablement en revenir au remède d’une autre grand-mère pour effacer complètement toute trace du passage de l’alcool. Dans le pire des cas, il connaissait quelques humains qui ne diraient pas non à une petite morsure en plus de tout ce que Salem avait à leur offrir, et qui le revigorerait assez pour se sentir réellement sobre et en bonne santé. Sa dissertation solitaire se termina lorsqu’une jeune femme apparu sur le devant de la scène, applaudie avec entrain par quelques personnes. Intrigué, ses yeux se posèrent sur elle et il fit rapidement le lien avec sa cible. Sérieusement, c’était ça la croqueuse d’hommes qui les rendait dingues ? Certes, sa simple vue était fort agréable à l’œil, mais elle ne paraissait pas non plus du genre à chauffer n’importe qui, n’importe comment, n’importe quand et pour n’importe quelle raison. Ca faisait quand même beaucoup de contraintes là, aussi il préféra laisser le temps en juger, puisqu’après tout il avait toute la soirée pour se faire un avis sur la demoiselle. Il était prêt à tout voir, tout entendre, paré à l’applaudir ou la choper au vol si elle tentait de fuir … Et puis elle se mit à jouer.

En un instant, le monde entier s’arrêta de tourner et le temps lui-même ferma son caquet pour revenir en arrière, vingt-et-un ans, trois mois, six jours et sept heures plus tôt pour être précis. A peu de choses près le jour où il avait rencontré celle qui deviendrait, quelques mois plus tard, son épouse. Bien qu’elle ne se fût jamais considérée comme une virtuose, elle avait un sacré niveau au violon, et Salem se souvenait encore de l’avoir accompagnée au piano, après lui avoir presque forcé la main tellement il avait eu envie de partager un moment avec elle. Le coup de foudre, sur un morceau de musique où leurs talents communs avaient été … Fusionnels. L’immortel était parti loin dans ses souvenirs, très loin même, puisque ce genre de pensées heureuses ne lui avait pas traversé l’esprit depuis … Depuis qu’il l’avait tuée. Dur retour à la réalité, mais pas aussi insupportable que son voisin de bar qui discutait avec un autre. Des propos peu audibles, mais bien démagogues, misogynes et surtout d’une jalousie à toute épreuve. N’appréciant guère que l’on critique dans le dos un talent qui ne méritait pas ce genre de commentaires, Salem se décala un peu, les yeux toujours rivés sur la demoiselle.

Un bras se tendit et vint se poser sur le haut de l’épaule, ou le bas de la nuque de l’homme, la peau froide du vampire contre la surface échaudée à l’alcool de l’humain. Surpris, ce dernier tenta de s’écarter mais ne pu faire un seul mouvement, comme si le contact le gardait paralysé. D’une voix assurée, lente, le ton froid et mesuré, le spectateur lâcha, d’une façon aussi discrète que l’arme – que son corps était – se trouvait posée sur sa cible, prête à l’annihiler en une fraction de seconde. « Je contrôle actuellement tes moindres faits et gestes, la seule chose que je t’autorise encore à faire, c’est contracter tes muscles pour respirer convenablement. Si je le désire, je peux augmenter mon contrôle sur toi, et deux alternatives s’offrent alors à moi. Soit la pression est telle que je t’arrache la tête en un geste, soit je fais se déchirer ta peau sous mes doigts et j’accède à une artère. Si ma main vient à entrer en contact avec ton sang, alors je serai en mesure de contrôler tout ce qui coule dans tes veines. Imagine un instant que je fasse tourner le circuit à l’envers … Combien de temps ton cœur et ton cerveau le supporteraient ? » D’une pensée, Salem fit s’étirer dangereusement la peau sous la pulpe de ses doigts, et le cœur de l’homme s’emballa « Je vois qu’on se comprend. Tu seras donc gentil de fermer ta gueule et pourquoi pas te trouver un autre bar où cracher ton venin, avant que j’en vienne à perdre patience et en finir avec toi. Parce que la demoiselle est vraiment douée, et que c’est un affront que de la dénigrer de la sorte. Toi, dégager de la vite fait, faire cou-couche-panier et remuer la queue ailleurs. Compris ? » Sentant les muscles se contracter – ou essayer du moins – pour faire un signe de tête assez clair, Salem relâcha doucement la pression et retira son bras, non sans ajouter un petit « Bon chien. » de satisfaction.

Une fois le pisseux parti se vider la vessie et se faire vomir, Salem attendit qu’elle eût fini son premier morceau pour se rapprocher, son verre à la main. Sans même s’en rendre compte, il se mordit un peu la lèvre, une sale envie en tête. Non, il n’avait pas – déjà – envie de vérifier si oui ou non elle était une espèce de nymphomane refoulée, mais plus de tâter de la blanche et de la noire sur le piano. Pour la première fois depuis dix ans, il avait vraiment envie de quelque chose, et cela le troublait au point qu’il ne s’imaginait même pas faire autrement que ce que son cerveau et son cœur lui dictaient. Aussi, il attendit patiemment un moment ressemblant à l’entracte pour rester près de la demoiselle et aller lui parler. A moins qu’elle ne l’ait déjà remarqué ? Ce qui était aussi possible vu le gabarit qui était accoudé à la table la plus proche d'elle et gâchait à vue à bien du monde derrière … Quoique, vu l’absence de commentaires désobligeants, ça devait bien mater aussi !
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 17:27

La musique adoucit les mœurs


Akylina se faisait sourde aux moindres commentaires. Ses oreilles ne captaient que le son du glissement de l’archet sur les cordes. Cette histoire allait bientôt toucher à sa fin. Une histoire, telle était la façon dont elle voyait la musique, les morceaux qu’elle enchainait chaque soir ici. Parfois, elle abandonnait son violon pour titiller le piano par quelques mélodies. Sa set ‘ n’était jamais pré-écrite. Du moins presque. Elle se faisait une liste des morceaux populaires ou appréciés. Mais son humeur jouait aussi sur sa sélection. Quand elle était triste, elle optait sur des tons pour graves et lents. Ce genre de partition était jonchait de rondes et de blanches … Parfois, elle s’agitait par la présence de croches ou de triolets. Ce simple changement de rythme donnait aux symphonies une touche de vie, de surprise. Cela signait un dénouement dans l’histoire qu’elle racontait. Ou bien l’arrivé soudaine d’un sentiment écrasant et prenant. La tristesse par moment, ou bien la détermination de vaincre. Ou la mort, comme c’était le cas dans une certaine : Scythe of petals. Mais l’humeur de la jeune femme n’était pas à l’agression ou à la dépression. Juste … Aux souvenirs en vérité. Elle songeait à une certaine personne. A un homme pour plus de détails. Les paroles de Neolina l’avaient marqué quand elle avait parlé de conquêtes charnelles. Pff … Quelle dépravée cette femme ! Elle n’était pas ainsi notre musicienne ! Elle était timide à souhait, elle rougissait à un simple regard trop insistant, à une parole déplacée. Alors tomber dans le lit d’un homme, mon dieu non ! Enfin … Cela était possible, car pour rajouter de la candeur à la virtuose, elle était plutôt naïve. Autant dire que les deux personnalités étaient aux antipodes. Mais l’une disait compléter les défauts de l’autre, qu’elle protégeait sa moitié par un caractère écrasant. Si cela était vrai ? Qui sait …

Et les dernières notes venaient à mourir … Laissant le silence s’installait pour se retrouver briser par des applaudissements. A cela, la jeune femme déposa le dos de son violon sur ses jambes, les joues un peu rougissantes. Elle fit une petite courbette polie pour remercier l’auditoire. Mais … Tiens ? Certains clients étaient partit. Haros ignorait alors ce qui s’était dit sur ce compte, mais aussi qu’un « prince charmant » était venu défendre sa cause. Surement aurait-elle rougit en apprenant cela. Mais ce départ ne la jamais nullement ! Elle venait juste à se dire que sa musique ne plaisait pas à tout le monde, et cela elle le respectait. Quelle femme naïve faisait-elle. S’en était presque touchant alors que certains venaient à se dire qu’elle était une croqueuse d’homme, une séductrice sous la coupe d’Asmodée. Reportant son attention à la salle, l’Athénienne vit un homme s’approcher d’elle, verre d’alcool à la main. Aussitôt, elle se sentit mal à l’aise. Encore un soulard venu pour lui faire des avances et autres demandes salaces. Non, ce n’était pas la première fois. Cela arrivait souvent même …. A son grand dam. Pour ne rien arranger à la situation, le Brun venait à se mordre la lèvre en l’observant. Pervers … pensa-t-elle aussitôt sans autre forme de jugement. Toutefois curieuse, la demoiselle lunaire le regardait du coin de l’œil. Durant sa contemplation plutôt rapide, Akylina fut frappé par un détail. Un détail troublant … Très troublant même. Cette peau halée, ces cheveux bruns, cette carrure et ce faciès … Cet inconnu lui ressemblait beaucoup. Beaucoup trop même.  Doucement, ses mains se faisaient plus fermes sur son instrument, elle serrait le manche avec force, alors qu’elle s’agrippait à son archet comme à sa propre vie. Enfin, ses paupières assombris par son maquillage venaient à se clore. Pourquoi songer à lui maintenant ? Quelle mauvaise idée que celle-ci.

Un petit soupir passa les lèvres pâles de l’Hybride alors qu’elle luttait contre elle-même. Que faire si ce type venait la voir ? L’envoyer sur les roses gentiment bien sûr ! Pourquoi l’envoyer chier ? Il est mignon regarde ! , se manifesta l’Autre. Non mais ho !! Elle ne pouvait même pas lui répondre sous peine de passer pour une tarée pas finie. Aussi, elle garda le silence un instant. Akylina ouvrit doucement les yeux pour venir poser ses prunelles azurés sur le visage de l’Inconnu. La tête légèrement inclinée sur le côté, elle semblait hésitante et  intimidée. C’est vrai qu’il faisait peur cet homme … Il n’avait pas l’air très sympathique, en plus d’avoir un air un peu …. Décourageant. En venant se mordre doucement la lèvre sous l’hésitation et la méfiance, elle demanda alors. « Il … Il y a ... un souci ? » sa voix se faisait plutôt basse, comme un murmure, alors qu’elle tremblait légèrement à chaque mot. Etait-il vraiment possible de croire qu’elle était une nymphomane, avide de sang, qui jetait les hommes après utilisations comme semblait le dire ces plaintes ?...

Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 18:46
Toujours l’esprit un peu perché par la montée au septième ciel – version purement Platonique pour le coup – sa descente fut assez rapide, toutefois accompagnée d’un petit « Mhm ? » prouvant qu’il était au minimum dans ses pensées, et au pire … Non, il valait mieux ne pas y réfléchir ! Revenant à lui assez vite pour examiner la demoiselle avant qu’elle n’ait le temps de fuir en courant, il se redressa et esquissa un petit sourire, plus que gêné. Dans un élan d’honnêteté et de spontanéité, il rajouta « Non, aucun souci, vraiment … » Il ne trouvait même plus ses mots le pauvre ! Bon, il fallait aussi dire qu’il ne les cherchait pas beaucoup non plus ! « Vous me rappelez seulement quelqu’un que j’ai connu et qui aimait tout particulièrement la musique. Elle ne jouait sûrement pas aussi bien que vous, mais … »

Mais quoi ? Il n’y avait rien à rajouter, et pourtant tellement à dire. Sans trop s’avancer, elle lui ressemblait vraiment, à sa défunte femme. La même sensibilité, la même fragilité, la même réaction en signe de gêne … Oui, pour le coup il faisait un sacré goujat à passer pour un pervers de première. Il devrait donc ajouter le courage à la liste, puisque pour venir à la rencontre d’une armoire à glace qui ne vous lâche pas du regard, il en faut une sacrée paire ! « Je suis désolé, j’ai du vous faire peur à vous regarder comme ça … » Il faisait peur à tout le monde, c’était un fait acquis et personne n’était en mesure de lui dire le contraire.

