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La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr

Lancelot E. McGarden
MiliceMilice
(#MessageSujet: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Jeu 16 Oct - 14:20
Zephyr & Lancelot

« La curiosité est un vilain defaut »


Dans les hauteurs de la ville, on pouvait entendre des bruits de casse-court … Des poulets qui piaulent, des cochons qui grognent, des chèvres qui béguètent. Etrange pour un centre-ville non ? Il suffisait de lever la tête vers un toit pour voir un jeune assis à son bord, le nez baissé sur son Smartphone, le visage caché par l’ombre de sa capuche. On identifiait vite cet homme comme un vampire. Sa posture dangereuse ne laissait pas de place aux doutes. A moins qu’il ne soit un suicidaire entrain d’envoyer un texto d’adieu à tous ses proches. Quoiqu’à ses derniers souvenirs, un humain était monté le rejoindre pour lui demander de ne pas sauter. Comme quoi … Ce même homme l’avait ensuite attaqué, pour le sauver et enfin l’emmener chez lui pour le soigner. Beaucoup de retournement de situation en un si court laps de temps … Et une bonne crise de nerf. Ce même type était un Guardian répondant au nom de Luke. Un humain stupide et cruel, comme les trois quart des humains. Par des paroles très violentes et dures, il avait su blesser notre Vampire. Puis il s’était racheté de meilleure façon qu’il soit : un baiser – réclamé par la victime faut-il préciser. Comment cela avait-il terminé ? Ils avaient fini dans le même lit. Et je vous vois venir ! Non, ils ont juste dormi … Cela faisait maintenant deux jours. Mais revenons à nos moutons – ce qui est plus ou moins vrai.

Sur son perchoir, l’homme ne fixait que son écran à pixel. La tête vers le bas, ses longs cheveux roux s’étalaient sur le toit et sur son jean. Il était avachi en avant, un genou relevé sur la corniche, l’autre jambe pendant mollement dans le vide. Ces seuls mouvements étaient son doigt qui se baladait sur son appareil. Pendant un instant, il posa son téléphone sur sa cuisse. D’une main, il chassa sa capuche en arrière « Trop chaud bordel … », dévoilant son visage ainsi que le cache-œil qui sertit son visage. Quant à sa dextre, elle attrapa une poche de sang posée à côté de lui. Lancelot porta la paille à ses lèvres et prit une gorgée de sang. Dieu qu’il était degueulasse en vérité … Froid et sans vie, du sang venant de la gorge en sommes. Mais il en avait besoin pour soigner ces blessures qui ornaient sa chair. En même temps, après s’être nourri au crochet d’un humain … Ce régime alimentaire n’était pas fou-dingue. Mais Emmet n’avait pas tellement le choix. Il ne pouvait demander à son colocataire de le nourrir, et en plus il avait grandement besoin de sang pour refermer ces plaies qui maintenant se faisaient bien trop présentes. Quoiqu’il en soit, son œil unique se portait un instant sur la ville alors que le sang-froid longeait sa gorge. Sous la nuit, cette ville n’avait rien à envier aux grandes capitales come Londres, ou Tokyo. Bien sûr … On ne trouvait pas les pubs et les fish&chips de sa ville natale mais bon … Par moment, le Londonien se faisait nostalgique. Depuis qu’il avait quitté Londres pour ses études à Havard et n’y avait plus remit les pieds. Cela faisait bien … Cinquante ans en fait. Whoua …. Pas étonnant qu’il soit pris de nostalgie. Mais passons ….

Après cet instant de parasitage, le Rouquin reprit son téléphone pour voir que les carottes avaient finis de pousser, prêtes à la récolte. Il fallait aussi tondre les moutons et nourrir les chevaux. Hay day … Quel jeu fantastique … Fantastiquement con surtout. Mais bordel de merde, Lancelot aimait bien ce genre de connerie ! Ça passait le temps …. Mais il vint vite à verrouiller son téléphone et le ranger quand il vit un type louche disparaitre sous les arbres du parc. Curieux, et méfiant, le Milicien attrapa sa poche de sang et se laissa tomber du toit pour atterrir en contrebas, sans aucun mal. Sans un bruit, il pénétra dans le parc et prit le type en filature. Ce mec puait le sang et la mort à des kilomètres à la ronde. Ces odeurs pestilentielles étaient très désagréables pour le flair d’un Milicien, si bien qu’il agita sa main devant son nez comme pour chasser ces senteurs fétides. Tout en se tenant à distance, il suivait le type étrange. Il était plutôt grand, maigre. Surement devait-il être paniqué pour jeter sans cesse des regards par-dessus son épaule. Fort heureusement, le milicien passait par le bois pour le suivre, sirotant de temps à autre sa poche de sang. Qu’il sente l’odeur de ce sang ? Peu de chance, la plastique cassait l’odeur – et un peu plus le gout – mais bref. Le type étrange arriva à proximité d’un banc sur lequel était assis un couple. Les deux jeunes gens roucoulaient et de bécotaient sans se soucier de cette approche menaçante. L’olibrius fit halte devant le bas et se jeta presque à corps perdu sur les deux victimes. Il bondit tel un clown hors de sa boite, puis un coup de feu se mit entendre ….

Le Hunter tomba en plein vol et s’étala au pied du banc. Son chute fut camouflée par le cri de la femme « Roooh c’est bon …. Mes tympans merci quoi … » annonça le Milicien en sortant de l’ombre, un revolver à la main, son repas genre Sunny Delight dans l’autre. Lancelot rangea son pistolet sous le regard apeuré des deux humains. Il s’approcha du corps et donna un coup de pied dedans pour le retourner sur le dos. Sa tempe se teintait de rouge en un délicat filet. « Connard d’Hunter … » Souffla-t-il entre deux gorgées de sang. Le Britannique soupira et lança un regard aux deux victimes. « Dégagez d’la vous … » ordonna-t-il aux deux humains qui prirent la fuite en cours. « Stupid human … » blasé d’avoir été interrompu dans la tonte de ses moutons, Lancelot s’installa sur le banc, posa un pied sur la tête du Hunter et sortit son téléphone, il composa un numéro et déposa le téléphone à son oreille. « J’ai besoin d’une patrouille de nettoyage à l’entrée sud du parc. Comment ça ? Evidemment qu’il est mort, on est pas entrain d'faire un monopoli …. Pourquoi j’l’ai pas arrêté ? T’es con ou quoi ?.... Raaah tu m’énerves, il allait bouffer des humains c’te crevure. Oh c’est bon, tu m’saoules, à plus. » Et il raccrocha et soupira bruyamment. Le Vampire se recoiffa d’un geste de la main et attendit sagement que la patrouille arrive pour embarquer le corps …







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Zéphyr J. Vinci
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(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Ven 17 Oct - 6:11

Lancelot E. McGarden

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Il fait froid sur mon monde de solitude. Le vent trépasse et bouscule mes cheveux qui se laissent virevolter sans jamais obstruer ma vue, et je déambule en quête de sens dans les rues du centre-ville. Il fait nuit déjà, et il fait bien sombre sur ce monde qui n'offre que désolation à mon existence. Sur ma route je n'aperçois que jeunes trop abreuvés d'alcool pour marcher droit, mendiants assoupis ou décédés ou vide constant et silencieux. Mes pas titubent lentement et je n'ai pas envie de rentrer. La nuit est réputée dangereuse, certains coins du moins, et peut-être est-ce là l'envie qui me tiraille. Le désir grandissant en moi de terrasser un vampire ou un Guardian qui traînerait un peu tard. Malheureusement ce n'était pas écrit sur leurs fronts, alors les vampires semblaient être des proies plus aisées. Je risquais gros, mais la haine qui consumait mon corps était bien trop infecte au quotidien. Une main dans une poche, l'autre s'accoutumant au geste du fumeur. Je cachais mes rictus agacés par cette fumée un peu épaisse qui s'éclipsait avec mes pas vifs. Je n'avais pourtant pas bu, ni rien, mais je pouvais sentir des effluves curieux s'enivrer de mon âme. C'était différent de ma colère habituelle, ma réflexion m'amena à penser à l'irritation. Totalement blasé par la souffrance et la solitude, je me voyais me perdre dans un ennui mortel depuis quelques temps déjà. Engouffré entre quatre murs oppressants, mes sorties s'enchaînaient, quelques rencontres suivaient et je m'habituais presque à ces nouveautés qui me semblaient inaccessibles. Je commençais à vivre, ce n'était pas grand chose, vraiment pas, mais j'avais une sensation d'existence que je n'avais encore jamais pu apprécier. J'en venais à divaguer sur mes besoins utopiques, sur des changements qui apparaissent bien trop souvent comme irrationnels, et quoique je pouvais dire, quoique je pouvais penser, ça faisait du bien. Une émotion d'effervescence qui s'échappe à ce broyage de noir quotidien, à mon habituelle haine qui consume et ronge tout ce qui peut fleurir en moi. Je relâchais la fumée de ma cigarette et je me sentais exalté par ces bouleversements.

