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Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)

Elizabeth R. Campbell
MiliceMilice
(#MessageSujet: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Jeu 21 Aoû - 14:21
Alvin Vint Svent. Trois petits mots sur une porte. Trois petits mots qui formaient à eux seuls un nom. Un nom qui n’avait d’ailleurs jamais parut aussi joli aux yeux d’Elizabeth. Ce nom-là n’était pas n’importe lequel, mais alors-là pas du tout ! C’est ainsi que se prénommait son nouveau titulaire et depuis qu’elle avait appris la nouvelle Rosie ne tenait plus en place. Elle hésitait encore entre sauter comme une puce dans tout le commissariat en criant sa joie ou se retenir et se comporter en adulte pour une fois. Elle décida que la deuxième option était de loin la plus sage aussi elle se contenta de laisser un sourire gigantesque apparaître sur son  visage. Enfin elle y était. Après toutes ces années à en rêver, elle allait enfin voir le terrain ! Depuis le temps qu’elle attendait ça ! Et cet immense sourire n’avait pas disparu une seule seconde depuis qu’elle avait reçu la nouvelle, vingt-quatre heures plus tôt. Son père avait paru aussi ravi que si on lui avait annoncé une prochaine colonoscopie quand elle s’était empressée de rentrer chez elle en hurlant dans toute la maison. Il avait toujours un peu de mal avec les idées farfelues de sa fille. Au fond elle le comprenait, il pensait sans doute qu’elle allait être mise en binôme avec un vampire et ça devait le terrifier que sa petite princesse prenne tant de risques. Elle avait eu beau lui expliquer qu’elle n’avait plus quatre ans, il n’en démordait pas.  Un vrai papa poule.

La jeune fille reporta son regard sur la porte devant elle et s’apprêta à frapper pour signaler sa présence quand une brusque bouffée d’angoisse l’envahit. Et si en fait tout ça n’était qu’une punition pour son mauvais comportement en cours ? Peut-être allait-elle devoir supporter un de ces vieux types acariâtres de la milice, un de ceux dont elle s’était toujours payé la tête et qui allait lui faire chèrement regretter son insolence ? Au final on allait la refiler à un emmerdeur de première qui lui pourrirait la journée avant de lui annoncer que tout ceci n’avait été qu’un mauvais tour et qu’elle devrait retourner dès le lendemain sur les bancs d’école. Elle n’y survivrait pas. Lui non plus d’ailleurs si c’était le cas. Elle ferait en sorte d’éliminer personnellement toutes les personnes qui seraient mêlées de près ou de loin à cette farce de mauvais goût !

Elle respira un grand coup avant de se taper gentiment la tête contre le mur opposé à la porte. Voilà qu’elle devenait parano, le stress n’était vraiment pas bon pour sa santé mentale. Elle avait bien perturbé deux-trois cours et s’était fait virée quelques fois mais ce n’était jamais rien de bien dramatique, rien qui ne puisse justifier une punition.  Non, c’était une idée totalement idiote. Personne ne pouvait être suffisamment tordu – exception faite d’Elizabeth – pour faire une blague aussi cruelle. On la reconnaissait enfin à sa juste valeur et voilà qu’elle commençait à se faire des films. Il fallait qu’elle se ressaisisse ! C’était le moment de prouver ce qu’elle valait  pas de se terrer dans un coin en se demandant ce qui l’attendait derrière cette porte et ces trois mots. Elle n’avait encore eu jamais peur de rien, ce n’était certainement pas aujourd’hui que ça allait commencer non  mais !

Prenant son courage à deux mains, Rosie frappa avant de pousser cette fichue porte – seul foutu obstacle entre elle et son titulaire qui ne pouvait pas être si terrible que ça – et de se retrouver dans un bureau. Enfin non dans le bureau. Celui dans lequel elle allait occuper un peu d’espace dans les prochains mois, voir peut-être années et avec un peu de chance son titulaire allait être un vampire sympa et cool… ça serait le rêve ! Elle s’y voyait déjà, elle pourrait placer un fauteuil dans le coin là-bas, juste près de la fenêtre parce que ça serait tellement plus chaleureux !

Toute perdue dans un trop plein d’émotions – des étoiles plein les yeux – et dans un futur qui pourrait ne jamais arriver, la jeune fille ne remarqua que tardivement la présence de quelqu’un d’autre dans la pièce. Bien évidemment c’était à prévoir, après tout c’était le bureau de quelqu’un mais quand la femme en question la dévisagea, l’esprit d’Elizabeth tilta. Il y avait un problème dans l’équation. Son titulaire était un homme. Pas une femme. Elle en était sûre de ça. Elle recula donc de quelques pas pour regarder l’inscription sur la porte. Pas le bon. Mauvaise porte. Oh putain.

Elle s’empressa de bafouiller des excuses – rouge de honte –  avant de sortir précipitamment, refermant la porte derrière elle. Elle s’était trompée de porte, dès le premier jour. Mais quelle conne ! Tout ça parce à cause de sa fichue tête et de ce foutu mur opposé sur lequel se trouvait cette saloperie de mauvaise porte. Et évidemment en voyant une porte elle n’avait pas vérifié à nouveau le nom, certaine d’être au bon endroit. Idiote, idiote, idiote ! La bonne porte était celle d’en face forcément, celle avec le bon nom dessus ! Celle sur laquelle elle s’empressa de frapper avant de la pousser délicatement et de passer sa tête dans l’embrasure.