Ne sachant pas – ou plus – comment s’y prendre pour discuter avec une femme sans passer pour ce qu’il n’était pas, il s’avala une gorgée de whisky et soupira un instant. Il lui faudrait au moins ça pour faire face ! « Pour tout avouer … Je … » Attention à ce que tu vas dire mon gros, c’est quitte ou double « J’aimerais vraiment jouer un morceau au piano, si ça ne vous dérange pas … » Alors, soit elle va penser que tu es gay parce que la fixer pour finalement ne pas lui rentrer dedans, y’a pas meilleur exemple, soit elle va croire que tu veux lui piquer la vedette, et que tu es un pseudo artiste en herbe désespéré qui tente de faire ses preuves en détruisant la carrière d’autrui. Réfléchissant assez vite pour le coup, il prévint d'emblée l’éventualité numéro deux et rajouta, pour sa défense « Loin de moi l’idée de vous faire de l’ombre ou quoi que ce soit, c’est seulement que ça fait un moment que je n’en ai pas joué, et que ça me manque vraiment. Je peux attendre que vous ayez fini votre représentation hein, ou alors … » Non, tu ne vas quand même pas … « Juste un petit essai pendant la pause ? Personne ne devrait me remarquer, et au pire vous me jetez avec un bon coup de pieds aux fesses, histoire de faire comprendre que vous n’y êtes pour rien ! » Dit sur un ton plus aigu et presque plaintif, avec une pointe d’appréhension. Bordel, les élans de pitié de Damian devenaient vraiment contagieux, à ce rythme il ne tarderait pas à se mettre à genoux pour lui demander … Non, ce serait affreusement gênant, sûrement plus pour elle que pour lui !

Aussi, il lui laissa le temps de prendre une décision, tandis que lui réfléchissait à autre chose. Il avait toujours adoré jouer du piano, n’importe où il puisse se trouver. C’était la première fois depuis des lustres qu’il en avait de nouveau envie, et étrangement il était déjà certain que ce n’était pas que passager. Aussi, il réfléchi à l’idée de s’acheter un nouvel instrument – ou piquer celui qui trainait sûrement au fond du garage de chez ses parents, au milieu de ses affaires qu’il n’avait pas encore récupéré depuis qu’elles avaient été virées de son propre appartement pour ne pas traumatiser plus sa fille qui vivait là. Il avait du temps à perdre, et même s’il était un piètre chanteur, il pourrait au moins se détendre sans avoir à gâcher des dizaines de dollars dans des bouteilles ! Et puis, il s’était promis de se reprendre en main, c’était là une façon comme une autre de renouer avec ce qu’il était vraiment … Bon, d’accord, là il cherchait vraiment des arguments à la noix pour se convaincre que récupérer un – ou son – piano était une bonne chose. Finalement, il eût simplement à se dire qu’il en avait vraiment envie pour ajouter l’obtention dudit instrument à la liste des choses qu’il devrait faire.

Une fois sa réflexion intense – pourtant particulièrement courte en termes de secondes – terminée, il demanda simplement « Alors ? » autant pour être fixé au plus vite que pour abréger cette attente qui le rendait un tantinet nerveux. On aurait dit un gamin qui demandait à sa mère s’il pouvait avoir un nouveau jouet, et quitte à ce qu’elle dise non, qu’elle se décide vite parce qu’il ne tiendrait pas longtemps !
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 21:16

La musique adoucit les mœurs


L’audace soudaine de la jeune femme était un choc pour elle-même. Oui oui, c’est possible ! Elle commençait déjà à se faire des films énormes sur les intentions possibles et imaginables d’un homme. Autant dire qu’elle songe à des choses totalement absurdes et insultants, du moins pour une femme. Il n’était tellement pas rare de voir des pauvres pochtrons venir accoster les demoiselles. Enfin … Ici, ce phénomène était limité. Cet établissement était plutôt bien fréquenté, et savoir que le patron était un milicien décourageait les plus téméraires. Donc … Les clients, comme le personnel, avaient souvent la paix. Ceci étant dit, les lourds qui venaient vous voir à la fermeture pour demander certaines choses … Brr ! Que de mauvais souvenirs ! A ce genre d’approche, Haros se contenta de tourner les talons et partir rapidement. Mais ici, à cet instant, les choses semblaient légèrement différentes. Le Brun n’avait pas l’air complètement saoul. Plutôt une bonne chose. Il semblait également ailleurs, perdu dans ses pensées. Si bien qu’à la question de la jeune femme, il resta sans voix. Enfin, disons plutôt qu’il ne sut quoi répondre d’autre que : non, aucun souci. Remarque, cela était très bien aussi ! Ainsi, elle pourrait retourner très vite à son travail et basta, retour à une soirée classique. Quoique … L’inconnu fut pris d’une soudaine envie de se confier et avoua qu’Haros lui rappeler juste quelqu’un. Une personne qui aimait aussi la musique, sans jouer aussi bien qu’elle. La demoiselle se surprit à rougir … Puis elle venait à s’interroger sur le fond de cette réplique, politesse ou simple sincérité ? Elle ne savait le dire, et comme toujours : Akylina se méfiait beaucoup.

Plus étonnant, l’Inconnu s’excusa pour son comportement. Pour ce regard insistant qui l’avait tout bonnement effrayé. Enfin …. A noter que faire peur à l’Athénienne n’était pas véritablement compliqué, mais passons. Honnête, l’Albinos hocha doucement la tête tout en se tenant à ses « armes » de la soirée. « Ou … Oui … » Elle gardait une certaine réserve et distance. La simple présence de son violon était une barrière nécessaire pour elle. Après tout, s’il devenait trop proche ou insistant, elle pourrait lui balancer à la figure et prendre la fuite. Bon, cette option ne lui plaisait pas tellement car elle tenait beaucoup à son instrument. Un cadeau d’Ares … La métamorphe observait son vis-à-vis prendre une nouvelle gorgée d’alcool, attendant qu’il annonce la couleur. Et quelle fut sa surprise quand il déclara vouloir jouer. Il était donc musicien ? Étrangement, ce simple constat semblait la rassurer, légèrement ceci dit. Cela était bête de se dire qu’il n’était pas mauvais car il était pianiste. Très bête même … Très Akylinien aussi. Et la belle jeune femme resta un peu embêtée face à cette requête. Il était clair qu’elle était loin de s’attendre à cela. Comme pour la convaincre, l’Inconnu sortait les arguments. Il disait qu’il ne voulait nullement lui faire de l’ombre, mais qu’il n’avait pas joué depuis un moment maintenant. Ajoutant que cela lui manquait beaucoup, l’Homme ignorait alors qu’il prenait l’Hybride par les sentiments. Sous le silence de la Violoniste, le Brun négociait tout simplement …. Il proposait de jouer pendant sa pause, ni vu ni connu. Ou alors qu’elle pouvait le faire jeter dehors à coup de pieds aux fesses. Au choix.

Pour le coup, le Grecque ne comprenait pas tellement son argumentaire. Pourquoi ? Il n’en avait pas du tout besoin. Aussitôt sa demande formulée, elle n’avait qu’une réponse à lui apporter : Oui. Cela n’était nullement par pitié, mais plus par … Solidarité, ou compréhension. Elle était tellement connectée à la musique, à ce qu’elle procurait, à ce qu’elle offrait. La musique l’avait sauvée de nombreuses fois durant ses crises d’instabilité. Et quand elle était loin de cette vie musicale, Akylina se sentait mal … Seule, perdue et abandonnée. – Oui rien que cela. Aussi, elle comprenait ce manque dont il avait parlé. Et quand le « Alors ? » tomba, Haros eut un léger sourire amical. « Bien … Bien sûr … Vous n’avez nullement besoin d’argumenter. J’étais prête à … Vous dire oui dès le début. Mais à l'unique condition que .... Vous cessiez de boire ... » l'odeur de l'alcool lui donnait presque la nausée et gâchait son charme ... Presque chaleureuse dans cette réponse, la jeune femme posa le pied à terre et se redressa en posant son violon avec soin. Même debout, elle se rendait compte à quel point cet homme était grand … Munie de sa belle paire d’escarpin rouge, la jeune femme lui arriva même pas à l’épaule. En plus de cela, sa pâleur et sa maigreur la rendait vraiment frêle et ridicule à coté de cette carrure imposante et musclée. Elle se planta donc devant lui, tout en tenant une certaine distance …  « Savez-vous quel morceau jouer ou bien … Avez-vous besoin de partitions ? » Quitte à le laisser jouer, autant favoriser sa performance par un appui papier. Rare était les pianistes qui mémorisaient les partitions qui  n’étaient pas les siennes. Mais …. Il composait peut-être ?! Haros se faisait soudainement intéressée par lui et ce talent qu’elle attendait de découvrir. Face à cet intérêt, l’immaculée demoiselle était mal à l’aise, gênée …. Et perturbée. Une pensée venait alors à la parasiter pour faire renaitre le doute et la défiance : vampire ?... ou humain ?


Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Sam 16 Aoû - 22:22
Un gamin, vraiment, voire pire ! S’il avait pu trépigner sur des talons comme une cinglée du shopping le ferait un jour de soldes, après avoir remporté une bataille sans merci pour un sac  à mains de grande marque bradé comme jamais … Si si, il l’aurait fait … Vraiment. Heureusement pour toutes les personnes susceptibles de le voir – et d’être choquées à vie – il se retint et se contenta de lui adresser un sourire sincère en plus d’un petit « Merci ! Et pas de soucis pour la boisson … Je comprends que cela puisse vous déranger. » Un verre ? Quelqu’un avait vu un verre ? Ah oui … Bon, puisqu’il ne pouvait plus le cacher, il se contenta de le poser sur la table la plus proche et le négliger. De toutes façons, d’ici peu il aurait beaucoup plus intéressant, vraiment.

Les yeux brillants comme jamais, il s’approcha du piano et prit ses aises. Il se défit de son trench, révélant une chemise blanche cintrée à souhait et les manches retroussées, ainsi qu’un veston noir assez serré. Eh non, pas d’arme ni de holster, son simple corps était déjà bien assez dangereux, pas besoin d’en rajouter ! Pour peu on aurait presque pu le prendre pour un serveur … Enfin, vu le tracé visible de ses muscles, pour un videur en fait ! D’un air rassurant, il lui coupa l’herbe sous le pied, histoire qu’elle n’ait pas du souci à se faire pour lui. « Merci mais je vais y aller doucement, ça devrait le faire ! Après tout, c’est un peu comme le vélo, ça ne s’oublie jamais vraiment ! » Oh ça non, la simple vue du piano avait suffit à lui rappeler tellement de souvenirs – il était certain que la demoiselle n’y était pas étrangère non plus – qu’il ne savait même plus où donner de la tête, mnémoniquement parlant.


Aussi, il commença vraiment doucement avec un morceau que tout pianiste avait du jouer une fois dans sa vie. Celui-ci, il le connaissait depuis qu’il était gamin. Avec une légèreté qui jurait totalement face à l’image dure qu’on avait du pianiste, il enchaina les notes et se trouva immédiatement transporté dans ses souvenirs. Plus rien n’existait, si ce n’était la musique et ce qu’elle lui apportait. Malheureusement, le morceau toucha à sa fin bien trop rapidement pour qu’il ait vraiment pu en profiter. Chaud comme jamais à l’idée de jouer plus et d’assouvir ses pulsions mélomanes, il chercha un instant un morceau qu’il était certain d’avoir parfaitement en tête. Et de nouveau, il se mordit un peu la lèvre, le regard dans le vide et pourtant rempli de tellement de souvenirs.


Jouer ce morceau était sincèrement de la triche. Il n’avait aucun secret pour Salem qui s’était entrainé pendant des semaines pour le jouer devant sa belle, sans faire la moindre faute. Autant dire que le connaître par cœur était un euphémisme. Et puis, incapable de se tenir correctement et tout faire dans les règles, il s’emporta. Ou plutôt, il laissa ses souvenirs et son don prendre le dessus et accomplir quelque chose de parfaitement inhumain. Il avait joué ce morceau de nombreuses fois, beaucoup devant sa femme, et il se souviendrait toujours du jour où elle s’était incrustée et s’était mise à jouer à ses côtés, adaptant intuitivement le morceau pour quatre mains. Elle n’avait peut être été jamais aussi douée que la violoniste, mais ça elle savait faire ! Aussi, un peu comme si celle qui lui manquait tant avait été présente, là, tout de suite, le piano émit une mélodie bien plus complète, tandis que les blanches et noires pliaient sous une force invisible, pile où sa femme aurait du apposer ses doigts.