Je me pensais sauf de toutes irruptions, et je ne faisais attention à rien. Ce qui m'entourait disparaissait et je profitais pleinement de cette soirée fraîche et vivifiante. C'était anodin, sûrement basique même pour la plupart des gens, mais un sentiment nouveau avait émergé depuis peu, et c'était agréable. La découverte surtout l'était, car inévitablement un cynisme exagéré viendrait supprimer la plénitude de cet apaisement passager. Mais ça n'avait aucune importance, car j'apprenais que malgré le désespoir il y avait quelque part, bien caché derrière, une croyance émergente. J'écrasais alors ma clope au sol lorsqu'une silhouette me dépassait, son aura et son odeur même marquait et hurlait vampire tout autour de lui. Je penchais la tête, et lorsqu'il se mit à courir vers le parc je sentis la chance tourner et je me sentais presque prêt à bénir ma soirée.

Patient, je prenais mon temps, m'allumant une cigarette avant de reprendre ma route, vers le parc à mon tour. Il semblait avoir tous ce que je pouvais haïr chez les vampires, et probablement une bonne partie que je haïssais chez moi. Il était loin, et à vrai dire, je ne l'avais pas dans mon champ de vision, je marchais, voguais dans le parc. Je n'avais pas à préoccuper des victimes qu'il pourrait faire, à vrai dire, ça m'arrangerait même qu'il en fasse. Ma haine se déversant autant chez les hommes que chez les vampires, qu'ils s'entre-tuent était une solution finale parfaite. Bref, je suivais la route principale, me disant bien qu'il croiserait ma route, qu'il attaquerait et que je pourrais le tuer, là, simplement, défensivement, gracieusement et pour mon propre plaisir. Malheureusement, il était déjà trop loin, déjà en vue sur des proies et en l'espace d'un mouvement déjà à terre. Je m'avançais comme si j'étais un curieux qui venait voir le chahut provoquer par l'arrivée fracassante et surprenante de ce milicien, sauf que, contrairement à d'autres, je m'intéressais pas au cadavre inutile du vampire, mais plutôt à ce qui venait de se passer. Mes yeux se posèrent sur le milicien nocturne, ses longs cheveux roux, son bandeau, sa clope et surtout sa poche de sang, et à cet instant précis je bloquais sur lui. Silencieux, intrigué, étonné, et même une légère admiration se dégageait de mon regard. Un vampire qui, sans hésitation aucune, tuait un autre vampire pour, et là encore sans hésitation aucune, protéger des humains. Ma surprise écarquillait mes yeux face à quelque chose qui relevait pour moi de l'impossible. J'avançais, et il fallait que je sache.


« Pourquoi l'avoir tué ? »


J'attirais son attention avec ces premiers mots, et montrant le cadavre, mes yeux passaient du corps gisant au sol à son regard à lui. Ne lui laissant pas le temps de répondre, je chassais la confusion.

« Pourquoi ne pas l'avoir aidé plutôt ? Pourquoi les avoir sauvés ? Tu les connais ? C'est ça ? C'est genre tes patrons ou des gens qui t'ont payés ? Ou alors t'es surveillé ? Tu avais pas le choix ? Du coup, si tu veux, je garde le cadavre, rattrape-les et va leur dire que t'es un vampire et que c'est pas normal de faire ça. Je m'appelle Zéphyr, au passage, et putain, t'es sûr que t'es un vampire ou alors tu bois du jus de tomate pour te donner un genre ? »

Je passais une main dans mes cheveux, regardant le vampire rouquin devant moi. La bouche entre-ouverte et le regard toujours surpris, n'en revenant toujours pas. Trop surpris pour le haïr, trop étonné pour faire quoique ce soit d'autre que de percer cette raison irrationnelle de voir un vampire tuer un vampire pour aider des humains.

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Lancelot E. McGarden
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Ven 17 Oct - 14:53
Zephyr & Lancelot

« La curiosité est un vilain defaut »


Le boulot terminé, Lancelot allait pouvoir retourner à ses cochons et ses poules. Assis, que dis-je, affalé sur le banc, il engouffra sa main dans sa poche pour reprendre son téléphone, paille entre les lèvres. Il avait bien sentit qu’il n’était pas seul dans les alentours. Ce n’était pas les humains sauvés, surement étaient-ils loin. D’ailleurs, il ne saurait dire quelle était cette odeur …. C’était un mixte d’humain et de vampire. Mais comment était possible ? Certes, il avait entendu parler d’être hybride mais il n’y croyait pas tellement. De toute façon, il n’en avait rien à carrer. Son travail s’arrêtait là, il n’avait plus qu’à se détendre en attendant qu’on vienne ramasser le corps de l’autre pouilleux. D’ailleurs, il avait encore les pieds dedans … Bah quoi ? Il était mort, il ne serait surement pas gêné. Mâchouillant doucement la paille tout en buvant des gorgées de sang, Lancelot attrapa enfin son téléphone pour l’allumer. Mais il redressa très vite l’œil vers le bois, voyant un homme étrange en sortir. Dis donc, il y en avait des gens louches dans ce coin de la ville. Lancelot le considérait du regard, le reluquant des pieds  à la tête. La première chose qui frappa Lancelot fut la contraste entre sa peau plutôt pale et ses cheveux de jais … L’inconnu avait une aura étrange, celle-là même qu’il n’avait su identifier plus tôt. Intéressant … Il avait une allure de noble, fortuné et prout-prout qui se cachait derrière un air hautain et méprisant.  

Après un bref coup d’œil, Lancelot l’ignora pour regarder son écran. Mais ce fut de courte durée car déjà l’Autre se mit à parler, lui demandant pourquoi il l’avait tué. Hein ? Il parlait à qui ?... Intrigué, Lancelot fronça les sourcils, retira la paille de ses lèvres pour venir observer autour de lui, peut-être y avait-il quelqu’un d’autre qu’il n’avait pas vu ou senti, peu probable mais bon .. Sait-on jamais. D’un geste de la tête, l’Inconnu désigna le cadavre sous les rangers du Milicien avant de le fixer. Prenant une inspiration pour lui reprendre, Emmet se fit couper le sifflet quand le brun reprit la parole, enchainant sur une autre question. Pourquoi ne pas l’avoir aider ? He bien parc… Pourquoi avoir sauvé les humains ? Le Rouquin était certes prêt à répondre à quelques questions si cela était nécessaire mais se faire bombarder de la sorte. Sa seule réponse fut un très caractéristique « Euh .... » God ! Quel homme curieux ! Et il n’avait pas tout vu. Car ce fut un arsenal de pourquoi et de comment. Ainsi que des suppositions de réponse. Ha ouais … En fait. Le type il répondait aux questions qu’il posait. Ok … Ta gueule Lancelot et laisse dans son délire de taré sorti d’l’HP. Et plus les questions tombaient, plus le visage du Borgne se décomposait. Quand la dernière question se fit entendre, le Britannique avait déjà oublié la première … Il eut comme l’idée de demander : Vous pouvez répéter la question ?... Mais il se tut, écoutant juste l’Inconnu se présentait sous le nom de Zéphyr. Zéphyr, le vent d’Ouest qui, d’un souffle, balaye tout sur son passage. Pour l’heure, il balayait surtout la volonté et la patience du Milicien. Patience qui ne fut plus quand le dit Zephyr émit l’hypothèse qu’il n’était peut-être pas un vrai vampire et qu’il pouvait du jus de tomate, tout cela dans le but s’donner un genre classe. Une petite veine se fit saillante sur la tempe du Milicien.