-Euh… je suis bien chez Alvin Vint Svent ? demanda-t-elle d’une petite voix en avisant un type châtain assis derrière un bureau.

Sympathique l’entrée en matière, très recherchée aussi tiens ! Elizabeth ou comment passer pour une idiote dès le premier jour.
Alvin Vint Svent
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Jeu 21 Aoû - 20:51

Titulaire vs stagiaire




J’ouvre doucement mes yeux, je dois avoir fait une petite sieste. Je me relève torse nu pour attraper téléphone sur ma table de nuit. Il est tôt, mais je suis déjà en retard puisqu’il est vingt
-et-une heure passé. D’ailleurs j’ai un message vocal sur mon téléphone, mon supérieur pense que je suis en patrouille et me demande de passer au commissariat pour quelque chose d’important. Je retombe tel un mort sur mon lit en passant ma main droit sur mon front puis dans mes cheveux. Puis d’un coup je me lève complètement. Pas le temps ! Je suis en retard ! Je passe rapidement dans ma salle de bain pour me donner un coup sur le visage, puis je mets l’une de mes chemises, une dont la couleur est un bleu sombre. Ensuite je finis par mettre un pantalon de costume, des chaussettes et mes chaussures. Après quelques minutes je suis presque prêt, bien sûr j’ai pensé à m’appliquer un peu de parfum sur le cou.

On pourrait penser que je partirais immédiatement, mais non il y a quelque chose d’important que je dois faire ici aussi, une sorte de rituel avant de partir au boulot. Ce rituel est si important que même lorsque je pars plus tôt travailler je ne reviens pas trop tard à la maison pour ce rituel. Je parcours le couloir de mon appartement au dessus de l’Underground, puis je m’arrête doucement devant une porte et je frappe avant d’y entrer. Mon rituel concerne la personne se trouvant dans cette pièce, ma fille Elise que je considère être la personne la plus importante dans ma vie. Cependant, je lui explique que je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, mais bien assez pour la serrer dans mes bras, lui faire un gros bisou et lui souhaitée de faire de beaux rêves. Facile à dire, mais cela ne devait pas être facile d’être à sa place, de savoir son père sur un terrain pouvant être dangereux tous les soirs pendants que tu dors… Enfin passons…  Avant de partir je n’oubliais pas la touche finale à ma panoplie, une veste de costume assortit à mon pantalon et l’écharpe jaune qu’Elise m’avait offerte que j’attachais comme une cravate… Après ce petit passage, je me rendais à mon garage avec une question en tête moto ou voiture ? Ce soir j’opterais pour la voiture, après tout elle peut être utile si quelque chose me tombe dessus… Je démarre et en route pour le commissariat.

A peine arriver on me saute dessus, « Alvin dans mon bureau », sérieusement si j’avais gagné un dollars à chaque fois… Une fois dans le bureau mon chère supérieure me tendit un dossier tandis qu’il fumait son cigare… Le dossier d’une rouquine, oui et en quoi cela me concerne t-il ? Je hausse légèrement un sourcil en lui demandant des explications sur cette jeune rouquine. Certes je suis célibataire, mais j’espère qu’il ne veut pas me casser avec sa nièce ou je ne sais quoi… Finalement, mon chef m’explique calmement que c’est ma stagiaire, je ne suis plus un binôme depuis l’affaire avec Faith et ainsi mon nouveau binôme serais cette gamine…

« Quoi ? Une quoi ? Une stagiaire ? Hors de question ! Je fais très bien mon boulot seul, je n’ai pas besoin de ça…

Bon d’accord, il m’arrive d’être blessé sur le terrain, mais tout le monde et puis raison de plus elle a l’air fragile…

Oui je sais, j’ai commencé comme elle, bon je vais lui laisser sa chance… Toute manière je n’ai pas le choix… »


Je prenais son dossier avant de me rendre dans mon bureau, après tout connaitre un peu la demoiselle avant de la rencontré cela ne pouvais pas me faire de mal. Une fois dans mon bureau je fermais la porte pour m’installer correctement, c’est-à-dire les pieds sur le bureau en me balançant sur ma chaise, bien sûr je posais ma veste sur mon dossier gardant cependant mon écharpe autour du cou. Le dossier dans la main je lisais une ligne sur deux, en réalité j’étais plongé dans mes pensées. Quel genre de stagiaire est-ce ? Et puis, étais-je vraiment qualifié pour être un bon tuteur ? Lorsque j’étais stagiaire j’avais du mal à supporter l’autorité et maintenant j’étais devenu l’autorité, comment allais-je me supporter ? J’étais un peu anxieux, je m’étais pas préparer au faite d’avoir à nouveau une partenaire et encore moins un stagiaire… Soudain une petite tête rousse me fit sortir de mes pensées… Et visiblement elle me cherchait… Surpris sur le coup je fis littéralement tomber mes pieds sur le sol en reprenant une posture normal sur ma chaise.

« Euh oui c’est moi, tu dois être la petite nouvelle… Euh Elizabeth c’est bien ça ?
Entre et installe toi, pour ton bureau ça attendra un peu juste le temps que le personnel installe tout ça… Euh bienvenu…

Ecoute je ne sais pas si je serais un bon titulaire, mais j’essaierais de t’apprendre ce que je sais. Par contre on va devoir le faire à ma manière…. Et surtout on va devoir avoir confiance l’un en l’autre. Après tout le baratin officiel je pense qu’on t’à assez pomper l’air avec ça non ?