Complètement transcendé par ce qu’il était en train de jouer, lui-même ne s’en rendit pas compte. Tout mélomane averti comprendrait vite que quelque chose ne collait pas en posant les yeux sur le seul pianiste, mais puisque personne – ou presque – ne le regardait, aucun client ne sembla y prêter une quelconque attention. Une fois que le morceau eût touché à sa fin, Salem soupira longuement en revenant à la réalité. Il se sentait étrangement bien, et même si cela n’était pas vraiment comparable, il aurait juré avoir pris autant de plaisir qu’avec un pur orgasme. Comme quoi, savoir tâter en rythme avait du bon … Ahem. Pris dans un élan de motivation, il se surprit lui-même à demander, cash « Dites, est-ce que cela vous tenterait un petit duo, piano et violon ? Si vous avez un morceau qui n’est pas trop compliqué et sa partition, je devrais pouvoir suivre ! » Restait à savoir si elle était d’accord, et surtout si elle n’avait pas pris peur en voyant un monstre frapper avec tant de douceur un instrument si sensible. Quoique, s’il avait réfléchi un instant, il aurait du comprendre qu’elle devait déjà s’en poser des questions … Après tout, qui était humainement capable de jouer un morceau à quatre mains, en solo ?
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 0:01

La musique adoucit les mœurs


Déstabilisée face à cet entrain, Akylina ne savait trop que faire. Elle était un peu gênée par cette joie soudaine. En plus de cela, il avait accepté de se défaire de son verre. Voilà une bonne chose …  L’odeur s’amoindrissait et l’inconnu était plus charmant sans son whisky à la main ! Bizarrement, l’Albinos ne pouvait retenir un sourire devant le visage quasi-émerveillé du Brun. C’est vrai qu’il avait l’air content. He bien, si elle pouvait faire un heureux, la demoiselle était satisfaite. Elle avait l’impression d’avoir fait sa bonne-action du jour … Et sa journée, ou plutôt soirée, prenait une tournure différente d’ordinaire. Elle voyait plus de couleurs et de vie à cette nuit. Une simple rencontre avait tout chamboulé. Enfin, du calme ma fille ! Elle s’emportait pour rien ! Il avait beau être pianiste et plutôt séduisant, il n’en restait pas moins étrange. Elle voyait sa garde se baisser devant les beaux yeux de cet homme. Face à ce constat, elle se montrait plutôt craintive et distante. Mais cela était justifié. Elle était une hybride après tout … Ces êtres mi-humain, mi-vampire n’étaient pas tellement bien vu, voire pas du tout. Il serait même juste de parler de persécutions. C’est ce qu’elle avait vécu en étant plus jeune … Et elle ne tenait pas tellement a y penser. Pas maintenant en tout cas.

Curieuse, la belle demoiselle observait l’homme passer à ses côtés pour rejoindre le piano. Il se défit de son manteau, dévoilant d’avantage sa musculature. Ses vêtements épousaient parfaitement les formes de son buste, de ses bras et de son dos. L’imagination faisait le reste quant à ce qui se cachait sous ses vêtements. Gênée par une pensée aussi déplacée, Akylina se mit à regarder ailleurs …  Faisant comme si de rien n’était, non non, elle n’avait pas regardé ce n’est pas vrai ! Parfois, elle venait presque à oublier qu’elle restait une humaine avec des envies aussi simples que normales. Enfin, humaine, si on veut. Quoiqu’il en soit, l’inconnu  s’installa, cherchant à la rassurer. Voulant se remettre un peu la musique dans les doigts, le Brun se mit à jouer un grand classique ! Le morceau que tout jeune pianiste apprend, et que tout musicien confirmé connait et reconnait. Une lettre signée par un grand Monsieur des siècles derniers. J’ai nommé : Für Elise. Un bon choix de morceau pour se remettre dans le bain, en plus d’être une musique connue et appréciée, même sans être amateur de classique. Debout non loin du piano, Haros eut un sourire en coin et croisa les bras sous sa poitrine. Elle fermait les paupières et écouta les mots de cette lettre, elle se délectait de la moindre syllabe, de la moins croche, de la moindre subtilité de contretemps. Il fallait dire que cette musique recelait un certain génie …. Comme la Symphonie n°6 Pastorale du même auteur. Ou les très célèbre The Four Seasons.

Mais bref …  La lettre s’achevait sur ses derniers mots, laissant un pianiste à ses pensées et sentiments. Quand la dernière note disparue, Akylina ouvrit les yeux pour venir regarder l’homme. Il se mordait de nouveau la lèvre, semblant réfléchir à quelque chose. Et enfin, un nouveau morceau se fit entendre. La demoiselle Lunaire arqua un peu les sourcils sous cette musique qu’elle pouvait identifier sans mal. Rivers flow in you … A son imagination, cette musique était une tragédie. Une histoire d’amour qui finissait mal … Les yeux de nouveau clos, elle voyait l’histoire défiler sans rien pouvoir y changer. Ce qu’elle apercevait : Un départ, une chute et la fin. C’était si triste que son cœur fut secoué par un pincement désagréable et douloureux. La était toute la magie de la musique, elle vous prenait en traitre, vous submerge et met en avant des sentiments étouffés, que l’on pensait mort. L’idée de saisir son violon pour se joindre à lui était vraiment tentant … Mais ce morceau lui apparaissait comme intime, elle n’osait rien faire, juste écouter. Jusqu’à percevoir des sons supplémentaires, des notes venant embellir cette mélodie.  Jouant de la subtilité des graves et des aiguës …. Une partition à quatre mains. Comment ?... Sur l’instant, Akylina ne comprenait pas, et ne cherchait pas tellement à comprendre, c’était juste beau à entendre. Mais une fois la dernière note posée, elle lança un regard inquisiteur à Brun. La première idée fut la suite : C’est un Immortel. Cela ne lui plaisait pas tellement. Mais comment pouvait-elle le juger alors qu’elle n’était que la moitié des deux espèces ?

Bien qu’elle ne sorte pas un mot sur cela, il était clair qu’elle avait compris ce qu’il était. Cela ne rajoutait qu’une distance de plus. Une distance qui se brisa de nouveau quand il l’invita à un duo. Mince …. Quand elle venait à fuir d’un pas, il en faisait un nouveau pour s’approcher. Dangereux … Et pourtant, elle se surprit à sourire légèrement en déclarant « Avec plaisir … ». C’était quoi ça ?... Ce sentiment étrange qui l’a prenait d’un coup. Elle était troublée. C’était la première fois qu’elle rencontrait un musicien gentil. Gentil ? Vraiment ? Qu’en savait-elle ? Rien. Elle ignorait aussi qu’il était là pour elle, pour cette mission et ces plaintes à son encontre. Curieuse rencontre … Quoiqu’il en soit, la demoiselle passa à côté du piano pour s’éloigner vers le fond de l’estrade. Elle attrapa son sac à main en forme de cœur rouge, oui excentrique pour le coup. Elle l’ouvrit et fouilla dans son bazar – sac de femme après tout … Et elle en sortit plusieurs feuilles. Après la lecture de deux feuilles, la métamorphe rangea les autres, remit son sac à sa place. Akylina retourna près du piano et lui tendit les partitions, gardant toujours cette distance physique comme comportemental. « Je n’ai jamais joué cette symphonie à deux … » Parler d’une chose qui se faisait à deux lui paraissait bizarre et inhabituelle. Il fallait dire qu’elle vivait seule depuis la mort de son Sauveur, depuis qu’elle l’avait tué sous une crise d’instabilité. Tch … A cette pensée, son regard venait à briller d’une lueur de tristesse. Elle tourna aussitôt les talons pour reprendre son violon. «  Il n’existe pas de partition de violon, mais n’ayez crainte, j’improviserai à vos débuts. » La demoiselle a la chevelure argenté resta debout, proche du piano alors qu’elle cala le dos du violon au creux de sa nuque, attendant les premières notes. Partager quelque chose ... Étrange et agréable.



Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 10:08
Un nouveau sourire se dessina sur le visage de Salem. Si ça continuait, il devrait s’acheter une nouvelle dentition, parce que celle-ci n’était vraiment pas habituée et commençait à en avoir marre ! Pour tout avouer, ses crocs le démangeaient un peu et il commençait à avoir soif. Certes, rien de bien méchant pour l’instant et il savait faire preuve de retenue, mais cela faisait déjà quelques temps qu’il ne s’était pas nourri et il commençait à bien le sentir lui-même. Pour l’instant donc, ceci ne fut pas le problème qui lui accaparait la majorité de ses sens, de sa mémoire, de son intellect et de ses sentiments. Non, il y avait une drogue bien pire que ça qui était en train de le rendre fou, du genre à vous rendre dépendant à vie : une femme.

« Il y a un début à tout ! » La rassura-t-il, complètement obnubilé à l’idée de  jouer un peu plus longtemps. Toutefois, lorsqu’elle eût pris ses distances et qu’il s’efforça de ne pas la suivre des yeux comme un pervers en train de mater, un éclair de raison vint le frapper pour lui faire part d’un constat alarmant. La demoiselle était certes très jolie, elle correspondait parfaitement à la description physique qu’on lui en avait faite … Mais ce n’était définitivement pas elle qu’il cherchait. Elle était trop douce, trop agréable, trop sensible et sûrement trop altruiste pour refuser quoi que ce soit à quiconque, voire même renoncer à dire non si on savait s’y prendre gentiment. Et il était sûr que tous ces abrutis qui pensaient les vampires être leur propriété s’y prenaient gentiment au début, pour ensuite tenter d’asservir leur source de plaisir et la rendre exclusive. A cette pensée, une sale image lui revint en tête et un arrière goût très désagréable se fit sentir en bouche, le genre qu’on a envie de désinfecter à l’alcool … Mais non, il ne pouvait définitivement pas se permettre de craquer maintenant pour un verre !

Secouant un peu sa tête pour se réveiller ou évacuer ces pensées parasites, il revint à son premier problème : comment plusieurs personnes en étaient arrivées à se plaindre d’elle ? Il y avait forcément anguille sous roche, quelque part, et Salem était bien décidé à chercher où. Soit cela venait d’elle, soit de ses plaignants, soit d’une tierce personne qui s’amusait sûrement de la situation. Aussi, il considéra sérieusement l’idée de la garder sous observation, et quoi de mieux que de l’avoir à proximité ? De la sorte, il pourrait appréhender son point de vue mieux que quiconque et voir si quelqu’un n’avait pas l’air aussi insistant que lui, ou au contraire extrêmement distant face à une beauté qui ne devait normalement laisser personne de marbre. Lorsqu’elle revint, plusieurs de ces pensées s’envolèrent et il ne garda que le principal : jouer un peu plus longtemps.

« Je ferai de mon mieux dans ce cas ! » Lui assura-t-il. Et, effectivement, il parvint à décoder la partition rapidement et la comprendre aussi bien qu’il y a des années. Quand il disait que ce genre de choses ne s’oubliait pas ! Cette fois, heureusement, il se contenta de jouer normalement, sans en faire trop ou se laisser emporter. De la sorte, il n’avait pas gâché la performance de la demoiselle qui avait pu exprimer son talent – et bien des émotions, il les sentait en lui comme chaque son le faisait vibrer  – en jouant. Toutefois, lorsque la musique toucha à sa fin, il du se résoudre à lui laisser de nouveau la place en solo. Les clients étaient en train de revenir et s’installaient. Bien que cela lui était déjà insupportable, il du se résoudre à se lever, prendre sa veste et s’incliner doucement devant la belle pour lui déclarer solennellement « Ce fut un plaisir de jouer en votre compagnie. M’accorderiez-vous un moment, après votre représentation, si vous avez un peu de temps ? » La fin était sortie toute seule, comme le baisemain qu’il n’avait franchement pas prévu. Depuis quand se faisait-il si gentleman ? S’il s’était vu depuis un des spectateurs, il s’en serait sûrement étouffé avec sa boisson ! Heureusement, il n’en était pas encore là et il quitta prestement la scène pour la laisser se préparer pour la suite.