Le visage complètement déconfit, le Borgne fixait l’arrivant, d’un air de dire : Tu t’fous de ma gueule ? C’est quoi ? Un sketch ? Sauf qu’il avait l’air sérieux ce con … Damn. Blasé, Lancelot remit son téléphone dans sa poche et se frotta l’arrière de la tête avec sa main libre. Les cheveux un peu plus en bataille, il reprit une gorgée de sang. Enfin, il dégagea ses pieds de la dépouille pour s’avachir en avant, les coudes sur les genoux, il soupira. « Tu veux que j’te mordre pour t’prouver qu’s’est pas du fake ? » Demanda-t-il avec un sourire provocateur qui laissait entrevoir la pointe de ses canines. De sa place, il regardait l’humain … Ou le vampire de son œil unique, posant son émeraude sur lui. Il cherchait le moindre signe prouver ce qu’il était, ou ce qu’il n’était pas. Il n’avait pas de morsure à la nuque, enfin le foulard qu’il portait n’aidait pas à  « C’était quoi la première question déjà ?... » Prit-il le risque de demander alors qu’il s’affala de nouveau sur le banc. Cette-ci fois, il posa un pied sur son genou, luttant contre sa poche de sang pour aller chercher les gouttes dans le fond, crotte …. Foutue paille trop courte … Complot !





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Zéphyr J. Vinci
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(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Dim 19 Oct - 7:36

Lancelot E. McGarden

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Il y avait entre mes préjugés et son action une contradiction monstrueuse. Je regardais éperdument confus ce cadavre de vampire tremper dans son propre sang et je n'arrivais à concevoir logiquement que cet autre vampire puisse avoir été l'acteur de cette défense. Il était de toute évidence un vampire, la poche de sang qu'il buvait à la paille et traînait partout, cette aura si particulière qui faisait bouillonner ma haine si souvent, mais il était aussi de toute évidence un vampire différent. Milicien, le simple fait de son rôle échappait à ma raison. Des vampires aidant des humains à arrêter des vampires, pour moi, cela n'était qu'un mythe, une légende. Au début convaincu qu'il n'y avait en réalité aucun vampire parmi ces policiers durement armés, puis moins strict, je me disais qu'il les traînait en esclave les obligeant à faire toutes sortes d'actes répréhensibles contre leurs propres races. Ainsi donc cet homme était pour moi incompréhensible, il représentait à lui tout seul un mystère, une énigme, quelque chose qu'il fallait absolument résoudre, comprendre pour évoluer. C'était l'espoir, tout simplement. Oui, bien que ma haine submerge et balaye mes autres émotions lorsqu'un vampire encore tâché de sang se montre, ou qu'un Guardian apparaît en pensant être un putain de héros, ma philosophie de vie tendait vers des désirs d'utopie. Je ne croyais pas en la paix d'aujourd'hui, je voyais des vampires se venger, des hommes faire de même, instaurant un équilibre qui ne bougeait pas plus que ça. Je les voyais s'entre-tuer, pas sans un plaisir certain, et je réfutais toute existence pouvant contredire cette relation que j'imaginais inébranlable. Pour ainsi dire, le rouquin assis face à moi venait de briser ma bulle fermée et je me devais de revoir mes positions. Un vampire pouvait être, de son propre chef, allié aux idéaux humains. Malgré tout, se rendait-il compte ?

Je compris que ma salve de questions l'avait quelques peu prit de court. Il balbutiait une incompréhension comme si tout allait trop vite mais je ne pouvais ralentir la cadence, et encore, il n'avait rien vu. Curieux, excité, étonné, et sujet à une goutte d'espoir, je ne pouvais laisser partir cet homme sans explications, sans que je ne puisse comprendre comment, pourquoi, et tout ce qui formait ses raisons pour agir de la sorte. Il sembla réagir à mes quelques provocations, et je lui souriais légèrement, détendant mon corps qui se remettait du choc de la surprise.

« Me mordre ? Malheureusement ça ne serait pas probant. Mais tu as le droit de le faire ? En tant que "pote des Hommes" ils t'interdisent pas de mordre les gens ? Tu vois, au final, tu es pas vraiment avec eux, tu es une sorte d'esclave. Ils ont ta famille ? Ta femme ? Tes amis ? Je t'aiderais pas parce que t'es un vampire mais bon, au moins, je comprendrais. Ouais, je pourrais le concevoir. »

Je me laissais voguer sur mes pensées, honnête et sûrement maladroit, je me montrais bavard et ça me ressemblait pas plus que ça. Malgré tout, je n'y voyais aucune surprise, j'avais toujours eu besoin de savoir, d'apprendre, de connaître et pour ça j'étais prêt à tout. Assoiffé de connaissance, il était pour moi une pièce maîtresse dans l'évolution du monde et mes visions chaotiques s'en voyaient légèrement améliorées. Sa réaction montrait en plus qu'il avait, ne serait-ce qu'un tout petit peu, envie d'y répondre.

« Suis un peu. Pourquoi, toi, un vampire, a tué, lui, autre vampire, pour aider, eux, humains ? »


Plus lentement, je m'amusais sur ses nerfs de quelques provocations pour tester ses limites et ses droits. Un vampire me sauterait à la gorge, mais lui, il semblait différent et ce n'était pas qu'une question de maturité.

Je m'allumais alors une clope, et je m'installais à côté de lui. Je regardais un instant le ciel m'interrogeant intérieurement sur la suite avant de reprendre dans un soupire presque inaudible.


« Pourquoi n'es-tu pas un vampire normal.... ? »


La question était pour moi même et n'attendait pas de réponse. Je ne savais même pas s'il l'avait entendu, me disant simplement que je l'avais soufflé peut-être trop fort. Il déstabilisait mes ressentiments pour les créatures nocturnes, pour mes idéaux, mes réflexions. Il chamboulait et tout et bien que je puisse aimer l'intérêt que cela avait, ça m'enlisait également dans un tourbillon d'incompréhension qui m'amenait à une conclusion étrange : il faut repenser mon monde.

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Lancelot E. McGarden
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Dim 19 Oct - 14:14
Zephyr & Lancelot

« La curiosité est un vilain defaut »


Lancelot était complètement largué …. C’était d’une violence même ! Il n’avait pas une mauvaise mémoire, loin de là. Mais à force de pourquoi et de comment, il avait totalement zappé la base de cet interrogatoire. C’était qui ce type d’abord ? Il était d’la police pour le questionner comme un criminel ? Vu son allure non. Et McGarden ne l’avait jamais vu au sein de la Milice. Donc un civil un peu trop curieux et agaçant. Graaah ! Et puis pourquoi ça devait tomber sur lui ?! C’était un véritable complot anti-roux en fait ! Quand il cherchait à être tranquille, on venait l’importuner. Quand il chassait des hunters – en quête d’information -, on lui coupait l’herbe sous le pied en tuant sa cible. Et quand il était pénard chez lui, il fallait qu’un gugusse vienne entrer par effraction pour venir le faire chier dans son sommeil. Ou bien le téléphone sonnait pour dire : On a besoin de toi, va là-bas. God … Jamais tranquille … Par moment, le Vampire aurait préféré faire le mort. Genre : j’éteins mon téléphone, je débranche celui du salon, je laisse la clef derrière la porte et zzzzz … Le plan était si tentant. Mais si dangereux aussi au final. S’il n’allait pas en missions, s’il ne patrouillait plus dans la nuit, les autres miliciens nocturnes auraient plus de boulot, donc seraient moins efficaces, donc il y aurait plus de victime, et cela … Rien que pour le repos du Vampire. C’était cher payé pour le repos d’un Immortel. Bon ok … Il n’aurait que repos que lorsque qu’il serait mort. Ou un truc comme ça …