Alors, j’ai lus ton dossier, mais présente toi un peu, qui tu es ? Pourquoi la milice ? Ensuite tu pourras également me posé des questions »




Elizabeth R. Campbell
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Dim 24 Aoû - 14:58

Le cerveau d’Elizabeth fonctionnait à plein régime, toute stressée qu’elle était en attendant la réponse de son interlocuteur.  Ses émotions commençaient à la submerger et il ne fallait pas qu’elle commencer à craquer sous le coup du stress pour si peu ! C’était bien la première fois qu’elle se sentait aussi nerveuse d’ailleurs, sans doute à cause de sa précédente bourde et de son erreur de bureau qui n’était pas planifiée, elle venait de perdre légèrement le contrôle de la situation et rien n’aurait pu la stresser davantage. Et toutes ces fichues questions qui s’entremêlaient dans sa tête, planifiant un début de migraine. Peut-être s’était-elle encore trompée, peut-être ne savait-il pas qu’elle venait aujourd’hui, peut-être même qu’il ne savait pas tout court qu’une nouvelle stagiaire allait arriver et du coup tout ceci allait tourner à la catastrophe. Et puis si elle ne l’aimait pas ? Pire encore, s’il la trouvait détestable dès les premières secondes ? Peut-être pensait-il qu’elle n’était pas taillée pour le métier, qu’elle était trop menue, trop fragile, pas assez adulte. Ou alors il avait quelque chose contre les roux ? A moins que ça ne soit simplement le fait de se coltiner la rouquine la plus énergique de la classe selon ses professeurs. Que ferait-elle si c’était le cas ? Et s’il la mettait à la porte à peine arrivée ?  Son orgueil ne le supporterait jamais, elle serait capable de faire une esclandre…  Le pire était sans conteste d’ignorer comment elle devrait réagir.  Rester digne ou éclater comme une furie ? La furie lui semblait de loin la solution la plus défoulante mais pas sûre qu’elle servirai ses intérêts.  Il y avait aussi un point auquel qu’elle avait volontairement omis de penser. Et si ça se passait bien ? Quelle attitude adopter ?

Elle en était là dans ses réflexions lorsque la chaise retomba dans un bruit sourd et elle pouffa comme l’adolescente qu’elle était. Les bonnes vieilles habitudes ne se perdaient visiblement pas avec l’âge, c’était rassurant de voir que même les adultes ne changeaient pas et pouvaient aimer se balancer sur leur chaise. Elle se souvenait encore de certains de ses professeurs qui râlaient quand elle le faisait. « Quatre pieds une chaise ! » avec la voix désagréable qui accompagnait cette phrase assassine, dieu qu’elle pouvait détester ça. Elle lâcha un soupir de soulagement avant de se permettre d’entrer. Après tout il venait de l’inviter à s’installer et ce bureau allait devenir le sien d’ici peu alors bon, elle avait le droit de toute façon. Elle sentit un poids s’enlever de ses épaules alors qu’elle s’asseyait en face de son mentor. Au moins c’était le bon cette fois, c’était déjà une bonne nouvelle. Aussi elle s’autorisa à se relaxer tout en dévisageant l’adulte. Le premier détail qui la frappa fut le côté porc-épic. Parce que vraiment, on ne pouvait que relier son mentor à l’animal quand on voyait sa coiffure, à croire d’ailleurs qu’il ne se coiffait pas ou coiffait trop au contraire. Ce détail la fit sourire. Il n’avait pas l’air bien méchant, plutôt perdu même, à croire qu’il ne s’attendait pas trop à sa venue. Lorsqu’il aborda le point du bureau, le sourire d’Elizabeth se fit plus grand encore si possible. Ça y était vraiment. Tout ça c’était réel. Pour de bon. Elle avait l’impression que son cœur allait s’échapper de sa cage thoracique tellement il battait de contentement. Tous ses foutus efforts avaient fini par payer et elle devenait une vraie stagiaire de la milice !

Elle l’écouta terminer son discours sans broncher, se permettant un petit rire à la mention du baratin officiel pompant.  Il n’aurait pas pu avoir plus raison, les discours lui faisaient toujours l’effet d’une douche froide, sans doute la partie qu’elle évitait le plus comme la peste alors elle lui était vraiment reconnaissante de lui épargner ça, au moins ça n’était pas un des ces vieux schnocks rébarbatifs et soporifiques. Par contre la partie sur les présentations l’ennuya un peu plus. Elle savait cette étape nécessaire mais elle n’aimait pas spécialement faire l’éloge de ses qualités et défauts, ils n’avaient pas de foutus profilers ou psychologues pour faire le sale boulot à sa place non ?

La jeune fille resta un instant perdue dans ses pensées, réfléchissant à ce qu’elle allait bien pouvoir dire. Après tout les questions n’étaient pas simples, comment répondre à ce genre de choses ? Elle ne pouvait  pas décemment se payer la tête de son titulaire… enfin pas trop. Il fallait choisir ses mots avec soin aussi mais le tact n’avait jamais été le fort de la rouquine, elle passait plutôt son temps à dire ce qui lui passait par la tête, c’était beaucoup plus simple d’être impulsive que réfléchie après tout. Quel casse-tête !

- Hum, eh bien en premier lieu je suppose que des salutations ne seront pas superflues pour bien démarrer alors bonjour ! Ravie de vous rencontrer !

Elle n’avait pas encore pu en placer une avant alors il fallait bien qu’elle commence par saluer non ? Et puis elle était vraiment ravie de le rencontrer, du moins pour le moment.