En parlant de boisson, il avait vraiment besoin de boire un coup. Sauf que s’il ne voulait pas passer pour un pochetron, il devrait la jouer fine pour satisfaire son besoin tout en ayant l’air de siroter quelque chose d’innocent mais sacrément chargé en goût. Aussi, une fois arrivé au bar, il demanda un cocktail lambda, jeta un regard suffisamment insistant au barman pour que celui-ci évite de faire tout commentaire qui lui vaudrait un poing dans la gueule, puis resta accoudé au bois vernis en observant un peu les alentours. Il ne tarda pas à tiquer sur un spectateur, qui se tenait à l’extrême opposé de la musicienne et qui était presque invisible d’où elle était, caché par bien trop d’obstacles entre eux. Toutefois, Salem lui l’avait directement dans sa ligne de mire et ne pouvait s’empêcher de remarquer que, peu importe qui passait, le frôlait, le bousculait même, il restait là, impassible, imperturbable et déterminé. Le tapotement nerveux de ses doigts sur ses bras croisés était un signe que l’immortel aurait reconnu entre mille, trahissant une impatience non feinte en plus d’une fâcheuse envie d’user de ses poings.

Un sourire se décocha du visage de Salem, qui se servit de son portable pour prendre furtivement une photo du suspect, qu’il transmit dans la foulée à son ancien partenaire. Comme il s’y attendait, la réponse arriva très vite – bien trop rapidement pour que le résultat soit négatif – et confirma qu’il s’agissait d’un des plaignants. Si, comme il le présumait, monsieur le téméraire possessif avait atteint sa limite et en voulait plus, en exclusivité qui plus est, alors il attendrait le moment opportun pour faire son entrée. Deux solutions s’offriraient à lui : récupérer sa belle d’emblée, ou s’attaquer à la concurrence représentée par le prétendant qui avait osé lui ravir sa place le temps de quelques chansons. Comme pour soutenir sa thèse, le type laissa son regard vagabonder quelques secondes puis se poser sur le vampire en le dévisageant sans la moindre gêne, les yeux rivés sur sa personne. Comprenant que l’humain devait être un sang chaud, il trinqua à distance d’un petit geste de son verre avec une moue remplie de défiance. Les doigts de l’autre se serrèrent sur ses bras et il reporta son regard sur la demoiselle, signe évident que les choses deviendraient définitivement très intéressantes une fois la représentation terminée. Mais pour l’heure, il était temps de profiter de la performance de la belle, que Salem n’aurait ratée pour rien au monde !
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 13:04

La musique adoucit les mœurs


Dans un drôle d’état, la demoiselle attendait les premières notes. Elle était partagée entre deux feux. Celui de la raison et du cœur. Etrangement, elle avait envie d’aller vers lui et discuter, se laisser aller. Mais elle ne pouvait vraiment pas. Trop de choses étaient à prendre en compte et puis … Elle ne le connaissait pas, même pas son nom. Alors comment s’approcher sans risquer une mauvaise surprise. Parmi ces paramètres, un détail lui apparaissait comme rassurant mais à la fois intimidant. Il était un vampire … Ainsi, il n’irait pas réclamer de morsures. Et cela semblait déplaire à l’Autre. Mais ce n’était pas plus mal. Il y avait bien trop de victime sous la coupe de Neolina. Elle avait un palmarès impressionnant. Et Akylina ne connaissait aucun de ces hommes, pas même leur visage. Quand elle venait à se faire étouffer par l’Autre, la demoiselle n’avait aucun souvenir. Parfois, elle se réveillait avec de belles surprises … Comme le fait qu’elle n’était pas chez elle, dans les draps d’un parfait inconnu. Et souvent, ce dernier portait de belles entailles à la gorge. Mais au moins, avec lui ce ne serait pas ainsi ! Mordre un vampire était curieux, peut-être impossible … Quant à elle, he bien … Elle restait humaine en partie. Alors oui, l’Athénienne pouvait être la cible des prédateurs.

Et toutes ses pensées s’enchainaient-en de rapide secondes. Mais elles furent rapidement balayées par la musique. Déjà l’Inconnu se mettait à jouer la partition. Entendant ce morceau dans d’autres mains que les siennes étaient vraiment curieux. Enfin, curieux n’était pas véritablement le bon terme. En fait, elle était incapable de mettre un mot sur ce qu’elle ressentait. Ce morceau avait une histoire dont elle était la principale actrice. Elle se retrouvait à Athènes, enfant et fugueuse. Épuisée et nue sous l’éclat de la lune, elle avait été secourus par un jeune homme. Un vétérinaire. Ironique en connaissant le don de la demoiselle … Ce fut lui qui insista Akylina à reprendre la musique et ce morceau fut le premier qu’elle joua devant lui. Sans trop s’en rendre compte, elle joignait le son de son violon aux tintements du piano. Les yeux clos, elle jouait en suivant le rythme de l’Inconnu. Dans sa poitrine, son cœur jouait avec elle par des battements de plus en plus forts, parfois il venait à se taire dans un nouveau pincement. Haros se retrouvait vite bouleversée par tout cela, elle aurait pu s’effondrer sous le poids de ses propres sentiments … C’est en se retenant qu’elle évitait les larmes. Absurde pensez-vous ? Alors quitter de suite ce bar …

Fort heureusement, ce morceau était plutôt court et éphémère. Mais il fut suffisamment long pour qu’elle vienne à regretter une chose. Regretter de l’avoir jouer seule durant toutes ces années. Cette balade était faite pour être partager, elle était tellement plus belle et profonde à deux. Sauf qu’il n’était plus là pour l’entendre. Le calme de retour, l’Albinos laissa ses bras retomber le long de ses flancs dénudés, elle tenait l’archet d’un doigt et le violon par les mécaniques, menaçant par cela de le désaccorder. Elle avait eu sa dose d’émotion pour la soirée de toute façon. Enfin, pensait-elle …. Quoiqu’il en soit, le Brun termina par se lever et récupérer sa veste, il s’inclina alors devant la violoniste. Étrangement, elle ne redressait plus son instrument en face d’elle à son approche. L’homme avoua son plaisir à jouer ce soir et même … Il lui demanda si elle pouvait lui accorder un instant après sa présentation. Et la … C’est le drame ! Akylina resta bouche-bée devant cette demande. Elle cligna des paupières plusieurs fois comme pour se remettre du choc. Et sa première réaction fut la suivante : Pourquoi il veut me revoir ? Et sans trop savoir pourquoi, elle répondit véritablement « Si vous voulez oui ... » Vlaka ! Se dit-elle, se maudissant d’avoir accepté.  Enfin, l’Autre se manifesta. Ha ha ! Là, c’est drôle ! Avoue qu’il te plait ce type ! Aller j’te laisse faire, j’suis curieuse là ! Curieuse ? De quoi ? Et laisser faire quoi ? Et la suite … He bien … On avait carrément perdue notre petite Albinos ! Ses joues d’ordinaires pâles étaient maintenant roses. C’était malin ça ! Ouf ! Le Brun s’éloigna pour la laisser seule. Elle pouvait enfin respirer ! Enfin, à ne pas prendre du mauvais côté ! Akylina tourna les talons pour repartir vers le piano, se saisissant les partitions, elle les rangea de nouveau dans son sac et attrapa une guitare acoustique cachée au fond de l’estrade. Bon, autant dire qu’elle avait pris un certain temps ! Haros avait profité d’être dos à la clientèle pour reprendre une certaine contenance. C’est vrai quoi … Elle était bien trop troublée !

Retournant s’asseoir sur la chaise haute, la métamorphe ne vit aucunement ce plaignant. Et même si elle venait à poser le regard sur lui, elle n’aurait su le reconnaitre comme : victime de Neo’. Prête pour son final, elle tapote le micro du bout du doigt pour l’entendre résonner. Ok, allumer. Elle toussota un peu pour s’éclaircir la voix alors que ses doigts prenaient déjà place sur les frètes de la guitare, formant un premier accord alors qu’elle frottait les cordes du bout des doigts. Et c’est en commençant par du corde à corde qu’elle entama sa dernière musique. Les jambes croisées, elle tapait doucement le pied de la chaise du sien en suivant le rythme. Et elle se mit à chanter d’une voix plutôt claire, douce et retenue. « Sooner than … memories begin to fray … Everything … From the past, just swept … away. Remembering when all. Who have gone … Are now lost. » Par moment, elle venait à regarder les clients, cherchant quelqu’un du regard. Elle venait à l’observer un instant, changeant machinalement d’accord alors qu’elle effleurait les cordes doucement pour les faire sonner. « Many paths … Many seasons I have seen ... Time was washed them away just like the sea … So many fates and dreams … Will become tragedies. » Refrain, petit interlude soliste avant d’enchainer la suite. Encore une chanson triste, décidément ... Enfin, triste pas vraiment. Elle parlait d’une femme qui mourait sans cesse en voyant le destin. Elle cherchait à le changer, mais elle perdait tout de même la vie pour renaitre mainte et mainte fois. Une femme qui cherchait à changer l’avenir pour sauver l’homme qu’elle aimait.  Une belle histoire. Avec ce genre de choix, Akylina pouvait de suite être catégorisée comme une femme fleur bleu et romantique. Hmmm … Ce n’était pas totalement faux en vérité.

Chanson terminée, elle se redressa de son chaise et s’inclina devant la clientèle pour les remercier d’avoir écouté. Puis, elle jeta un regard vers le bar, adressant un sourire à son patron avant de poser le regard sur l’Inconnu. Il était resté ? L’Hybride remit la guitare à sa place, elle prit son violon et quitta l’estrade pour se faufila dans la foule, pouf elle disparut dans l’arrière salle du bar. Jamais elle ne penserait être suivie par l’une des conquêtes foireuses, il faut l’avouer, de l’Autre. Longeant le petit couloir qui menait à l’espace du personnel, elle se fit attraper par le poignet sans la moindre tendresse. Akylina fit aussitôt volte-face, effrayée. Elle vit alors un homme louche qu’elle n’avait jamais auparavant. « Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? » Demanda-t-elle en cherchant à se dégager de sa prise. «  Fais pas l’innocente ! J’t’ai vu faire du gringue à l’autre type la ! Tu me trompes ? » C’était quoi le délire ? Elle se retrouva plaquer contre le mur «  Mais vous êtes malade ! Allez-vous faire soigner » Et dans un réflexe complètement humain mais inconnu de la demoiselle,  elle le gifla. Le claquement de sa main sur sa joue se fit très sec. Peut-être n’aurait-elle pas du …



Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 15:00
Jusque là, Salem s’était contenté de l’entendre jouer. Oui, « contenté » était un mot à la hauteur de ce qu’il ressentait face au tsunami qu’il était en train de se prendre dans les oreilles, en l’entendant chanter. Bordel, qu’est-ce qu’elle foutait à perdre son temps dans un bar ? Certes, celui-ci n’était pas miteux, loin de là même, mais avec une telle voix et ce talent, elle gaspillait vraiment quelque chose à rester ici. Peut être devrait-il lui en toucher deux mots, même s’il n’était pas le mieux placé pour lui parler … Après tout il ne connaissait même pas son prénom, et il n’avait pas osé le demander au barman – pour une fois qu’il aurait pu se rendre utile celui-là.

Perdu dans ses pensées et à la simple idée qu’elle revienne le voir, il gloussa dans son verre et manqua de s’en foutre partout. En y réfléchissant à deux fois, c’était drôle de voir à quel point il se sentait différent, là, tout de suite, maintenant, comparé à la veille ou même en début de soirée. A coucher n’importe où, avec n’importe qui, même à négocier une espèce de passe en paiement d’un service auprès de son seul ami. Il se sentait vraiment con pour le coup. Mais il était comme ça, et rien ne pourrait le changer. Non … Rien ne pourrait, il resterait à jamais un meurtrier, quelqu’un que l’on fuit et que l’on redoute, à qui on peine même à accorder de la confiance … Alors des sentiments … Quel idiot avait-il été pour jouer les Don Juan auprès d’une demoiselle qui était, soit dit en passant, la raison de sa venue ici, pour le travail. Et depuis quand il mélangeait le travail et la bagatelle d‘ailleurs ?