Et la … C’est le drame … Lancelot aurait presque pu aller se cogner la tête contre le mur pour se punir d’avoir parlé. Sur une simple question, très basique et surtout provocatrice, il avait déchainé la curiosité de l’autre. Il rebondissait juste sur sa remarque pour combler son manque de connaissance. Pauvre chat ignare …. La connaissance, tu t’en iras quérir petit faon … Pensa-t-il tel un Maitre tout vert qui maniait la force. ‘Fin merde quoi ! Il n’avait pas que ça à foutre que répondre à des questions. Enfin … La si, plus ou moins. Il avait juste à nourrir ses cochons, labourer les champs pour planter les citrouilles et ramasser l’argent de ses magasins …. Mais au lieu de l’ignorer et d retourner à ses activités prenantes, il répondit, tel un couillon « Tu crois quoi ? On signe pas une charte qui stipule : Mordre les copains, c’est le mal ». Et la …. Il pinça les lèvres. Déphasé, il se cogna doucement le front contre la paume de sa main. Facepalm de la désolation et du bannissement de sa cretinerie. Ca y est … Il lui avait répondu et maintenant, il allait prendre la confiance et ce serait la fête. Bon bah … Maintenant, qu’il y était, il n’avait plus qu’à répondre au reste hein.  « Mais non, j’mords pas mes camarades. Sauf quand on me bombarde de questions … Mes didiques sont sensibles aux questions. Mais parfois j’lutte tu sais ! Je leur dis : Non, ne faites pas ça !! Vous baignez dans la chair et le sang, c’est le Mal absolu ! Puis elles en ont carrément rien à foutre et elles me répondent : Vas te faire foutre connard. Et puis voilà … Même pas le temps de dire ouf qu’un humain se retrouve avec deux trous dans la caboche ou dans la nuque … C’est triste tu ne trouves pas ? » Et c’est comme ça qu’on passe pour un fou …. Oui le mec se faisait un homologue entre ses atouts de vampire et son côté humain, affligeant … Mais. Ne se foutait-il pas tout simplement d’la gueule de l’autre curieux ? Possible …

Dans sa réflexion, Lancelot porta son index à ses lèvres, venant à poser le bout de son doigt contre la pointe de sa canine, la laissant apparaitre aux yeux de l’humain. Mais il se souvenait plus ou moins des autres questions. «  Pourquoi tu penses qu’on me contraint à faire ça ? Personne ne force un vampire à faire quoique ce soit. Nous sommes plus forts et plus rapide, nous sommes dotés de pouvoir, nous sommes réputés pour être sans cœur, tu crois qu’on s’ferait asservir par les humains sans réagir ? Please, please ! Ne sois pas naïf ! » Et cet homme était étrange. Il avait beau montré de l’intérêt pour lui, il disait toutefois qu’il ne l’aiderait jamais car il était un vampire. Les humains sont vraiment …. Cons. Mais il n’ajouta rien. Nah, Lancelot se contenta de sortir son paquet de cigarette, suit de l’une d’elle avant de ranger le tout dans sa poche. Quand Zephyr alluma la sienne, il lui prit le briquet des mains avant de lui rendre. Il prit une bouffée de tabac, écoutant l’autre lui parler comme s’il était un demeuré avec trois de quotient intellectuel. Le Rouquin soupira alors qu’il regardait l’Humain en biais. Il avait l’air ... Songeur, et un peu perdu. Quelque part, il faisait de la peine au Vampire. Alors il éloigna sa cigarette pour répondre. « Les vampires sont des ‘mort-vivants’. Ils ont eu deux vies, donc deux chances. La chance d’être quelqu’un de bien, ou non, de le rester, de le devenir. Ou au contraire, celui de choisir la facilité en attaquant les humains et les tuant. Pourquoi un vampire ayant fait le mauvais choix devrait-il profiter de cette seconde chance alors que les humains lambadas n’en ont qu’une ? » Il laissa un silence planer, peut-être le temps de le laisser réfléchir … Puis enchaina. « Alors selon toi, sous prétexte que l’on partage la même nature, je devrais cautionner les meurtres de mes semblables et les aider ? Quelle connerie … » Aujourd’hui, Lancelot se sentait plus proche des humains que des vampires. Son histoire entrait en compte aussi … Mais il était agacé. Agacé de constater que tous les humains oubliés qu’autrefois, les Vampires étaient aussi comme eux, des hommes et des femmes normaux. « Tu crois qu’on a choisi d’être vampire ? Certains le sont devenus après une attaque, par morsure. D’autres via les traitements qui, à la base étaient une lueur d’espoir, ont signés leur arrêt de mort. » Il soupira longuement avant de grogner et se détourner de lui. «  Graah et puis tu m’agaces avec tes questions ! Qu’est-ce que t’es toi ? Avec une odeur mi-humaine, mi-vampire ? » Le nouvel enfant du Dr.Hojo, ou de Victor Frankenstein … C’était pas gentil ca ….






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Zéphyr J. Vinci
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(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Dim 19 Oct - 22:52

Lancelot E. McGarden

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Le roux à l'oeil bandé semblait se perdre et ne trouver rien d'autre que l'humour pour s'extirper de la raison. N'aurais-je donc pas de réponse de sa part ? Mes questions s'enchaînaient, mais il n'y avait aucun logique dans cette situation. Il ne pouvait simplement être un vampire qui se soumettait à des désirs humains. Il participait à l'extinction de sa race et ne s'imaginait-il pas que c'était pour ça que la paix pouvait avoir été instaurée ? Je m'étais toujours dis ça, j'avais toujours pris ce problème par ce côté là sans même concevoir qu'il en existait un autre. Les humains avaient toujours été perfides, putrides et manipulateurs, pourquoi personne ne trouvait ça étrange qu'ils laissent une chance aux vampires de choisir ? Qu'ils les laissent simplement vivre ? Maintenant qu'ils avaient fait la connerie d'utiliser leur sang pour soigner les maladies, il fallait bien trouver un moyen de les contrôler, toutes ces nouvelles créatures qui pourraient, unifiées, probablement les éteindre. Alors ils avaient décider d'une paix, ils prônaient leur laisser une certaine liberté et la milice, en plus des Guardians, étaient là pour les combattre. Au final, il n'y avait que les vampires contre tout le monde, alors si eux aussi se mettaient à s'entre-tuer...

Enfin, ce n'était, après tout, pas mon problème. Je trouvais que participer à l'extinction de sa race en prenant le risque d'être dans les derniers survivants vampires était illogique et surtout bien trop optimisme. J'avais de toute manière bien trop de haine pour les Hommes pour croire en leurs bonnes paroles, bien trop de colère contre les vampires pour les plaindre réellement et bien trop de raison pour croire en des Dieux sourds et aveugles. Assez indulgent pour laisser quiconque choisir ses propres desseins, j'acceptais bien son existence, malgré tout, je cherchais à comprendre. Me rendant bien compte que je ne serais pas en danger avec un pareil vampire, je n'hésitais pas me rendre plus curieux, plus présent dans l'espace. Au final, il fallait les pousser un peu si je voulais en apprendre plus. Je laissais en suspend sa première réponse, et j'ignorais alors ses traits d'humour qui n'avaient que très peu de valeur. Mais la suite avait plus d'intérêt.


« Triste ? Je ne ressens aucune tristesse quant à la mort d'un humain. »


Je ne cachais mon dégoût pour les hommes, après tout, je n'en avais aucune raison. Je ne voulais pas mentir, ce serait incorrect, surtout lorsqu'on demande autant de choses à son interlocuteur. Les hommes m'ont méprisés, m'ont chassés, et mon père, l'exemple qu'il aurait du être, avait bafoué mon existence en m'injectant des souvenirs et des souffrances qui jamais ne s'en iront. J'étais souillé jusqu'à dans mon propre sang, et je me dégoûtais tout autant. Je lui passais les détails néanmoins, il n'avait aucun besoin de savoir, et sûrement aucune envie non plus. Alors je reprenais.