- Ensuite pour répondre à vos questions je pourrais vous parler durant des heures des mes passions, des mes goûts et dégouts mais je pense que ça serait plus une perte de temps qu’autre chose. Pour faire simple il paraît que j’ai un foutu caractère mais il ne faut jamais écouter les autres alors si vous avez entendu des bruits de couloirs, mieux vaut les oublier ! Je dirais plutôt que j’ai tendance à être trop enthousiaste ou optimiste mais que je peux vite virer en colérique névrosée ce qui, avouons-le, est très loin d’être les symptômes d’un mauvais caractère, non ? Sinon on m’a souvent décrite comme un élément perturbateur parce que j’aime bien taquiner les gens, vous trouvez ça normal vous ? Une petite farce de rien du tout et vous vous transformez en sale gosse de service, c’est cruel ! Enfin sinon je suppose qu’on peut dire que je rends la vie animée. De toute façon vous finirez bien par le savoir, plutôt rapidement d’ailleurs je pense.

Ça résumait tout non ? Elizabeth avait horreur qu’on la décrive comme une enfant qui ne pensait qu’à  emmerder son monde surtout que c’était trop loin de la vérité. Rosie ne pensait pas seulement qu’à ça et elle n’y pensait que pour les gens qui méritaient ces emmerdements.

- Après sinon je suis peut-être menue mais j’ai appris à me servir de mes petits bijoux l’année passée pour compenser - même si c’est encore loin d’être parfait - et je suis plutôt rapide, j’arrive à me faufiler dans pas mal d’endroits aussi. Pour ce qui est de la milice j’ai envie de répondre : « parce que » mais personne ne se satisfait jamais de cette réponse-là – allez savoir pourquoi, moi je la trouve vachement satisfaisante – du coup je vais dire simplement parce que j’en ai envie et que quand j’ai une idée en tête c’est difficile de me faire changer d’avis – au grand damne de mon père d’ailleurs, le pauvre ne s’est toujours pas remis de mon entrée dans la milice… D’ailleurs vous êtes un vampire ou pas ? Non parce que ça le rassurerait de savoir que non, remarquez moi je m’en fiche pas mal, vous pourriez être un brocoli que ça me ferait le même effet mais bon… les parents – tout simplement.  C’est satisfaisant comme réponse ou bien vous comptez marquer « cassée » avec un petit tampon sur mon dossier ? Non parce que personnellement je préfère éviter, depuis le temps que je rêve d’avoir un titulaire ! Et à part ça, pour vous ? Pour les mêmes questions bien entendu ! Parce que pour la confiance dans un premier temps c’est mieux avec du donnant-donnant, non ? Enfin je suppose que c’est un bon début, à vous de voir.

Peut-être qu’elle parlait trop ? Bon d’accord elle parlait sans doute trop, elle pouvait le sentir, sa gorge était totalement sèche et elle était un peu essoufflée. Peut-être qu’elle devrait envisager d’articuler mieux parfois aussi, elle déballait toujours ce qu’elle voulait dire avec un débit bien trop élevé, encore plus quand elle était légèrement nerveuse.

- Sinon… vos cheveux c’est naturel ? demanda-t-elle d’une voix enrouée.

Elle parlait définitivement trop.
Alvin Vint Svent
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Mar 2 Sep - 20:00

Titulaire vs stagiaire




Etais-je vraiment prêt à avoir une nouvelle partenaire ? Cette question était plus que légitime dans le sens où ma dernière partenaire en date était passée du côté obscure si on peut dire ça… Elle n’avait pas vraiment changé de bord, mais plutôt toujours fait partit du mauvais côté… Elle utilisait notre métier comme couverture pour « manger » à sa faim… Et le pire dans cette histoire, c’était que ni elle ni moi n’avait eu le courage de tuer l’autre alors que le bon sens l’aurait voulut… Enfin si aujourd’hui on me demandait si oui ou non je voulais une nouvelle partenaire, je pense que j’aurais continué mon job seul, mais puisqu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut, j’essayerai d’y mettre du mien pour former du mieux possible la demoiselle. En parlant de la jeune femme, j’avais rapidement lut son dossier, malgré que je lui demandais de se présenter, pourquoi ? Tout simplement, car vu notre faible différence d’âge il était fort probable qu’elle eut les mêmes professeurs que moi… Et pour être honnête, je ne gardais pas spécialement un bon souvenir de mes années d’étudiants… Entre les « Mr Vint Svent on ne se balance pas sur une chaise » ou les devoirs par dizaines qui nous tombait dessus… Ouais, ce n’était vraiment pas la fête cette époque… D’ailleurs certaines remarques dans son dossier me faisaient penser à moi… Ou à me rassurer dans l’idée que certain professeur n’était pas fait pour enseigner, mais ceci est un autre débat qui ne nous intéresse pas vraiment… La rouquine se trouvait devant moi, cela se voyait dans ses yeux qu’elle était heureuse d’être ici et je n’allais quand même pas lui briser ses rêves… Même si pour rigoler et voir sa réaction l’idée me traversait l’esprit quelques instants…