Son cocktail avait perdu tout son goût et le finir releva de l’exploit. Claquant le verre contre le bois du bar, il se décida à retourner à son affaire et chercher l’homme du regard. S’il ne se trompait pas, il ne devrait pas tarder à … Ah ben non, il était déjà passé à l’action en fait, puisqu’il avait complètement disparu de ses radars ! Imaginant tous les scénarios possibles et ne sachant même pas si le fou était armé, l’immortel s’inquiéta et chopa alors le barman par le col. « La chanteuse, où elle est ? » - « Euh … » - « Mais putain tu vas répondre ? » - « Les loges, vous passez par là et vous prenez le couloir, vous pouvez pas vous planter … » En guise de merci, il le lâcha sans plus de cérémonie et se hâta de s’y rendre, n’hésitant d’ailleurs pas à bousculer quelques clients au passage.

Jurant contre lui-même, une partie de son esprit se promit de ne plus se laisser attendrir par les beaux yeux d’une femme. Il n’arrivait plus à gérer tout ça et pire encore : cela lui faisait même un peu peur. Depuis des années il n’avait pas ressenti ça, et l’éventualité qu’il refasse les mêmes erreurs ou que baisser ses barrières ne le laisse à découvert, il trouvait ça effrayant. Mais toutes ces appréhensions, toutes ces pensées s’envolèrent lorsqu’il vit l’homme aux prises avec la demoiselle. Arrivant en grandes pompes, il chopa le type par le bras, le serra assez fort pour qu’il lâche prise et le balança contre le mur d’en face. Comme un bouclier, il se plaça devant la musicienne et jeta un regard dur à l’humain, qui se releva tant bien que mal et se mit à … Rire ?

« Alors c’est comme ça, hein ? » - « De quoi parlez-vous ? » - « Elle est à MOI ! Elle m’appartient ! T’as aucun droit dessus, CONNARD ! » Salem hésitait déjà à lui en coller une bonne dans la face, histoire de lui remettre les yeux en face des trous. Il fit toutefois preuve de retenue, l’espoir d’utiliser sa rage contre lui pour le faire parler fut un bon argument pour s’en convaincre, en plus du fait qu’il ferait meilleure impression de la sorte ! « Personne n’appartient à personne … » - « Personne ? T’appelle CA une personne ? » Il se mit à rire de nouveau « C’est une vampire, une putain de bête assoiffée de sang, un parasite ! » Mauvaise idée. Très, très mauvaise idée. « Elle m’a fait une scène, du gringue, elle m’a chauffé à blanc, elle m’a même mordu ! » Pour preuve, il écarta le col de sa chemise et révéla quelques traces évidentes de morsures « Elle m’appartient ! J’ai tous les droits dessus, elle est à MOI, tu m’entends ? » - « Tu en parles comme si elle était ton chien … » Salem était dégoûté. C’était à cause de ce genre de types et ces pensées extrémistes que le monde allait si mal. C’était à cause de ce genre de propos qu’on bourrait le crâne des gens, peut être même en partir pour cela que sa fille le détestait tant. Et encore, il n’avait rien vu, ou plutôt rien entendu. « Mais elle est ma chienne ! C’est juste une bête, un putain de monstre qui dépend des autres pour survivre. Tu veux que je l’appelle comment ? Mademoiselle ? Mon cul ouais ! »

En percevant le mot « monstre », Salem se figea complètement. Quelques images lui revinrent en tête et, mû par un désir profond de lui faire fermer sa gueule, il avança vers l’home, le chopa par le col, le souleva et le colla au mur. « T’as dit qu’elle était quoi ? » Avec un sourire de défi, à la limite de la folie, comme s’il allait lui cracher dessus, il articula distinctement « Une chienne en chaleur, une bête sauvage, un parasite assoiffé de sang, un putain de monstre ! Qu’est-ce que tu vas faire contre moi ? Tu n’as aucun droit sur moi, je n’ai fait de mal à personne, puisqu’elle n’est RIEN ! » - « Depuis quand les monstres ont besoin d’avoir un droit sur quelqu’un pour le bouffer ? » Le calme et l’assurance de l’immortel figèrent l’humain, qui mit un temps à comprendre mais se raidit totalement lorsqu’il saisit la dangerosité de la situation dans laquelle il était. « Toi aussi t’es un … LACHE MOI, TOUT DE SUITE ! » D’un air las, passif et ennuyé, Salem lui rétorqua « Tu n’es qu’une poche de sang qui est encore en vie parce que je l’ai décidé. Autrement dit … Tu n’es rien, tu vas vieillir et crever seul, comme le chien mouillé que tu es. Alors fais-moi plaisir et ferme ta gueule pendant que je te rends utile au moins une fois dans ce qu’il reste de ta misérable existence. »

Entendre l’autre couillon déblatérer tant de conneries à la minute l’avait passablement énervé, mais surtout assoiffé. Ses crocs le démangeaient sérieusement et, faisant complètement fi de la présence de la demoiselle, il les révéla sous le regard horrifié de l’humain. Non, il ne s’agissait pas de deux petites quenottes pour faire un petit trou dans sa chair et le faire jouir avec un simulacre de douleur en guise de point G, comme dans les romans à l’eau de rose que les adolescentes en chaleur lisent le soir pour rêver d’un bellâtre qui viendrait les prendre sauvagement dans la nuit. Non, c’était plutôt quatre canines acérées et proéminentes, dans une bouche qui avait maintenant plus l’air d’une gueule prête à dévorer le premier connard venu. Et c’est ce qui arriva. Usant de son don, Salem l’empêcha d’hurler ou même de bouger tandis qu’il lui déchirait la peau sous la pression de ses crocs. Le sang coula à foison et le vampire s’en délecta à grandes gorgées. De temps en temps, il appuyait un peu plus sa morsure, autant pour stimuler les nerfs de l’homme que pour aider le sang à couler. Lorsqu’il fut à peu près repus et que les tentatives de cris devinrent une complainte étouffée par l’anémie et la perte progressive de conscience de l’homme, il retira son visage du cou de sa victime, rétracta ses crocs et lécha un instant la plaie, histoire de ne rien gaspiller. Ceci fait, il laissa le corps de côté, qui glissa contre le mur pour finir au sol, dans une position semblable à un défoncé en plein bad trip.

Se sachant peu présentable, il sorti un mouchoir de sa poche et s’essuya rapidement la bouche ainsi que le menton, tâchés de sang. Retournant à ses priorités, il fit volte-face et interpella la demoiselle, l’air le plus sérieux du monde. « Avant que nous continuions, connaissez-vous cet homme ? Et si oui, que s’est-il passé pour qu’il en vienne à vous considérer comme étant sa propriété ? » Bien que la demoiselle n’avait jusqu’ici ressemblé en rien à ce que les témoignages disaient, l’humain avait été formel. Et bien que son jugement ne puisse être considéré comme objectif, cela commençait à faire beaucoup trop de coïncidences autour d’une seule et même personne.
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 16:09

La musique adoucit les mœurs


Dans l’incompréhension la plus totale, Akylina subissait les foudres de ce type. Il se faisait très menaçant dans ses propres, dans son maintien, dans cette prise qu’il avait sur elle. Démunie et apeurée, l’Athénienne ne savait que faire. Appeler au secours peut-être … Une bonne âme viendrait surement à son aide. Ou pas ? Bizarrement, elle songeait soudainement à l’Inconnu. Après tout, l’agresseur n’avait-il pas dit : L’autre type. Et le seul homme qu’elle avait approché ce soir était le Brun. Mais jouer les demoiselles en détresse ne lui plaisait pas du tout, même si elle en était une sous cette identité. Sclérosée par sa peur, la belle grecque ne répliquait plus, si ce n’est pas cette gifle aussi surprenante qu’inattendue. Mais cela était mauvais pour elle. Car ce genre de type aux poings faciles ne supportait pas de s’être faire cogner par une femme, par une semi-humaine qui plus est. Aussi, sa prise sur son bras se faisait bien plus ferme. En vérité, il lui faisait vraiment mal. Haros commençait à paniquer face à cette situation, elle ne voyait aucune porte de sortie. Laisse-moi faire … Pouvait-elle entendre. Quoi ? Elle n’eut le temps de réagir d’avantage que le plaignant se remit de la gifle. Il se permit même de lui rendre … Sous l’impact, sa tête se tourna avec force sur le côté. Sonnée par ce contact aussi violent que brutal, Akylina était perdue entre cette nouvelle douleur sur son visage et l’envie de fuir au plus vite. Fuir … C’est ce qu’elle faisait toujours. Les yeux écarquillés, elle restait là, la joue en feu, la lèvre en sang. Sang ?...  Elle pouvait reconnaitre le gout de ce nectar vermeil dans sa bouche. Quoi ?...  

Prise par cette peur, la jeune femme ne se rendit même pas compte que le Sauvage l’avait lâché et qu’un « prince charmant » était venu. CE prince charmant d’ailleurs. Elle ne vit rien, ne s’entendait rien. Elle pouvait juste …. Sentir la légère odeur d’un parfum masculin qu’elle avait perçu un peu plus tôt. Dans le dos du Brun, elle tremblait de tous ses membres. Seule une main courageuse et curieuse se leva vers son visage pour toucher sa lèvre fendue. A ce contact, ses doigts captaient une texture liquide et encore chaude. Quand Haros posa le regard sur sa main, elle fit ce flux vital, son flux vital ! Du sang … Sa vision se troubla un instant. Battant des paupières, elle put voir ses mains tachés de sang, partout, il y en avait partout ! Comme … Comme ce fameux matin, dans le lit d’Ares. Bien qu’horrifiée, elle ne pouvait détourner le regard de cela. Sa tension venait de chuter en flèche alors que son rythme cardiaque ne suivait plus. Sa peau chaude – n’oublions pas qu’elle restait humaine – commençait à se glacer. La métamorphe avait envie de hurler mais aucun son ne sortait de sa gorge. Puis … Plus rien, le vide, le néant, le noir. Du moins pour l’une, car l’Autre se mit à sourire. Enfin, elle entendait la « conversation » qui se tenait juste à côté d’elle. Elle prit en cours et arriva au : tu appelles ça une personne ? Oh  … Un téméraire ? Intéressant. Tiens ! Elle connaissait cette voix. Amusée, la jeune femme glissa son doigt ensanglanté entre ses lèvres pour venir happer le sang. Elle ne cherchait même pas à regarder sa victime, il était répugnant, dégoutant et un peu trop possessif à son gout. Elle qui était si volage ... Cette proie était un échec total, quel dommage. Elle avait tellement travaillé pour l’avoir. Mais déception … En plus son sang était immonde. Que disait-il ? Qu’elle lui appartenait ? Neolina se mit à sourire d’avantage à ces mots. Mais elle ne se manifestait pas, laissant à ce chevalier servant le luxe de monter combien il voulait la défendre. Elle. Cette fille un peu trop douce.

Et il l’a défendait plutôt bien même ! S’en était presque touchant ! Je crois que tu as trouvé quelqu’un pour te protéger ma mignonne. Veinarde ... . pensa-t-elle pour Akylina, endormie quelque part dans son subconscient. Et passive, elle écoutait les vulgarités de cette pourriture. Il montrait même sa morsure. Oh  non … C’était censé être intime ça. Vilain garçon ! Elle aurait aimé le punir mais, quelque chose lui disait que Musclor allait le faire à sa place. Pourquoi se salir les mains alors que de beaux jeunes hommes désiraient le faire à votre place ? A l’appellation de monstre, le Prince Charmant se mit à réagir avec plus de virulence. Et pendant ce temps, l’agresseur parlait de Neolina de façon très peu avantageuse. Elle n’était pas ainsi ! Elle était raffinée et élégance ! Mais pas une vulgaire catin ! Un peu de retenue, cela devient grossier et incommodant. Mais les choses devenaient intéressant que le Chevalier venait à le qualifier de : Poche de sang. Oh ! Était-ce ainsi qu’il voyait les humains ?! Cela n’aurait pas plut à l’Originale, elle qui se pensait humaine, quelle nunuche ! S’en était tellement risible. L’Autre se remit droite sur ses talons, elle réajusta sa tenue tandis que le Brun venait à se servir à la source. L’odeur du sang venait titillait les narines de notre Hybride. Mais elle ne voulait pas participer, elle n’avait pas faim et ce sang était … Banal, sans valeur et sans gout. Dégoutant !