« Et tu peux me mordre, vas-y, fais toi plaisir parce que je ne compte pas arrêter mes questions. »


Je souriais un peu, taquin, joueur. J'avais déjà du sang de vampire qui coulait dans mes veines, qu'il me morde ou non, je n'étais plus à ça prêt. J'étais même curieux tiens, curieux de voir ce que ça faisait. Mes questions avaient à son tour attisées sa curiosité, et il cherchait à comprendre le cheminement de mes pensées. Je me ferais un plaisir de lui expliquer, et par la même occasion, agrandir mes interrogations.

« Ne serait-ce pas toi, plutôt, le naïf ? Tu éteins tes p'tits camarades au fur et à mesure que le temps passe. Tu réduis ton existence à la vocation d'extinction et lorsque vous ne serez qu'une poignée de survivants, les Hommes vous assujettiront au pire, ou vous laisseront pour mort, au mieux. Et c'est justement parce que vous êtes plus forts, plus rapides, avec des dons et sans cœurs que vous êtes un danger constant. Tu as autant de confiance que ça en tes capacités ? Autant de confiance face à des êtres qui depuis toujours ont cherchés à buter les vampires ? Tu crois si fort que ça à la paix ? Enfin bref, es-tu si naïf ou alors simplement un idiot optimiste ? »

Je le regarde alors, je cherche à voir sa réaction. Je me prépare au cas où à utiliser mes jambes pour esquiver un quelconque coup, je voulais le pousser dans ses retranchements. Étrangement j'avais la fâcheuse impression de défendre les vampires, et ça me dégoûtait, alors je me reprenais.

« Enfin, te méprends pas, si tu es si excité à l'idée de détruire les vampires c'est pas moi qui t'en empêcherait. »
Je rattrapais le coup, les vampires n'étaient pas mes amis, j'avais un peu moins de virulence contre eux que contre les humains mais c'était du pareil au même. Ils étaient pour moi, une décadence à son apogée. Tous m'avaient haït, je ne pouvais que leur rendre. La suite de son discours arma un froncement de sourcil sur mon visage et un rictus désagréable. Je pris quelques bouffées de cigarette pour souffler la fumée comme un calmant.

« Parce qu'il faut deux chances ? Il faut deux vies pour ne pas être une enflure ? Pourquoi pas dès le premier essai alors ? Pourquoi pas être simplement une bonne personne dès le début, nouvelle chance ou pas ? Tu étais quelqu'un de mauvais avant d'être vampire ? Ta transformation t'as changé en petit soldat qui suit les ordres, qui fait bien les choses ? Je ne te dis de cautionner tes semblables, tu vois bien avec celui-là, ils sont lâches et pourris jusqu'à l'os. Mais tu participes à alimenter la vengeance, la haine, la destruction, la misère et tout ça au service des êtres humains qui dominent tout sans se mouiller. Ça ne te dérange pas de faire le sale boulot ? Tu te sens fort et puissant de participer au génocide de tes semblables ? C'est gratifiant d'être avec des êtres qui te haïssent ? Enfin, t'es une exception, c'est peut-être aussi pour ça que tu survis pour l'instant. »

Quelle connerie, je me poussais dans des morales à deux ronds qui, moi-même, m'énervaient à vrai dire. Pourquoi ne pas simplement les laisser se buter ? Je n'en savais rien, l'injustice constante peut-être, même si les vampires étaient des crevures ils ne méritaient pas tant de discrimination. Je pouvais les comprendre, et comme le Rouquin le dit après, ils ne choisissaient pas d'être vampire alors que les Hommes choisissaient d'êtres des crevures.

« Je suis un hybride. Un mélange d'une morsure pas choisit sur une femme et d'une crevure d'être humain qui se croit tout permis. Je suis le rassemblement des deux, et c'est tellement nauséabond comme mélange que ni les uns ni les autres ne l'accepte. »


Mon regard devenait plus froid, plus triste, plus douloureux. Je revoyais la discrimination, les sévices, la souffrance, et toutes ces choses qui parcouraient mon passé. Je fumais lentement, et j'attendais de voir sa réaction. Qu'allait-il faire ? Me tuer ? Je n'en avais pas l'impression...

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Lancelot E. McGarden
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Mar 21 Oct - 14:46
Zephyr & Lancelot

« La curiosité est un vilain defaut »


L’hybride n’était pas tellement réceptif à de l’humour. En même temps … Lancelot s’en serait un peu douté pour le coup. Mais il cherchait légèrement à décompresser et sortir de cette situation qui lui plaisait de moins en moins. Cet homme était clairement oppressant avec sa montagne d’interrogation ! A cette heure ou le Vampire cherchait de la tranquillité et du repos, il n’avait guère l’envie de se faire importunité. Mais le plus intriguant ne fut pas ses questions, mais sa réponse. « Je ne ressens aucune tristesse quant à la mort d’un humain » venait-il d’avouer. Tiens donc ? Etrangement, Lancelot comprenait son avis. Il ne l’était pas non plus quand un Homme venait à perdre la vie, tous finiraient par mourir un jour à l’autre. Déjouer la mort ne sert à rien … Quand la fatalité s’abat sur le monde, nul ne peut contrer ses plans. Le Vampire ne croyait pas au Destin et à toutes ses conneries, cependant ... Il se plaisait à croire que la mort prendrait la vie qu’elle convoite, qu’importe le nombre de fois où celle-ci se dérobe, sauver cette même vie n’est que temporaire, une sauvegarde éphémère. Alors s’il pensait ainsi, pourquoi prétendre protéger les humains des vampires ? Pour avoir bonne conscience ? Pour se racheter d’un passé houleux et peu élogieux ? Qui sait …. Lancelot, lui-même, cherchait encore la réponse. Etre vampire ne signifiait pas avoir les réponses aux questions existentiel de l’humanité. En réalité, cette transformation soulevé bien plus de question encore. Décidemment …. La réflexion du Borgne s’arrêta la quand l’Autre l’invita presque à le mordre. Élégant comme demande. Lancelot n’eut qu’un grognement comme réponse alors qu’il retira la cendre cylindrique de sa cigarette, il en prit une bouffée avant de répondre pour de bon. « Charmante invitation … Mais garde donc ton sang pour qui sera intéressé. Je ne mords pas les humains, ou quoique ce soit d’autres. » Hm hm …. Ce n’était qu’un petit mensonge. Car par deux fois Emmet avait gouté au sang de ses amis. Caelestis pour commencer, puis arrive Luke. Enfin ces détails, Zephyr n’avait nullement besoin de les entendre. Dans sa propre réflexion, Lancelot demanda « Je n’comprends pas cette ‘fascination’ pour certaines personnes à se faire mordre …. On dit que les morsures de vampires sont aphrodisiaques … Info ou intox ?... » Peut-être comptait-il sur Zephyr pour lui répondre …

Oh ? Lancelot, naïf … Possible. Même s’il avait du mal à s’imaginer avec une once de candeur … Limite était-il dégouté par cela. Il se sentait investit d’une mission avec la naïveté et l’innocence n’avaient pas vraiment leur place, il ne voulait pas être freiné par ce genre de question : Est-ce bien ? A l’inverse, est-ce mal ? Dois-je soutenir les créatures de mon engeance ou les condamner ? Le Rouquin songeait tout en écoutant les questions et raisonnement de son vis-à-vis. Il essayait presque de lui prouver par A + B que les Vampires pourraient aisément réduire l’espèce humaine à néant et prendre leur place. Avec son dégout prononcé par la race humaine, c’était peut-être son but … Manipuler Lancelot pour le faire changer de ‘bord’. Mais une question, ou deux plutôt, le firent sourire. S’il faisait confiance aux humains ? S’il croyait en la paix ? Il eut même un léger rire. « Faire confiance aux humains est la pire connerie à faire. Ils sont cruels, méchants, perfides, égoïstes et destructeurs. Je me fous de la paix. Cependant … Durant ma longue vie, j’ai eu l’opportunité de rencontrer des humains différents, soucieux de notre santé, de notre état, de nos vies. La paix ne m’intéresse pas, elle est éphémère. Aussitôt les vampires disparues, les humains se battront entre eux pour leur intérêt personnel, comme autrefois. Alors non j’y crois pas. Néanmoins, je crois qu’un humain prêt à donner sa vie pour celle d’un vampire mérite qu’on s’intéresse à la sienne. Peut-être suis-je naïf. Mais tu sais quoi ? J’men fou … » Ces dits humains étaient, certes, peu nombreux, mais ils étaient là quand même … Son colocataire – et meilleur ami -, quelques collèges de la Milicien, Alvin aussi …. Et maintenant Luke … Ouais bon, ils étaient toujours en train de se voler dans les plumes mais Lancelot l’appréciait malgré tout.