Je voulais la testé un peu en voyant à quel genre de public j’avais à faire. C’est pourquoi je fis mine de ne pas l’écouté lorsqu’elle répondait à mes questions. Je croisais les bras en retournant me balancer sur ma chaise. Le comble aurait été que je joue avec un stylo, mais je ne voulais pas qu’elle se sente insulté. Le but était de voir si elle savait garder son calme dans certaine situation. Je devais la former, et je le ferrais. Pas seulement parce que c’est un ordre ou un devoir en tant que titulaire. Mais uniquement dans le but de faire d’elle une future titulaire et également ma future partenaire définitif. Enfin tout ceci restant sous la condition qu’elle tienne le coup… J’allais lui en demander plus qu’un autre tuteur, mais c’était pour son bien… Finalement l’idée d’être tuteur ne me faisait plus tellement déchanter…

Passons et retournons à la rouquine. Je pense qu’elle avait assez bien résumé ce qui allait m’attendre avec elle, une vie animé. Le point positif c’est qu’on semblait être aussi taquin l’un que l’autre, mais ça je ne lui dirais pas… Oui je sais être un peu sadique, ça m’arrive à mes heures perdues… Puis elle m’expliquait un peu ses qualités physiques… Je haussais un sourcil inconsciemment car j’étais surpris par ces informations que je n’avais finalement pas demandé… C’était un bon point pour elle, elle me renseignait sur le type de duo qu’on pourrait devenir… Elle était vraiment rigolote la jeune fille, mais elle parlait un peu trop… Vous savez le genre de gamine surexcité qui ne s’arrête jamais… Une vraie pile électrique, mais elle avait réussit à me faire rire intérieurement… Bravo ! En tout cas j’acceptais de te donner ta chance, certes je n’avais pas le droit de refuser, mais je préfère me dire que tu as eu mon avale, que je t’ai choisis… Dommage que tu ne puisses pas lire dans mes pensées tu aurais été fière de toi… Je la laissais terminer, j’avais l’impression qu’elle avait réussit à se rajouter un poids toute seule, avec le stresse que je puisse briser ses rêves d’un simple coup de tampon… Je pris un air grave en me retournant correctement vers elle, puis je pris le dossier que je jetais à la poubelle sans rien dire… Et d’un coup je lui fis un grand sourire rassurant en éclatant de rire….
« Tu devrais voir ta tête !  Enfin sérieusement, bienvenu Rouquine. Tu m’as agréablement surpris, j’avais un peu peur de tomber sur une première de la classe coincé… Et tu pourras rassurer ton père sur deux points. Je suis un humain et je m’assurais que tu n’as pas trop de bobo… Par contre ta formation va être dur… Je serais sans aucun doute beaucoup plus dur qu’un autre tuteur, dans le sens ou je te formerais pour que tu sois ma partenaire, pas un stagiaire ou un simple milicien… Donc si tu as peur ou que tu ne te sens pas prête pour ça, je t’invite à écrire une lettre demandant un changement de tuteur pour les raisons que tu peux inventer…

En attendant ta réponse, je vais  répondre à tes questions… Alors je m’appel Alvin, je suis milicien depuis huit ans. J’ai choisis ce job par conviction, j’ai des choses à protéger et c’est le meilleur moyen d’y arriver… Concernant mes cheveux oui ils sont naturels, tu croyais que j’étais un vieux avec une perruque ?

Alors Rouquine, tu te sens prête à devenir ma partenaire ? »


Suite à ces mots je me levais pour lui tendre ma main, la suite dépendrait uniquement de son bon vouloir…
Spoiler:
 



Elizabeth R. Campbell
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Ven 12 Sep - 10:53
M…mais pourquoi qu’il jetait son dossier à la poubelle celui-là ? Elle était vraiment bonne pour la casse ? Ah oui mais non. Non, non, non, non, non ! Elle déconnait, bien évidemment qu’elle voulait bosser avec, elle serait même la meilleure stagiaire qu’on ait jamais vu s’il le fallait ! Elle garderait ses gosses ou sa mère et irait chercher les fleurs pour sa femme ! Elle lui baiserait les pieds trois fois par jour en lui vouant un culte ! Mais il ne pouvait pas la congédier simplement parce qu’elle avait encore ouvert sa grande gueule ! C’était du délit de sale gueule ça oh ! D’accord elle avait tendance à trop l’ouvrir mais il ne pouvait tout de même pas faire comme s’il n’avait cure d’elle et donc se débarrasser de son cas dans la minute en jetant un tas de papier dans une poubelle. C’était trop injuste ! Pas après tous les efforts et sacrifices qu’elle avait consentit à faire ! Il n’avait même pas consentit à réellement l’écouter lorsqu’elle avait répondu ! Pour qui il se prenait le porc-épic hein ?!

Elle sentit sa tête se décomposer et déjà les larmes venaient taquiner ses yeux tandis que son nez la chatouillait méchamment. Il ne pouvait pas faire ça, si ? Après tout si c’était un ordre venant du chef, il allait bien devoir obéir, non ? Il ne pouvait pas la jeter comme une vulgaire chaussette ! Pas comme ça ! C’était vraiment trop cruel. Il aurait au moins pu avoir la décence de paraître un minimum contrit… Mais non, à la place il tournait simplement le dos. C’était sans doute la dernière chose qu’elle verrait. Le dos de monsieur Alvin-foutu-porc-épic-Vint-briseur-de-rêves-Svent. Quelle chance ! Pour le coup, tout en Elizabeth lui hurlait de sauter sur ledit porc-épic et de lui dire ça façon de penser. Bien mauvaise idée mais ça aurait le mérite de lui soulager les nerfs. Mais non, elle ne pouvait pas faire ça, ce serait signer l’arrêt de mort de sa carrière pas encore débutée dans la milice. Aussi elle se contenta de garder la tête haute et s’efforçant de ne pas éclater en larmes.