L’apéro terminait, l’Inconnu se nettoya un brin avant de faire volte-face. Mais il n’avait plus la même femme avec lui. Cela se voyait par sa simple posture, assurée, séductrice, par son visage emplit de confiance et d’amusement. Puis Monsieur la questionna sur sa relation avec cet homme. Neolina prit un air de chipie. « Oh, vous étiez plus mignon en lui faisant la cour qu’en me questionnant …. » Cette façon de parlait était curieuse. Elle ne parlait pas d’Akylina en ‘je ‘ mais ‘elle’, distinguant aussi les deux caractères aux antipodes. Bien plus directe, Neo’ s’approcha du jeune homme et posa un doigt contre son buste, venant à le fixer avec un petit sourire provocateur. « Mais pour vous répondre Musclor, ce type était un crétin fini. Il trompe sa femme avec le moindre vampire. Vous voyez le genre …. Je me fais mordre et je prends mon pied avec ça. En plus, il était nul au lit. Une vraie déception … Il s’est laissé bercer par le chant des Sirènes, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. A moins que le côté Déesse Grecque soit suffisant pour le mettre à mes pieds. » Et elle se mit à rire, tout en venant dessiner des petits formes sur le buste de l’Inconnu. Elle prit une moue boudeuse. «  Mais cet ingrat l’a frappé … Voyez donc cela ! Je vais être défigurée maintenant ! Ça fait mal en plus. Les hommes sont vraiment des brutes ... Et vous, qu’êtes-vous ? » Fit-elle en battant des cils, continuant son petit ménage sur son torse. Aucun doute, elle n’était pas la femme avec qu’il avait joué.


Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 17:06
Il la toisait, l’air plus sérieux que jamais. Bien que leur espèce de sérénade fût très agréable, ils avaient un quasi-mort sur les bras et beaucoup de questions sans réponses. Aussi, Salem espérait que la demoiselle se dépêche d’affirmer ou non si elle était bien ce qu’il supposait. Toutefois, sa réponse fut bien différente que précédemment. Son attitude aussi d’ailleurs, elle n’avait plus rien de la douce et frêle demoiselle, mais un peu l’air d’une prédatrice, d’une joueuse même. Lunatique, bipolaire ou … Salem soupira. Sa façon de parler de sa propre personne, comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre. Il aurait du s’en douter. Jamais on ne lui avait expliqué pourquoi les hybrides partaient si vite en vrille quand il avait tenté d’en appréhender certains, et là tout s’éclairait.

Il y avait une raison pour laquelle le profil de la prédatrice ne collait pas à la personne qu’il avait eu sous ses yeux : ce n’était pas elle ! Mais il semblait que là, c’était le cas. Une schizophrène, bien atteinte semblait-il. Il restait toutefois à voir si elle en était dangereuse ou non, point d’orgue de son enquête préliminaire. Toutefois, l’immortel ne se braqua pas pour autant. Elle n’avait tué personne, chaque plaignant était visiblement en vie et mû d’une profonde envie d’en faire leur propriété. Autant dire qu’elle ne devait pas être si désagréable sous ce jour …

Pour tout avouer, Salem ne détestait pas ce genre de petits jeux. Certes, il n’était pas non plus adepte des extrêmes, mais un peu d’animation ne faisait jamais de mal. Et puis … Elle gardait la même classe, cette silhouette fine et maintenant encore plus appétissante … Ahem. Encore un peu et il finirait par en avoir la trique le salopard ! Ecoutant d’une oreille aussi attentive que possible les explications de la jeune femme, il comprit pourquoi et comment elle en était arrivée à avoir tellement de plaintes contre elle. Mais il n’avait encore aucune raison de la livrer à son ancien partenaire et pour tout avouer … Il n’en avait pas vraiment envie. Il voulait les connaître, chacune des facettes de sa personnalité, plus que jamais intrigué par cette étrange personne.

Dans un petit sourire, il lui répondit finalement, n’ayant auparavant même pas sourcillé tandis qu’elle semblait se délecter de la situation « Une brute comme les autres ? Est-ce comme ça que vous avez envie de me connaître ? Ou peut être préférez-vous que je sois aussi doux, attentionné et prévenant qu’avec Elle ? » Bien que ses connaissances en la matière ne grattaient que la surface, il avait vu bien assez de cinglés – et l’était lui-même devenu, durant un temps – pour comprendre comment ils marchaient. Pas la peine de les braquer, c’était le risque de les faire fuir ou les pousser dans des situations extrêmes qu’ils n’auraient pas adopté en temps normal … Les menant ainsi à un faux jugement et à la case prison, sans passer par la case départ ou toucher dix-mille dollars !

Préférant jouer la carte de l’honnêteté, autant envers elle que lui-même, il plaça tranquillement son index à la base de sa gorge et le laissa tranquillement remonter, tandis qu’il poursuivait ses propres explications « Vous savez parfaitement ce que je suis, n’est-ce pas ? Ce que vous voulez savoir, c’est qui je suis, et pourquoi je m’intéresse tant à vous. Il semble que vous ayez assisté à notre petite session musicale, vous savez donc à quel point elle m’a troublé … Vos caractères étant radicalement différents, je devrais sûrement me méfier de vous, peut être même avoir peur, contrairement aux autres qui seraient excités en présence de votre personne, et violents en présence de la sienne. Mais … Vous m’intriguez, toutes les deux, vraiment. Vous êtes bien plus complexes que les apparences veulent bien le laisser voir, et j’aime ça. »

Son doigt avait progressé, lentement mais sûrement, pour finalement atteindre la pointe de son menton. Sans la forcer, il aida ainsi son visage à se redresser un peu vers lui pour qu’ils puissent se regarder, dans les yeux. Avec un petit sourire, il rajouta, amusé « Et ne vous inquiétez pas pour cette blessure, je suis certain qu’il lui faut juste un petit coup de pouce pour l’aider à s’effacer … » Au sens propre comme au figuré, mais cela Salem ne le vérifia pas. A la place, il laissa ses lèvres faire le travail, quand il les porta doucement contre les siennes. Son sang avait définitivement quelque chose d’unique, sur lequel il ne pouvait mettre le doigt. Mais sincèrement, il s’inquiétait de bien peu de choses à présent, se contentant de profiter de l’instant présent et lui prouver qu’il avait raison. Le temps aidant, le baiser se fit un peu plus insistant et, inéluctablement, il vint même à caresser l’intérieur de sa bouche. Certes, pour le coup c’était lui la catin de service, mais si c’était le prix à payer pour profiter du moment et être certain qu’elle n’ait aucune séquelle, alors il acceptait avec joie de porter cette image soit disant si dégradante.

Finalement, leurs lèvres vinrent à se séparer et, une fois assez écartés, il plaça une petite distance entre eux pour rajouter « Si vous voulez toute l’histoire, une connaissance m’a demandé de chercher à en savoir plus sur vous, dans l’espoir de comprendre pourquoi vos conquêtes semblent si décidées à vous poursuivre par tous les moyens et vous mettre le grappin dessus. Mais je comprends maintenant, vous les rendez complètement accro, n’est-ce pas ? Si vous voulez mon conseil, vous devriez définir des règles plus claires avant de jouer avec eux, cela vous éviterait bien des problèmes, tout comme l’éventualité que l’incident précédent ne se reproduise … » Il venait de lâcher une véritable bombe et, ne voulant pas la laisser sans réagir, il garda le silence un moment. Elle pourrait très bien fuir en courant, le gifler comme jamais ou même essayer de lui faire la peau – ce dont il doutait, toutefois – Salem était prêt à l’endurer.
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 19:25

La musique adoucit les mœurs


Neolina était, tout comme son Originale, une artiste ! Alors la comédie elle connaissait ! En plus, elle était grecque, alors les drames antiques, elle connaissait aussi. Mais  jouait-elle vraiment la comédie cette fois-ci ? C’était souvent le cas … Elle savait flatter pour attirer, jouer de ses nombreuses charmes pour briser la volonté. Elle donnait toujours une petite touche théâtrale à ses répliques mais … Non ! Ici, elle était sincère. Étrangement sincère il fallait dire. Non pas qu’elle était une menteuse mais juste une joueuse confirmée qui aimait faire tourner en bourrique les autres. Enfin, ici, la demoiselle répondait sans trop de détour. Le paradoxe, c’est qu’elle restait très franche  malgré ce jeu perpétuel. Étant loin d’être aveugle, elle avait compris l’intérêt que porter sa moitié à cet homme. Quelque part, elle comprenait ce « choix ». Après tout, il était très loin d’être laid. Un ténébreux tout en muscle avec de la personnalité et du charme. Et en plus il ressemblait à leur sauveur. Que demandait de mieux ?! Elle était comblée ! Mais Neo’ était plus …. Joueuse, sans trop vouloir se répéter. Elle voulait le tester, leur tendre des ‘pièges’ et l’inciter à fauter. Cette mise à l’épreuve était un passage obligatoire pour lui accorder, ou non, sa confiance. Bien qu’elle était l’opposé d’Aky’, cette femme restait méfiante, qu’importent les aspects changeants de sa personnalité. Ce double n’était pas malveillant, elle disait même prendre soin de son autre elle par sa dureté et sa manipulation. Elle était une Leadeur, une forte tête qui n’hésitait jamais et qui savait ou elle alait. En gros … Tout ce que n’était pas l’Originale. Mais cette dite Originale était aussi douce, tendre et aimante, tout ce que n’était pas Neo. Elles se complétaient étrangement …

Face à cette nouvelle Inconnue, le Brun ne semblait pas spécialement déstabilisé. Il ne prenait pas non plus la fuite. Il avait même … Presque tué pour elle. Un geste admirable et fort appréciable. Vraiment, un chevalier servant ! Mais espérons qu’il ne soit pas juste cela ! Il fallait plus qu’un beau minois et de la gentillesse pour faire vibrer l’une des deux filles. Elles n’étaient pas vraiment intéressés par les mêmes choses, elles ne cherchaient pas non plus les mêmes choses ! Faire ce simple constat permettait de comprendre les deux femmes plus facilement. Mais aussi de voir à quel point il était dur de les approcher, de les apprécier et les comprendre. Attendaient-elles vraiment cela de lui ? Elles ne pouvaient le dire, pas maintenant en tout cas. A ce nouveau jeu, l’Inconnu se mit à sourire, affirmant qu’il n’était qu’une brute parmi tant d’autres. Tiens donc ? La suite fut plutôt curieuse. Il l’interrogeait sur quel facette elle voulait connaitre. Si elle voulait qu’il soit doux et attentionné comme avec Aky ? «  Tch … Je n’ai pas besoin de cela ! » non. Elle avait besoin d’un homme fort et sûr de lui, entreprenant qui savait ce qu’il voulait. Neolina laissait la tendresse à l’Autre, qui en avait cruellement besoin.

La jeune femme voyait bien que son attitude était également différente, plus cash, ce qui lui plaisait au passage. L’hybride ne le quittait pas du regard alors qu’il venait à poser la main sur elle. Ou plutôt un doigt. Ce dernier se glissait doucement sur sa gorge, découvrant sa chair telle une caresse plutôt tentante. Que cherchait-il à faire ? Faire partie de ses nombreuses conquêtes ? Peut-être la calmer pour que l’autre refasse surface. He bien …. Non, perdu ! Et le Brun marquait un point ! En effet, cet intérêt la rendait curieuse et quelque part, elle lui rendait assez bien cela. Neolina était très sélective ! Cela était presque un honneur de se faire choisir par cette Déesse tout droit descendu de l’Olympe. Mais elle se questionnait elle-même. Son intérêt venait-il de l’envie de faire plaisir à son Double, ou il était véritable ? Le vampire se disait troublé par l’une, mais intéressé par les deux. Par ces deux personnalités aussi différentes que singulières. Ainsi, cela lui plaisait ? Il n’allait pas être déçu du voyage ! Durant ses paroles, il caressait toujours sa gorge, tel un prédateur prêt à la mordre. Surement l’aurait-elle pensé si elle n’avait pas assisté à son récent diner. L’homme attrapa son menton et lui redressa le visage. Sans y porté la moindre résistance, Neolina le laissait faire, venant maintenant à le fixer de ses iris azurés. S’attendant bien à la suite, la jeune femme le laissait s’approcher pour l’embrasser. Elle eut un léger sourire alors qu’elle répondait à son baiser. Le doigt qu’elle avait posé sur lui se transformer en une légère poigne sur ses vêtements, le tenant proche d’elle. Neolina frissonnait légèrement a ce baiser, mais elle gardait une certaine distance dans sa posture, une façon de dire qu’elle n’était surement pas sienne, oh non … Pas aussi facilement ! Elle était une femme insaisissable comme l’horizon. Et ce, même si elle venait caresser sa langue de la sienne. Un échange très agréable il fallait en convenir ….