Le Britannique prit une nouvelle bouffée de tabac alors que son ventre commençait à grogner. Mince, voilà qu’il avait fait … Il ne pouvait s’empêcher de penser à un bon fish&chips londonien. Miam … Et pendant qu’il pensait aux frites dorées et croustillantes, il l’entendait. Oui il ne l’écoutait plus véritablement. Lancelot était trop parasité par l’appel de son faim qu’il n’arrive plus à se concentrer. Et ce n’était pas plus mal. Car le discours à Zephyr l’aurait mis en rogne. Il l’interrogeait sur sa vie passée, s’il avait été une mauvaise personne, pour aujourd’hui jouer au soldat docile. Emmet, obéissant ? Rum rum … On repassera ! A la fin de question, le Hacker eut un soupir bien plus bruyamment. Il était las des questions, et sa curiosité était quelque peu mal placée. Néanmoins, il prit tout de même le temps d’y répondre. « Raaah tu m’agaces ! On dirait que t’me prends pour un toutou qui obéit docilement à son maitre … Et ça ne m’plait pas vraiment. Pour ton information, Zephyr, j’n’suis pas un militaire qui braque son arme sous ordre. Si ça m’plait pas, j’le fais pas. C’est tout. J’suis pas une sorte de mercenaire qui traque les vampires avec une liste de noms à la main. M’compare pas avec ces tarés d’Guardian. J’abats juste les raclures dans son genre – désigne le cadavre de la tête -. Les vampires ne sont pas obligés de succomber à l’appel du sang et du meurtre. Mais quand ils craquent. Ce sont des …. Brebis égarés comme dirait mon partenaire. Et quand les brebis deviennent dangereuses, elles meurent. » Le Vampire eut un nouveau soupir alors qu’il se redressa d’un banc, il enjamba le corps et fit quelques pas pour s’éloigner. Il coinça de nouveau la cigarette entre ses doigts avant de regarder la lune de son œil unique, la tête un peu dans les nuages. « Je ne vis pas … plus avec des gens qui me détestent. Quand je suis entré dans la Milice, mon partenaire ne m’aimait pas. Mais à force de missions et de vie commune, j’ai fini par le considérer comme mon meilleur ami, avec la confiance et l’estime qui va avec. Du moins, il l’est devenu en me sauvant la vie récemment … C’t’abruti … » Le dernier mot fut presque murmurer, il le fit sourire … Les humains étaient vraiment de drôles de créatures. Certes, ils étaient cruels et mauvais, mais ils pouvaient devenir attachants et surprenants.

En parlant de créature, l’homme se disait hybride. Hybride ?... Métissage ’outrageux’ entre vampires et humains. Quelle imprudence, pensa aussitôt le Rouquin. Puis, il eut une sorte de …. Compassion pour lui quand il disait qu’entre les humains, et les vampires, il n’avait pas sa place. Pire, on ne lui laissait pas sa chance pour s’en faire une. Mais Lancelot était curieux … Suffisamment pour s’approcher de lui, au point de se planter devant lui … Puis, un bout du doigt, il vint taper sa joue, comme cherchant à voir si sa peau était normale. Il tira doucement dessus … Ensuite, il fit de même avec le muscle de son épaule. Par la suite, il tâta sa gorge. Quel était le gout de son sang ? Maintenant, il aurait aimé pouvoir le mordre pour juger de cela …. Crotte alors, foutu tentation. Pour finir, il posa sa main sur sa bouche pour regarder ses canines. Tout cela avec un regard affreusement curieux et surprit. Puis …. Vient la suite. « Tu manges du sang ? Il te rend malade ? A moins qu’il ne suffise à ton alimentation ? Tu manges comme les humains ? Quel gout à ton sang ? Tu peux te régénérer ? Et t’a des supers-capacités ? » Tout en restant devant lui, le Vampire croisa les bras et se frotta le menton, dans sa réflexion. « Tu m’a l’air aussi normal que moi … Mais qu’est-ce que la normalité ?... Non ne réponds pas ! He et puis tu sais quoi ? J’ai faim … Ta faim ? Viens on va manger, je t’invite ! ». Aussitôt, Lancelot l’attrapa par le bras et le tira hors du banc – manquant presque de lui arracher le bras au passage.- « Au fait. J’m’appelle Lancelot. »






Merci !:
 
Zéphyr J. Vinci
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(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Mer 22 Oct - 9:21

Lancelot E. McGarden

&
Zéphyr J. Vinci




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En réalité, je n'avais pas autant de curiosité. Je me doutais bien que les vampires, comme les humains, comportaient quelques rares exceptions, quelques personnes uniques qui méritaient autre chose que de la haine et de la persécution. Peut-être même que ce milicien roux en faisait partie. Malgré tout, c'était amusant de le voir froncer les sourcils sur des questions qui, à priori, l'avaient déjà travaillé. Cela me montrait que je tombais pas si loin que ça, après tout, il était normal d'avoir de telles interrogations. Les humains détestaient tout le monde plus ou moins, les vampires détestaient les guardians et les humaines, les guardians détestaient les vampires et tout le monde détestaient les hybrides. C'était ainsi que cela fonctionnait dans une globalité et façon de penser généralisée. C'est comme ça que je fonctionnais, parfois un peu trop je pouvais le concevoir, mais étant hybride il y avait deux chances sur trois pour que la personne que je rencontrais ne veuille m'abattre alors j'avais appris à faire gaffe, à m'isoler, et surtout, à haïr en retour. Mon interlocuteur avait l'air d'être un drôle de type, il avait sa philosophie, son air de rebelle désabusé et son humour qui contrait les questions ou les situations qu'il n'aimait pas. Il m'amusait, et c'était intéressant de confronter nos deux pensées.

Je m'étais assis à côté de lui, et je fumais ma clope, comme lui faisait. Il y avait toujours le cadavre à nos pieds et ça ne choquait aucun de nous deux. Il avait mal compris mon invitation à me mordre, c'était de la provocation car je ne savais pas vraiment ce qui m'arriverait. Ayant déjà du sang de vampire en moi, je me demandais si je devenais un peu plus vampire si on me mordait ou si ça ne changeait rien. J'étais une énigme pour moi-même et je ne désirais pas tellement savoir ce qui m'attendait. Heureusement, je savais qu'il déclinerait, mais je me reprenais ensuite, n'ayant pas la réponse qu'il cherchait.


« Demande plutôt à ceux que tu mords. Moi je garde mon cou vierge, j'ai assez de mon côté vampire, oui, bien assez. »


On pouvait croire que je défendais un peu les vampires lors de notre discussion. Mais ce n'était pas le cas, j'essayais de renverser la tendance de mes mots qui n'étaient là que pour amener un point, une compréhension que je n'avais pas. Les vampires, je les détestais aussi, et c'était pour toute cette haine et cette facilité qu'ils avaient amenés. Intérieurement je les détestais aussi car sans eux je n'aurais pas vu le jour et c'était une réflexion qui me soulageait. Oui, ne pas avoir existé, effacé mes souffrances passées et ne plus subir cette existence sans sens et éperdument engouffrée dans la discrimination. Je pourrais me laisser crever allez-vous me dire, mais non, maintenant que je suis là, il faut que je sache, il faut que je comprenne. Et je ne mourais pas avant. Je revenais à notre conversation lorsqu'il répondait. Je souriais à ces mots, c'était définitivement quelqu'un de bien et ce ne serait sûrement pas lui qui m'apporterait mes réponses. Alors je riais un peu, jetant ma clope au sol pour me relever.