Elle s’apprêtait à courir récupérer ledit tas de papier – communément appelé dossier –quand Elizabeth avisa le grand sourire – bien vite suivit d’un éclat de rire tonitruant – qui suivit de peu le début de l’effondrement de sa vie – de bien courte durée l’effondrement par ailleurs – et laissa la jeune femme pantoise un instant. Il se payait sa tête en plus ? Non mais il se rendait compte qu’il venait de lui filer la crise cardiaque ultime ? Vous savez, celle qui vous prend par surprise tout en prenant soin de bien vous faire souffrir avant de vous tuer ! Et en fait il semblait simplement vouloir se débarrasser de préjugés sur Rosie. Dire qu’elle était à deux doigts de lui faire bouffer le dossier par les trous de nez tout en s’excusant ventre à terre pour son comportement odieux. Bon, elle s’en serait voulu à vie mais au moins elle lui aurait fait comprendre qu’on ne jetait pas la rouquine comme ça. Heureusement le problème ne s’était même pas présenté et son titulaire se révélait être quelqu’un de plutôt agréable enfin de compte. Bien loin du vieux sadique qu’elle avait craint avoir durant un moment. D’ailleurs, en fait, pour peu elle lui aurait sauté dans les bras avant de lui rouler la pelle du siècle tellement il était parfait. Elle commençait à avoir des étoiles dans les yeux devant l’avenir qu’il lui proposait et qu’elle rêvait d’embraser depuis si longtemps déjà. Elle se contenta simplement de rosir de plaisir tout en souriant aux anges.

Une vraie milicienne. Elle allait devenir Elizabeth-foutue-vraie-milicienne-Rosie-partenaire-de-choc-Campbell. Le rêve ! Et il n’était même pas vampire ! Cette fois son père ne pourrait rien dire, na ! Oh oui, il serait pieds et poings liés, incapables d’interdire encore à sa fille de faire partie pour de bon de la milice. Et bam papa, prends ça dans les dents ! Dire que cette andouille avait prié hier soir pour que le partenaire de sa fille adorée chérie soit un vampire et ainsi avoir le droit de lui interdire de faire ce métier. Dépité qu’il allait être. Surtout que son titulaire ne semblait pas vouloir la lâcher de sitôt. Partenaire, carrément !

Elizabeth se força à respirer au lieu de simplement sourire comme une idiote, ça serait ennuyant de tomber dans les vapes là tout de suite. Il voulait qu’elle devienne sa partenaire. Partenaire comme dans « on va aller mater du méchant ensemble » ou « si tu as le bras arraché je te prête le mien le temps de finir le travail ». Si ce n’était pas merveilleux ça ! Il fallait vraiment qu’elle respire ou elle allait commencer à hyper ventiler de bonheur. Elle pouffa aussi comme une idiote lorsqu’il parla de ses cheveux. Un vieux avec une perruque… elle n’y avait pas pensé à celle-là… il rigolait hein ?

Elle lui lança un regard suspicieux en plissant les yeux histoire de distinguer si perruque il y avait. A vue d’œil ça avait l’air assez naturel que pour être vrai, maintenant il portait peut-être une perruque avec des vrais cheveux, rien de synthétique, et alors là ça se compliquait. Pourtant elle ne voyait pas de démarcation sur le côté, rien qui ne puisse indiquer qu’il s’agissait-là d’une supercherie. Et puis il lui avait posé la question à elle de savoir si c’était ce qu’elle pensait, il n’avait rien affirmé. Conclusion c’était un vrai jeune. Enfin jeune… mais pas si vieux que ça quoi ! Et puis si ça n’était pas le cas, elle aurait tout le temps de voir ça par la suite. Un problème de cheveux n’était pas un réel problème dans l’immédiat. Aussi elle se contenta de sourire une énième fois – à cette allure-là, elle allait se décrocher la mâchoire et elle finirait embauchée chez Colgate pour faire leurs pubs – et de serrer sa main vigoureusement. Comme si elle allait refuser une offre pareille sans blague !

- Un peu que je me sens prête ! Et puis si je ne le suis pas encore, vous allez me former donc ça ne saurait tarder dans tous les cas, non ? Parce que je peux me sentir prête et ne pas l’être pour autant mais dans ce cas, vous allez remédier à cette situation problématique n’est-ce pas ?

Non parce qu’elle se sentait vraiment prête. Mais entre le fait de se sentir et le fait de l’être réellement il y avait un fossé immense ! Et puis ce qu’ils voyaient en cours était totalement différent de la réalité et elle n’avait encore jamais vraiment connu la pratique alors bon… Roooh et puis si elle était vraiment nulle, elle aviserait voilà !

- Et puis sinon, navrée de vous décevoir pour la coup de première de classe. J’ai plutôt tendance à être loin, très loin, voir un peu trop loin parfois… Je ne suis pas mauvaise élève hein mais bon… Enfin passons ! Pour ce qui est de vos cheveux je me demandais si vous mettiez du gel dedans c’est tout… vous êtes pas un vieux hein ?