Leurs lèvres séparaient, l’homme reprit un peu de réserve, alors que la demoiselle semblait satisfaite. Enfin, le Brun annonçait son but. Il était ici pour elle. Trop flatteur ! Mais elle en apprenait aussi. Il y avait eu de plaintes contre elle. Voilà qui était fâcheux, et plutôt surprenant. Mais il avait mis le doigt sur l’essentiel : les rendre accro. C’était … Amusant à voir un tas d’hommes à sa solde, prêt à se mettre en quatre pour réaliser le moindre désir, la moindre envie et demandes. C’est vrai qu’elle les tenait par le bout du nez. Neolina ou la Diva Grecque … Le plus curieux, ce fut les conseils du Brun. Etonnée, elle haussa les sourcils tout en prenant soin de l’écouter. Hmm … La metamorphe se décolla du mur en faisant quelques pas, venant à se gratter doucement le menton « Des règles dites-vous ?... Quels sont celles de ce jeu ? Ça m’intéresse beaucoup ! » Demanda-t-elle avec entrain ! En tant que joueuse confirmée, elle ne disait jamais non à un nouveau jeu !  L’Albinos semblait réfléchir, elle regarda un instant le corps de l’humain, cet homme était vraiment répugnant et dépourvu de classe, un jouet …. Parmi tant d’autres au final ! « Tiens … Je ressens une sorte de déception. Elle doit être jalouse que vous m’ailliez embrassé. D’ailleurs, ce genre de geste serait plus à lui accorder à elle qu’à moi. Il faudra rectifier le tir Super-Mâle. »  et pouf un nouveau surnom. Flatteur ce dernier non ? La jeune femme continuait à faire quelques pas puis elle termina par lui tourner le dos. Neolina longea le couloir pour rejoindre les loges, tout en lui faisant un signe du doigt pour l’inviter à la suivre. « Vous voyez, on ne cherche pas du tout la même chose ! Elle cherche … Comment ça s’appelle déjà cette chose dégoutante là ...  Ah oui ! L’amour ! Moi je trouve cela contre-productif ! La vie n’est pas drôle si elle n’est pas pimentée par le gout du sang et du plaisir, quel que soit sa forme. » Très franche oui oui. Mais cette simple réplique montrait vraiment la différence entre les deux femmes, deux femmes opposées mais portant le même visage. Arrivée dans les loges, elle partit se prendre un verre d’eau, laissant le Brun prendre ses aises sur les fauteuils et autres canapés. « Alors ? Pourquoi cet intérêt pour elle ? C’te nouille est trop naïve pour voir le danger. En êtes-vous un Super-Mâle ? » demanda-t-elle en lui lançant un regard en biais. Elle était peut-être dure avec son Originale, mais Neolina restait protectrice envers sa moitié.


Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Dim 17 Aoû - 20:23
Elle était peut être intrigante, joueuse, mais pour l’instant Salem la trouvait simplement énervante. Elle pouvait être joueuse sans forcément avoir le rôle de l’idiote ou de la peste. Aussi, il soupira avant de répondre, presque blasé par ce manque cruel d’introspection « Si vous ignorez les règles des jeux que vous créez pour vos conquêtes, vous risquez de ne pas aller loin. Ce que je veux dire, c’est que pour votre propre survie et celle de votre moitié, vous feriez bien de moins taper dans des psychopathes refoulés, et plus dans des relations réellement sans lendemain. Au cas où vous ne seriez pas au courant, votre condition est déjà bien assez difficile, alors si en plus vous attirez tous les cinglés de la terre parce qu’ils pensent pouvoir jouer avec vous sans qu’il n’y ait de règles définies, et donc aucune limite dans l’emprise qu’ils pensent avoir sur vous … Enfin faites comme vous voulez, je ne suis pas là pour vous sauver des griffes de ces méchants mortels. Je ne suis pas un bon Samaritain après tout, seulement quelqu’un qui en a assez de voir la connerie humaine se propager chez les immortels. »

Non, il n’était définitivement pas un bon Samaritain. Il n’était pas là pour sauver le monde, il n’était qu’un connard d’individualiste, un monstre qui avait ôté la vie à sa lumière … Et si ça continuait, il ferait de même avec la seule autre femme qui lui avait inspiré autre chose que de la déception en une décennie. Pas qu’il voulait faire ça, mais si son double ou moitié continuait de se foutre de lui, il perdrait vraiment patience, quitte à lui faire comprendre qu’il se contenterait d’une personnalité et se ferait une joie de coller l’autre au placard. Faire des concessions, oui, mais pas à n’importe quel prix, non mais oh ! Toutefois, comme irrémédiablement attiré par la lueur qui émanait des deux personnes en une seule enveloppe charnelle, il la suivit gentiment, même s’il cru qu’il allait jurer lorsqu’elle lui trouva un autre surnom. Pour que même lui trouve qu’elle avait un sens de l’humour assez pourri, c’est qu’elle était déjà à la limite de l’irrécupérable !

Plus il avançait, plus il écoutait les propos de l’autre d’une oreille distraite. Actuellement, il en venait presque à regretter d’avoir trouvé la seconde personnalité intéressante. En réalité, elle était banale, hautaine, prévisible à souhait et surtout digne d’une image cliché et déjà-vu de quelque chose de tout sauf original. Il avait vu des malades mentaux, des psychopathes, des monstres et pire encore en vingt ans de carrière. Ce qu’il recherchait, c’était quelque chose de différent, qu’il avait trouvé en l’artiste mais qu’il cherchait encore chez la dominante. Blasé, il se cala sur le bord d’un fauteuil et la toisa longuement. Cette fois, il en avait assez, que ce soit de son air supérieur j’me-dis-dominante ou du peu de considération qu’elle avait envers ce qui devait être sa moitié et à laquelle elle devait au moins un peu d’attention.

« Tu veux vraiment le savoir ? Très bien. » Il se leva, se plaça face à elle et, sans crier gare, la chopa violemment par le cou. Sans la moindre trace d’émotion dans sa voix, il la colla au mur et rassura sa prise en usant de son don pour empêcher tout mouvement brusque de son corps, qui serait aussi dangereux pour lui que pour elle. « Tu veux un Super-Mâle, quelqu’un pour te prendre violemment, pour jouer avec toi à qui est le plus fort ? Tu en as assez de ces petits minables qui se laissent avoir par tes stratagèmes, tu veux quelque chose de mieux c’est ça ? T’en veux plus, toujours plus n’est-ce pas ? » Il la toisa longuement, une pointe de colère non, de haine dans le regard. Puis, d’un coup, il relâcha sa prise et la laissa là, comme ça, pour lui tourner le dos et s’asseoir dans le fauteuil. « Dans ce cas, je passe mon tour. »

« Je pensais que vous m’intéressiez toutes les deux, mais il semblerait que je me sois trompé. Ce que j’aime chez elle, c’est qu’elle est différente, unique. Toi, tu es prévisible, d’une simple pensée je peux t’associer à n’importe quel attardé mental qui cherche la sécurité dans les bras du plus fort, quitte à en souffrir physiquement. Tu joues avec les autres, tu les prends pour tes jouets, tu te convaincs que tu as le contrôle et ça te convient, mais pas à moi. Peut-être que je me trompe, mais c’est la seule vision que j’ai de toi et elle me répugne. Ce que je cherche, c’est quelqu’un qui est à l’écoute, capable d’ouvrir son cœur et de se confier à l’autre, pas une tenancière de club de rencontre pour alter-égo hypersensible. » Il prit une bonne inspiration et continua « Je ne suis pas un Super-Mâle, je ne l’ai jamais été et ne cherche pas à l’être. Je suis comme je suis, et pour le peu que ça me convienne, je l’assume. Le plaisir que tu cherches n’est que physique, superficiel. Alors qu’elle et moi, j’ai l’impression que nous avons beaucoup plus que ça à nous offrir, quelque chose de bien plus profond. »

Tout en parlant, il réfléchissait aussi énormément. Il avait trouvé la perle rare, une seconde fois, mais elle était parasitée par une zone d’ombre qui risquait de la détruire à tout moment. Ce qu’il craignait vraiment, c’était de ne pouvoir empêcher la destruction de cette magnifique perle, et que cela le perde. Alors, autant pour limiter la culpabilité que pour se protéger, peut être serait-il plus judicieux de les laisser tranquilles, toutes les deux. Il avait de toute façon tout ce dont il avait besoin et ferait son rapport à Damian dès que possible, cela lui laisserait plus de temps pour gérer ses dossiers en retard.

Cependant, n’aimant pas rester sur un échec, et croyant peut être qu’ils avaient tous deux une dernière chance de se trouver quelques points ou centres d’intérêts communs, il rajouta tandis qu’il était déjà parti s’adosser au montant de la porte, prêt à tourner les talons à la première bourde de sa part « Vous savez ce que je pense de vous, aussi, si vous portez autant d’intérêt à votre moitié que j’ose l’espérer, soyez honnête autant avec moi qu’avec vous-même, et parlez moi un peu de vous. Pas d’elle, de vos conquêtes, de vos fantasmes ou de vos parties de jambes en l’air, juste de vous. » Le masque ne l’intéressait pas, et il avait été pour le coup assez clair, même s’il était finalement rentré dans son jeu, à prendre le contrôle de la situation et attendre qu’elle étale enfin ses cartes.
Jack Dixon
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Lun 18 Aoû - 10:50

La musique adoucit les mœurs


Curieuse mais agacée, Néolina ne l’écoutait que d’une oreille. Il jugeait sa conduite, lui disait qu’elle faisait mal et qu’elle n’allait pas allé bien loin. Quand savait-il ? Que savait-il d’elle ? De sa vie et de ses tracas ? Rien. Absolument rien, comme quiconque d’ailleurs. Cette femme était très secrète, du moins beaucoup plus que sa Moitié. Mais cela n’était pas sans raison. Cependant, elle n’avait aucune envie de s’expliquer sur le sujet. Au final, souhaitait-elle vraiment être comprise comme elle le disait plutôt ? Pas sûr. Et le conseil de ce type fut le suivant : Stopper ses caprices de Diva pour de réelles relations sans suite. Hmmm … Avait-elle à faire à un connaisseur ? Sans doute. Quoiqu’il en soit, le dos à moitié tourné, elle gonfla doucement les joues, prenant ainsi un air de gamine. Du genre : on me crie dessus, je boude. Car oui, elle n’était pas tellement mature non plus. Il ne fallait pas oubliée qu’elles restaient plutôt jeunes. Et dans son esprit, elle signalait à son Original : ce type est un ksekoliaris ! Tu t’es foirée crétine … Bien sûr, toujours endormie quelque part, Akylina ne perçue aucun de ses mots. Elle reviendrait après une absence, recollant temps bien que mal les morceaux. Mais pour l’heure, la demoiselle Lunaire se mettait à réfléchir. En tant que gamine, elle n’avait jamais songé aux conséquences  de ses …. Interventions. Son attitude avait attiré des problèmes à l’Autre qui, comme une nunche dépourvue de caractère, s’était laissé maltraiter par ce connard d’humain. Et puis c’était sa faute ici ! Elle n’avait qu’à savoir se défendre ! Et puis c’était chiant d’abord ! Pourquoi c’était toujours elle qui se faisait réprimander et par l’autre crétine avec sa naïveté de religieuse ?!