« Alors pourquoi se foutre de la paix ? S'il existe des gens qui méritent l'union, pourquoi pas se battre pour cette paix ? »

Je n'y croyais pas réellement, je voulais comprendre. La paix, ça n'était pas possible, au mieux ce qu'on pouvait avoir ce serait une guerre froide, quelque chose sans affrontements, qui se déroulerait sans incidents pendant quelques temps avant que ça ne dérape à cause d'un humain trop haineux, d'un vampire trop assoiffé, ou d'un fouteur de trouble ayant pour seule ambition que le monde sombre. Malgré tout, mes désirs d'utopie voulaient y croire, ne serait-ce qu'un peu, alors ça me faisait plaisir de rencontrer quelqu'un qui la défendrait. En regardant le borgne, je souriais plus tendrement, et je soufflais quelques mots, presque inaudibles.

« Tu n'es pas naïf.. »

Je me retournais pour être dos à lui et je fis quelques pas en enjambant le corps avant de revenir donc vers lui. Je le laissais répondre à la suite et je sentais sa patience s'étioler. Décidément, ça m'amusait vraiment.

« Et les Guardians du coup ? Quand est-ce que vous les arrêtez ? Je veux bien te croire, tu empêches les débordements, très bien, mais les débordements des vampires uniquement. Il manque une certaine dose de justice dans tout ça. »


Je le regardais du coin de l'oeil, un petit sourire sur les lèvres, je cherchais la petite bête pour l'embêter, il n'y avait rien d'autre à y voir. Mais ça m'amusait, j'aimais ça et même s'il faisait l'agacer, je savais qu'il aimait tout autant réagir. Je ne répondais pas à la suite, c'était quelque chose de personnel pour lui, je n'irais pas dans ce chemin là. Mais à vrai dire j'étais un peu soulagé, ce rouquin méritait d'avoir une place auprès des Hommes, c'était agréable de savoir qu'il n'était pas traîné dans la boue. Alors vint le moment où je lui dis ma nature et là ce fut sa curiosité à lui qui s'éveillait. Il vint me tâter la joue, l'épaule, la gorge, il me regardait sous tous les angles et cherchant à savoir si quelque chose différait de lui. Puis vint les questions, alors je répondais, oui, je répondais, après tout je l'avais bombardé auparavant, je pouvais bien lui accorder ça. Je me rasseyais sur le banc avant de répondre.

« Oui, je suis les deux. Donc comme les deux, je peux boire du sang et manger comme les humains, même si je me refuse au sang. Pour le goût de mon sang, j'en sais rien, tu aurais du prendre ta chance tout à l'heure. Et oui pour le reste, comme un vampire normal. »


J'avais coupé mes réponses pour les lui donner dans l'ordre, je ne m'étalais pas sur le sujet car j'avais toujours les mêmes, à chaque rencontre, à chaque fois. A peine le temps d'écouter ce qu'il avait à dire qu'il m'attrapait le bras et m'emmenait avec lui pour aller manger.

« Tu as intérêt à m'inviter, Lancelot ! Je paye rien aux naïfs ! »

Alors je riais un peu en le regardant, au final, c'était détendu comme ambiance et puis on était deux curieux qui s'échangeaient leurs questions alors ça m'amusait bien et je ne pensais pas pouvoir rencontrer un vampire comme ça. Au final, cette soirée reprenait un cours qui me plaisait bien.

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HRP : J'suis terriblement désolé de la qualité du post ><' !
Lancelot E. McGarden
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Mer 22 Oct - 15:01
Zephyr & Lancelot

« La curiosité est un vilain defaut »


« Demande plutôt à ceux que tu mords. Moi je garde mon cou vierge, j’ai assez de mon côté vampire. » Lancelot n’avait-il pas dit ne mordre personne ? Bon, il avait bien mordu son partenaire … Mais il était un homme bien trop saint et ingénu pour se laisser aller à ce genre de …’Tentation’. Mais ce ne fut pas cette réplique qui souleva l’intention de McGarden. Il ne voulait pas prendre le risque d’être plus vampire avec une morsure ? Le Rouquin réagit quasiment aussitôt. « Le vampirisme se transmet via la salive dans le sang Zephyr …. Ils peuvent aussi être enfantés apparemment. Mais toujours est-il que si le vampire est prudent, il ne te transformera pas. » Il avait tout l’air de défendre sa cause, comme pour le convaincre de se laisser mordre, sauf qu’il était rien. Il cherchait juste à lui apprendre, peut-être, quelque chose qui pourrait lui être utile. Mais la question qu’il se posait maintenant était : les Hybrides peuvent-ils engendrer d’autres vampires par morsure ? Des tests avaient bien dû être faits pour découvrir qui étaient ces métis …. Bon, il ne voulait pas non plus voir un laboratoire glauque emplit de cobaye dans des tubes à essai géant mais bon … La science avait parfois s’est petits secrets. Des secrets qu’il attisait d’avantage sa curiosité. Par cela, Lancelot connaissait déjà son programme quand il serait de retour : Pirater les serveurs médicaux et laborantins de la ville pour avoir des réponses. Non il ne demandait pas – et on ne lui répondrait pas – il se servait à la source ….

Mais … Mais crottteeuuuh ! Ce type était vraiment pas possible à rebondir sur tout et n’importe quoi ! Sortie de son contexte, la phrase était étrange … Mais bref ! Il repartait à l’assaut en lui demandant pourquoi il ne souhaitait pas la paix pour les gens qui le méritent. Lancelot était vraiment titillé par cet interrogatoire. Si bien qu’une petite veine commençait à battre contre sa tempe. Il allait devenir fou ! Pour sûr ! Il devait réagir ! Vite ! Faire quelque chose pour qu’enfin il puisse se taire ! Allez quoi une petite idée !... Non ? Et l’autre continuait à lui demander des trucs, notamment sur les Guardians. Les Guardians ? A quand leur arrestation ? Euh …. Certes ils étaient quelque peu anarchique et extrême, mais ils ne tuaient pas les innocents jusqu’à preuve du contraire. En plus, Lancelot n’en avait pas envie. Il en avait rencontré un … Et cette rencontre avait suffi à changer sans point de vue sur ces chasseurs, du moins en partie. Luke était peut-être une exception dans sa communauté, mais … Non, McGarden ne ferait rien contre eux, à moins d’être menacé de mort et que sa vie soit en jeu, mais sinon … Que dalle. Alors en guise de réponse, le Milicien se contenta d’un haussement d’épaule. Pourquoi lui dire tout cela à lui ? Il n’était pas à la tête de la section nocturne. Il n’était qu’un milicien ordinaire – bon il était un vampire, borgne et rouquin, donc il n’était en rien ordinaire – parmi beaucoup d’autres. Et les choses étaient très bien ainsi, jamais il ne voudrait endosser le rôle de boss, il n’était pas diriger et serait un mauvais leader. Cependant, il n’aimait pas tellement recevoir d’ordres non plus et faisait un peu ce qu’il voulait ….