Et joignant le geste à la parole, elle s’empara d’une des mèches de son futur partenaire avant de tâter, histoire de voir s’il n’y avait pas de perruque planquée.
Spoiler:
 
Alvin Vint Svent
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Lun 15 Sep - 17:21

Titulaire vs stagiaire




La pauvre rouquine, en y réfléchissant après coup, je me rendais compte à quel point j'avais été sadique sur ce coup. Lui faire croire à la fin de sa carrière dans la milice, lui faire croire que celle-ci avait été tuée dans l'œuf par mes soins. J'osais à peine imaginer toutes les pensées morbides qu'elle avait pu avoir à mon sujet. Le classique bucher ou alors l'horripilante tronçonneuse ou que sais-je, d'ailleurs rien que par curiosité, j'aurais eu envie de le savoir. Mais au moins après ma blague de mauvais gout, je pouvais voir une chose sur son visage de la joie. La joie entraine la motivation et la motivation entraine du bon travail, non, je ne suis pas une petite créature verte d'une galaxie lointaine faisant un serment. Elle semblait peut-être fragile physiquement et n'était pas la première de sa classe, mais tant que la petite flamme en elle brulerait, elle pourrait devenir une milicienne tout à fait honorable. Maintenant, il fallait seulement qu'elle soit prête pour ce genre de vie, beaucoup de stagiaires abandonnaient en seulement quelques mois. Je suis sur qu'elle n'abandonnerait pas, elle a dû cran, j'en suis sûr ! Me déçois pas rouquine, je crois en toi ! Ce sont surement les mots que j'aurais dus lui dire, mais cela ne fut pas le cas, pourquoi ? Je ne voulais pas lui mettre trop de pressions sur ses épaules, après tout ce n'était que son premier jour...
« On prendra du temps pour te former, Rome ne sait pas faite en un jour. Tu vas en baver, tu vas vouloir abandonner, mais tien bon... Je... »


Soudain, mon téléphone fixe qui se trouvait sur mon bureau se mit à sonner, pour une fois que j'allais lui dire quelque chose de sympa la rouquine n'avait pas de chance. Je répondis avec un air plutôt détendu. Mon supérieur m'informait qu'un cadavre avait été retrouvé derrière une supérette et que j'allais être chargé de l'affaire, pardon qu'on allait être chargé de l'affaire. Mon visage se crispait légèrement en posant mon regard sur la demoiselle, l'envoyer sur le terrain pour son premier jour ce n'était peut-être pas l'idée du siècle... Je raccrochais assez rapidement, puis je regardais la petite rouquine.
« C'est ton jour de chance, on a un meurtre en ville, on y va ! Vu l'heure, mets-toi quelque chose sur le dos, je ne sais pas combien de temps on sera en vadrouille. »


Je me tournais vers mon porte manteau pour y saisir mon holster me servant à porter mon arme à feu, puis je me dirigeais vers mon bureau pour tirer mon premier tiroir et y prendre mon arme à feu qui y était rangé. Pour finir, je mettais à nouveau ma veste de costume tout en remettant comme il faut mon écharpe. J'étais prêt pour sortir, je me dirigeais vers la sortie du bureau en faisant signe à la rouquine de me suivre. Une fois dans le garage du commissariat, je lui indiquais ma voiture, une voiture bleue métallique sombre de marque française, pour qu'elle puisse y prendre place. Une fois sur le chemin, je préparais ma stagiaire à ce qu'elle allait voir sous peu.
« Rouquine, tu sais... Comment dire... On va trouver un cadavre, la première fois, ça peut être écœurant. Et même te donner l'envie de vomir avec l'odeur et tout ce sang... Donc si tu ne te sens pas prête, tu peux rester dans la voiture... Je comprendrais, ce n'est que ton premier jour. »


Une fois arrivé sur place, je détachais ma ceinture en adressant un sourire rassurant à la rouquine. Je sortais le premier sans vraiment attendre qu'elle en fasse de même, je ne voulais pas la brusquer. Je m'approchais de la scène, l'odeur du sang était bien présente... Le cadavre devait être encore « frai », les médecins déjà sur place m'expliquaient les informations dont ils disposaient. Le malheureux, un homme de trente-six ans avait dut tomber sur une personne peu fréquentable, des traces de luttes étaient présentes sur son corps et une marque de morsure présente sur son coup... J'avançais vers le cadavre recouvert d'une sorte de couverture, je mettais ensuite des gants en plastique pour regarder le temps de plus près. Pas de doutes, c'était bien une morsure de vampire... Vu la violence sur le corps du pauvre homme, son adversaire du soir devait être assez robuste. Malheureusement, on avait aucune trace à suivre pour le moment.
« J'espère que ce pauvre homme n'avait pas de famille... D'après vous, la mort à eu lieu, il y a deux heures ? Il y a peut-être des chances pour que le meurtrier soit encore dans le coin... »


Machinalement, je tournais ma tête en direction de la voiture comme pour regarder si la rouquine y était toujours, qui sait, j'aurais peut-être une bonne surprise.


Elizabeth R. Campbell
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Titulaire vs Stagiaire (PV Alvin Vint Svent)   Dim 21 Sep - 18:28
Vouloir abandonner ? Bouahahahaha, la blague du siècle ! Comme si elle allait abandonner maintenant qu’elle était vraiment dans le truc ! Il faudrait lui passer sur le corps pour la faire lâcher prise ! Et visiblement les dieux étaient avec elle parce qu’un meurtre dès son premier jour… elle n’en revenait pas ! Bon, elle compatissait pour la pauvre victime, fallait pas croire, mais son premier vrai meurtre ! Son cas ! A cette allure-là, elle allait finir par hyper ventiler de joie… tout en compatissant sérieusement pour la victime hein ! Parce que c’était vraiment bête de mourir, surtout en finissant tué et tout et tout mais… bon dieu ce que c’était excitant ! Aussi, c’est des étoiles pleins dans les yeux que Rosie regarda son titulaire se préparer pour sortir alors qu’elle-même se trouvait dans un état second. Un peu comme sur un petit nuage tout en notant mentalement que son collègue avait du beau matériel. Dit matériel qui lui rappela de vérifier qu’elle avait bien ses petits joujous mortels avec elle, histoire de ne pas paraître cruche en cas de problème. Ça l’aurait grandement chagrinée de devoir mourir aujourd’hui, sur sa première affaire en plus… y avait des limites au ridicule !