« Tu veux vraiment le savoir ? Très bien », venait-il de répondre. Intéressée pour le coup, la deuxième Haros se tourna vers lui. Elle le vit se lever de son siège et s’approcher d’elle. Mais son allure et se démarche sonnaient plus comme menaçantes qu’autre chose. Aussi, le Parasite vint à froncer les sourcils alors qu’une main s’enroulait autour de sa gorge, non sans violence. Elle eut le souffle coupé un instant. Neolina se retrouva plaquée contre le mur derrière elle, ayant une grimace à l’impact. Instinctivement, elle attrapa son poignet pour lui faire lâcher prise. Elle eut même dans l’idée de changer de forme pour s’enfuir, mais …. Quelle était cette sensation, elle n’arrivait même plus à bouger, complètement pétrifié par … Par on ne sait quoi d’ailleurs, mais surement pas la peur. Mais se rendait-il compte quand lui faisait mal à elle, il en faisait à sa Perle ? Après tout, elles partageaient le même corps … Les sourcils de la femme se fronçait un peu plus à l’entendre. Si elle voulait qu’il la prenne violemment ? Avant oui, maintenant non. Enfin … A savoir que sa récente remarque n’était nullement une invitation ! Seulement, une chose venait à la surprendre : cette touche de haine qui brillait dans ses yeux. Un regard qu’elle n’avait que trop vu durant sa courte vie, à travers les yeux bleutés de son Originale. Aussi, elle ne le quittait pas du regard, le défiant même ! Puis il l’a lâcha tout simplement, tourna les talons et partit se rasseoir, disons qu’il passait son tour. Tant mieux ! La métamorphe se massait doucement le cou, les traits toujours tirés par l’agacement. C’était quoi son problème d’abord ?

Et le jugement continuait. L’Inconnu lui disait sans détour ce qu’il pensait d’elle. Une femme prévisible et sans fond, qui cherchait juste la sécurité chez les plus forts. Oh vraiment ? Si elle cherchait un protecteur, elle n’aurait plus de conquêtes. Perdu mec. Et à chaque mot, Neolina se renfrognait d’avantage, venant presque à le haïr en vérité. Surtout quand il disait préférer une personnalité plus effacée mais tendre à ce qu’elle avait à offrir. Aussi, elle venait à se dire que la déception ne venait pas de sa  « sœur », mais bel et bien d’elle. Tch … Irritée à souhait, la jeune femme tourna le dos. Elle posa les mains à plat contre la table et baissa doucement la tête. Elle était fâchée contre lui, contre elle, contre Aky’ et le monde entier au final. Une boule de colère et d’insatisfaction, voilà ce qu’elle était. Dans son dos, elle entendait le Brun la questionnait sur elle. La vraie elle et pas uniquement ce qu’elle voulait montrer, ce pour quoi elle voulait se faire passer. A cette interrogation, elle griffa le bois de la table de ses ongles, laissant un léger grincement se faire entendre. « Tu sais c’que s’est d’passer toujours en second ? D’être là, complétement morte et effacée mais d’être malgré tout présente ? De voir que les sourire s’adressent à l’une mais la haine à l’autre ? J’ai toujours été là. J’ai tout vu à travers ses yeux. Sa vie, ses échecs, sa peine. Mais elle a toujours réussir à s’en sortir, d’une façon ou d’une autre. Les gens l’aident, l’estiment. Elle le côté humaine, pure et innocente. Mais nous sommes Hybrides comme le disent les humains. Toute la haine qu’on lui porte, s’est vers moi qu’elle se tourne. »

Plus elle parlait, plus la colère montait en elle, tout comme la frustration. Aussi, Neolina venait à se dire qu’elle s’était fait magistralement manipuler par cet inconnu, pour la faire parler, avouer. « C’est son nom que l’on retient, pas le mien. Même lui ne voyait qu’elle, cet enfoiré … Il était bien content de ne voir qu’une partie de la pièce, mais il l’a payé. ». La jeune femme venait alors à observer le verre d’eau juste devant elle. Via la mince surface liquide, elle pouvait entrevoir son reflet. Elle attrapa le verre et le serra dans son poing pour le briser. L’eau se rependit sur la table, les bout de verre également tandis que certains venaient à se loger dans sa chair. Mais pas une once de douleur ne l’a parcourait. Le Parasite observait juste son sang. « Vois cette existence comme une route enneigée, complétement blanche et immaculée, sans la moindre trace de pas, la moindre souillure. Mais cette blancheur se retrouve imbiber de sang, le mien, ou le sien … Le nôtre disons. Mais ces marques d’existences sont très éphémère, car déjà il se remet à neiger et ces traces vermeilles ne sont plus qu’un souvenir. » Façon très poétique et imagé de donner son point de vue. Mais la conclusion était claire. Elle était juste jalouse d’Elle qui pouvait vivre sans difficulté, alors que pour sa part, elle restait dans le placard, juste spectatrice d’une vie qu’il n’était pas la sienne. « Alors ouais, j’aime jouer et prendre mon pied. J’aime m’amuser et faire la fête. Peut-être que  je prends les hommes pour venir les jeter après. Une relation éphémère et douloureuse comme mes courtes interventions. Pourquoi devrais-je me retenir de faire ce que je veux alors que je sais que très vite je viendrai à disparaitre ? Pour lui laisser une vie tranquille pour derrière ? Pff. Connerie ! » . Déclara-t-elle en venant retirer les éclats de verre de sa chair, elle les posa un à un sur la table, réparant cette erreur … Car Madame avait peur du sang, il serait fâcheux de la voir s’évanouir à son retour. Tiens curieux … Elle disait se moquer de la « nuire »mais encore une fois, elle songeait à son bien être via cette attention. Instable cette deuxième femme. « Je n'demande qu'à exister pleinement mais ce n'est pas possible. Les humains sont cruels et méchants, alors pourquoi être gentille avec eux ? C'est contre-nature, ça n'a pas de sens ... » Sa dernière réplique sonnait plus comme une interrogation. Et cette cruauté cité, elles en avaient fait les frais, dés leurs plus jeunes ages.


Invité
Invité
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   Lun 18 Aoû - 15:20
Il l’écoutait, et avec bien plus d’attention qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Bien qu’il ne pipe mot et qu’il n’osa l’interrompre, il n’en pensait pas moins. Toujours faire passer l’autre avant soi ? Oh que oui il connaissait, et pas qu’un peu ! Il en avait tellement souffert des années durant qu’il préférait parfois ne pas y repenser, mais il avait fait tellement de sacrifices, pour les autres, qu’il avait certainement cessé de vivre pendant un moment, déjà trop longtemps à son goût. Il savait que, peu importe ce que les gens pouvaient en penser, les deux personnalités étaient des entités distinctes et pourtant étroitement liées. En faire taire une revenait à la tuer, et sans cet équilibre instable, l’autre tomberait irrémédiablement en désuétude.

Toutefois, profitant qu’il lui fasse dos, il esquissa un petit sourire en percevant ce qui était entre de la colère et de la jalousie. Elle se dévoilait enfin, était elle-même, loin de la perfection et l’assurance qu’elle jouait plus tôt, ce qui ne la rendait pas moins intéressante, pas le moins du monde ! Humant l’odeur si appétissante du sang, il daigna tourner sa tête et faire surtout dévier son regard jusque dans quelques reflets de miroirs, pour la voir, finalement si fragile. Se trouvait-elle si éphémère, peu remarquée et considérée ? Cela expliquait beaucoup de choses en un sens. Vivre ce qu’il lui restait de cette vie partagée, à fond qui plus est, à défaut de pouvoir en profiter pleinement. Bien qu’il ne fût pas schizophrène, il comprenait cela étrangement bien dans sa propre mesure. Le meilleur exemple était sûrement sa fille, avec qui il aurait aimé passer ces dix dernières années, et pourtant de laquelle il se tenait si loin, pour son bien être.

Intrigué par la fin de son monologue, il esquissa un nouveau sourire et se détourna un peu, de façon à être pile le dos sur l’embrasure de la porte, et apparaître de côté. Il ne voulait pas la regarder, ne souhaitait pas être troublé par sa vue et désirait seulement la comprendre un peu mieux. Ses mots suffiraient pour ça, il en était certain. Aussi, il demanda, dans une question aussi spontanée que rhétorique « Pourquoi te contenterais-tu d’humains, que tu sembles tant détester, alors que le monde n’est pas uniquement composé d’eux ? »

Lui laissant quelques secondes pour réfléchir, il rajouta « Elle paraît se complaire dans sa fragilité, mais il ne semble pas qu’elle t’a demandé d’arrêter de vivre pour la protéger … Je ne sais laquelle de vous deux est née la première, et sincèrement c’est le dernier de mes soucis. Mais le point est que vous êtes toutes les deux vivantes, et que vous avez toutes les deux le droit de vivre, chacune de votre façon. Tu vis à travers ses yeux, même quand elle a l’avantage. Pourquoi ne pas la laisser faire de même ? Peut être est-elle assez forte pour accepter ta façon de voir le monde, ou peut être même que cela l’aiderait à s’affirmer en voyant que ta force vous réussit plutôt bien. Là où je veux en venir, c’est que tu dois lui montrer, à elle et à tous ceux qui vous connaissent, que votre personne n’est pas constituée uniquement d’elle ou de toi, mais bien de vous deux, et qu’il faut apprendre à vous apprécier et vous accepter toutes les deux, sinon l’une en arrivera forcément à des extrêmes. »

Sachant pertinemment que ce genre de débat n’était pas fait pour durer des heures, surtout entre deux parfaits inconnus, il rajouta, en guise de conclusion « Si tu sens que ton existence n’est pas considérée à sa juste valeur, montre combien elle est importante. Pas besoin de vous mettre dans des situations plus étranges et dangereuses les unes que les autres, laisse-là simplement voir comment tu souhaites vivre, peut être acceptera-elle de partager, à défaut de ne pouvoir te laisser tout le temps l’avantage. »

Faisant un pas vers l’extérieur de la pièce, il s’arrêta soudain. « Je vais t’avouer trois choses, à toi de décider si ta moitié a le droit de les savoir. Un, je sais exactement à quel point il est difficile et douloureux de laisser passer les autres avant soi, peu importe la satisfaction que l’on obtient à les voir heureux. Deux, j’avoue m’être trompé sur ton compte, tu n’es pas aussi prévisible et dénuée de raison que je l’ai supposé, et je m’en excuse. Trois, je commence à bien vous apprécier, toutes les deux. Si vous pouviez accepter de me laisser passer un peu plus de temps avec chacune d’entre vous, sans que l’autre cherche à faire la guerre, fuir ou surprotéger sa moitié, j’en serais heureux. » Et, sans qu’elle n’ait le temps de lui dire quoi que ce soit de plus, il partit, non sans lâcher un dernier « Au plaisir ! » qu’il pensait vraiment.

Salem décampa rapidement du bar et attrapa illico son portable, pour contacter Damian dans la seconde. « Alors, ça donne quoi ? Nympho, psychopathe ou … » - « Rien de tout ça j’en ai peur. C’est seulement une fille bien plus fragile et complexe qu’on pourrait le penser, et qui se protège comme elle peut tout en essayant de vivre sa vie. » - « Je fais comment pour ses mâles en rut ? » - « Donne-moi leurs adresses, je vais leur faire comprendre comment on traite une femme, mortelle ou non. » - « Salem … » - « Pas de mort, ni de handicapé … Pas à vie du moins … » Il y eut un petit rire de l’autre côté de la ligne. « Je t’envoie ça. » - « Damian ? » - « Oui ? » - « Tu l’as fait exprès, n’est-ce pas ? » - « Comment ça ? » - « Tu aurais très bien pu aller à sa rencontre toi-même, et je suis certain que tu as du la prendre en filature avant de m’en parler, pour t’assurer de ce qu’elle était … Ou n’était pas. » - « Je ne vois pas de quoi tu parles, je … » - « Elizabeth. » Nouveau silence, assez pesant celui-ci. « Et que vas-tu faire ? Cesser de me parler, de trouver du réconfort chez ton seul ami, ou venir me casser la gueule ? » Salem esquissa un petit sourire, son stratège d’ami était trop habitué à des représailles de la part d’un con fini pour voir ça venir … Pauvre de lui, il allait tomber de haut ! « Rien de tout ça. Juste … Merci. » Et il raccrocha.
Contenu sponsorisé
(#MessageSujet: Re: La musique adoucit les mœurs | ft. Akylina   
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [FB 1625] La musique adoucit les moeurs... il parait.
» La musique adoucit les moeurs
» [FB 1617] La musique adoucit les moeurs, dit-on. {Sören}
» La musique adoucit les maux... [Dark Boursouf]
» halina △ la musique adoucit les mœurs

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Cristalcove :: Centre ville :: Bars & Restaurants :: Underground-