Elle s’empressa donc de suivre son titulaire tout en tentant de masquer sa joie. C’était vraiment malsain d’être heureuse de la mort de quelqu’un mais elle n’arrivait pas à s’en empêcher. Pour peu elle en aurait dansé la macarena sur place tout en faisant valser son t-shirt au-dessus de sa tête à la manière d’un tarzan vainqueur. Y avait vraiment un truc qui ne tournait pas rond chez elle. Quoi qu’il en soit, c’est à la fois euphorique et légèrement intimidé qu’elle s’installa dans la voiture désignée par le porc-épic. Euphorie qui fut de courte durée quand il lui parla de la scène du crime, du sang et tout ça. Voilà un problème auquel elle n’avait pas songé. Il y allait avoir du sang. Partout. Un corps en mauvais état sans doute. Non, forcément sinon on n’aurait pas fait appel à eux. Oh putain. Rien que d’y penser son estomac commença à vouloir jouer au yoyo. C’est vrai qu’elle n’avait encore jamais réellement eu affaire à un vrai meurtre. Les simulations et tout ça oui, mais ça devait être bien différent. C’est ainsi qu’ils arrivèrent sur le lieu du crime bien trop tôt au goût de la rouquine, à croire que les dieux s’amusaient vraiment ce soir. D’abord en lui accordant une chance, puis en lui retirant tout courage de la saisir. Et si elle se mettait à rendre son souper sur la scène hein ? Et si elle aspergeait le cadavre au passage ? Elle en serait mortifiée pour l’éternité, elle ne pourrait plus se regarder dans une glace sans avoir honte.

Elle sentit plus qu’elle ne le vit réellement son coéquipier sortir de la voiture et le courage la déserta au galop en même temps, ce traitre. Elle laissa sa tête tomber contre le tableau de bord, pestant au passage en se faisant mal, avant de se laisser respirer. Ce n’était pas une petite scène de rien du tout qui allait la tuer, si ? Elle pouvait très bien faire face à la situation, ouvrir cette fichue porte et laisser ses jambes la porter jusqu’au corps. Pas de quoi fouetter un chat ! Aussi elle appliqua les premières étapes de son super plan, à savoir détacher sa ceinture, ouvrir la porte et sortir de cette voiture. Manque de bol le reste ne se passa pas comme prévu et elle se retrouva accroupie derrière la voiture en train de gémir. Si elle commençait déjà à tourner de l’œil maintenant, elle pouvait dire adieu à sa future carrière prometteuse. Hors de question !

Elle se releva donc alors que le sol tanguait sous ses pieds et que ses mains tremblantes la maintenant tant bien que mal dans une posture proche du debout-droit. Elle inspira un grand coup avant de se diriger d’un pas mal assuré vers son tuteur. Tout allait bien se passer, il suffisait de faire abstraction de l’infâme odeur – mélange de rouille et de mort – qui commençait à venir lui chatouiller les narines. Sympathique l’accueil, surtout avec tous ces gens autour qui la regardaient venir comme si elle débarquait de Mars. Il y eut même un type qui tenta de lui faire comprendre que l’espace était interdit au public. Elle lui lança son regard le plus noir avant d’hausser les épaules et d’aller rejoindre Alvin, le crétin sur ses talons, lui hurlant qu’elle n’avait pas le droit. Elle allait le tuer. Non seulement ça aurait le mérite de le remettre à sa place, mais une fois qu’on venait de commettre un crime, le premier cadavre devait sans doute être moins impressionnant, non ? L’idée commença à la séduire sérieusement quand le corps se montra finalement. Une boucherie. Génial.

Rosie commença à virer verte pour de bon et le monde sembla tanguer autour d’elle alors qu’elle se mit à vomir tripes et boyaux dans un coin plus ou moins éloigné. Elle ne se releva que quelques instants plus tard avec autant de dignité que lui permettait sa petite scène avant de venir pour de bon aux côtés du cadavre. Elle prit subitement conscience que pour le coup tous les vampires n’étaient pas que des beaux gosses en mode bisounours et se sentit déglutir. Bizarrement, une fois le ventre vide elle avait l’impression que tout allait mieux. L’odeur ne la dérangeait plus tant que ça et le reste… eh bien il suffisait de faire abstraction.

- Vous aviez raison en fin de compte, une vraie promenade de santé ! Entre les crétins qui me prennent pour une civile et ce carnage, je me sens tout à fait dans mon élément maintenant. Surtout après un bon petit lavage d’estomac. Avec un peu de chances je ne ferais que m’évanouir au prochain cas. Moi je vous le dis, à cette allure-là on va faire une super équipe.

Rosie ou comment tenter de se voiler la face. Mais il fallait voir les choses en face, plus vite elle s’habituerait à tout ça et plus vite elle serait vraiment opérationnelle. S’il fallait pour ça voir deux-trois meurtres dégueulasses et avoir un affreux goût de bile en bouche, elle survivrait !
Spoiler:
 
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