Curieusement, le jeune homme ne cherchait pas à se soustraire aux pattes du Vampire. Il se laissait faire avant de s’assiéger de nouveau pour reprendre aux questions. Ainsi, il pouvait manger comme les deux espèces, sauf qu’il se refusait toutes gouttes de sang. Lancelot avait comme un air de déjà vu, il avait déjà entendu cela quelque part … Chez un jeune Hunter. Mais passons. Il devait être plus faible que la normale à manger à moitié. Même si un vampire peut également manger comme les Hommes, il était nécessaire pour lui de boire du sang … Surement était-ce pareil pour les Hybrides … Lancelot prit soudainement une moue de déception quand il affirma qu’il aurait dû saisir sa chance … Crotte alors … Et comme un gamin, il se mit à répondre. « L’invitation de morsure a expirée ?.... » Joint à un sourire. Il était trop curieux pour laisser passer ça ! Mais il aurait tout le temps de le mordre plus tard. D’abord, il devait contenter son estomac qui se plaignait maintenant sans trop de discrétion. Attendez attendez ! Il ne paye rien aux naïfs ! Han !! Lancelot gonfla les joues et le lâcha « Pfff, radin » s’exprima-t-il dans sa barbe. Pour la peine … Ce ne serait pas restaurant genre crêperie mais un pauvre snack ouvert jusque tard dans la soirée ! Un peu comme un kfc ou un mcdo … C’est tout naturellement que Lancelot quitta le parc, cherchant à se souvenir de la route la plus rapide pour rejoindre le petit shop … « Puisque que t’es radin, c’est moi qui choisit c’qu’on bouffe. Et tu me donneras ta gorge en dessert. » Il eut un ricanement en s’imaginant déjà ce dit dessert … Dans sa réflexion, il touchait l’une de ses canines du bout des doigts, presque rêveur. Malgré tout, il savait d’ores et déjà que nul sang ne pourrait également celui du Guardian qu’il nommait : Mon Eldorado …

Retournant à la ville, il le questionna alors. Mais rien à avoir avec sa nature ou son alignement, c’était plutôt … Bateau. « Dis-moi, qu’est-ce que tu fais dans la vie si aucune espèce ne t’accorde une place ? » Un truc de solitaire il voyait bien … Genre mercenaire. Mais Lancelot pensait bien qu’il n’était pas le style de mec à se salir les mains pour les autres. Trafiquant de drogue …. Ou grand couturier. Il se mit à rire en songeant la dernière hypothèse. La faim ne l’aidait pas à réfléchir, il avait besoin de sucre pour alimenter son cerveau d’intelligence … Et au bout de quelques minutes, il arriva devant un petit magasin pas plus grand qu’un salon, ouvert sur la rue. Une enseigne de néon rougeâtre scintillait dans la nuit, affichant : Fish&Chips. Bon, il n’était pas aussi bon que ceux que l’on trouvait dans sa Londres natale mais bon … C’était une touche de nostalgie qui le prenait souvent.






Merci !:
 
Zéphyr J. Vinci
HybridHybrid
(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Mer 22 Oct - 17:40

Lancelot E. McGarden

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Zéphyr J. Vinci




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Sa réaction me fit arquer un sourcil. Salive ou pas, un vampire qui allait te mordre ne faisait aucune différence, il y allait pour boire ton sang, pour en pomper un maximum. Te transformer était bien la dernière préoccupation du dit vampire. Pour moi ils n'avaient pas assez de considération pour faire une quelconque différence, ils étaient pourris jusqu'à l'os et ils ne s'occupaient que de leurs petits plaisirs. Il existait bien des exceptions, Lancelot en était une, apparemment. Malgré tout, je réagissais directement.

« Un vampire qui vient pour boire ton sang ne sera pas prudent. Il t'attaque, il boit, il se barre en te levant au sol. Quand bien même, je prendrais pas le risque de leur faire confiance. »


Je regardais devant et j'avais calmé mes questions lorsque je le vis hausser les épaules sur mes dernières interrogations. Il n'avait pas toutes mes réponses, dommage, mais en même temps il m'avait amené sur d'autres réflexions. Il semblerait que le rouquin n'avait rien à redire sur les guardians. Ça aurait pu m'agacer un peu, mais je préférais ne rien dire. Une fois n'est pas coutume dira-t-on. Les Guardians représentaient pour moi toute ma souffrance et je ne supportais pas leurs existences. Quelques exceptions par-ci par-là comme les vampires et les êtres-humain, mais globalement, si je pouvais les tuer un à un cela ne me dérangerait aucunement. Je revoyais lentement mon père et tous les sévices qu'il m'avait fait subir, je revoyais alors les regards de ces guardians qui se disaient ma famille et je me calmais en revoyant leurs désespoirs et leurs sangs au bout de ma lame. Un rictus extirpant une petite onomatopée de dégoût s'extirpait de mes lèvres naturellement. Et je préférais laisser passer tout ça, me laissant border par la conversation qui déviait et même l'ambiance globale qui se transformait. Au final ce n'était pas un mauvais bougre, et je pouvais même aller jusqu'à dire que je m'amusais bien à le tourmenter un peu. Je pouvais lire sa petite déception amusée lorsqu'il réagissait sur l'invitation à me mordre. Je fermais les yeux et soupirait un peu, tout ouvrant un œil pour le regarder en coin, le taquinant.

« Je croyais que tu ne mordais personne ? »


Je riais un peu à mon tour. Et je continuais de le suivre. Je m'allumais une autre cigarette avant de reprendre.

« Je pense que tu ne rates rien, sinon les hybrides seraient réputés pour leurs sangs et pas pour leurs instabilités. »

Plus sérieux, c'était bien quelque chose sur quoi j'avais déjà planché. Je me demandais ce que nous avions de plus et de moins que les autres, ce qui était normal au vue de toute cette haine qu'on subissait. Je ne savais pas trop quel goût pouvait avoir notre sang, mais après tout si les vampires ne nous traquaient pas comme ils traquaient et chassaient les humains c'est qu'on ne devait pas avoir un très bon goût. C'était bien là le seul avantage qu'on pouvait avoir. À nouveau, une fois n'est pas coutume...

Sa réaction me fit rire un peu. Et j'acquiesçais alors, je ne voulais pas de toute manière aller dans un de ses endroits réputés, préférant quelque chose de plus simple. Je lui faisais confiance, le suivant sans trop rien dire.


« Je te suis. Et pour te montrer que je suis pas radin, je t'inviterais un jour. Peut-être, si tu es sage. »


Ceci comprenait évidemment la virginité de mon cou. Je souriais un peu, je m'avouais alors une petite méfiance, ne sachant s'il allait chercher à me mordre ou pas. Après tout, il était curieux et ça pouvait amener diverses tentations. Un vampire se satisfaisant uniquement d'une poche de sang comme il avait l'air de faire devait forcément avoir des envies, des désirs plus poussés. C'était comme la clope, on pouvait vouloir arrêter de fumer, on avait parfois besoin d'en griller une. Alors je lui demandais directement, c'était plus simple et c'était surtout pas maintenant que j'allais me gêner.

« Le sang te manque pas ? Je veux dire, le vrai, celui d'un humain ? Ça doit être meilleur que ce truc là que tu trimballes, non ? Je sais pas vraiment comment tu fais pour te retenir, j'avais jamais vu de vampire comme ça. Tu te sens pas plus faible à cause de ça ? T'es pas malade ou moins ? »


Je souriais, accentuant mes questions pour bien montrer que oui, je l'agaçais exprès. Je continuais de fumer tout en le suivant et on arrivait alors à des questions plus personnelles, on faisait plus connaissance, c'était amusant comme tout ça était arrivé.

« Je fais de la peinture et je les vends en omettant mon statut d'hybride pour réussir à en vivre un peu. Je devrais peut-être faire milicien moi aussi, ça me rapporterait plus et je pourrais t'emmerder tous les jours. »


Je riais un peu m'imaginant milicien. C'était tout simplement impossible, improbable même. On arrivait alors à destination, je le suivais à l'intérieur, et forcément je retournais à ma curiosité.

« Et toi alors ? C'était une vocation, milicien ? Depuis tout jeune tu te bats pour sauver les veuves et les orphelins ? »


On s'asseyait alors à une table, face à face, et je prenais le temps de le détailler un peu plus. Ouais, il était vraiment à part.


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Lancelot E. McGarden
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain defaut -> Zephyr   Dim 26 Oct - 20:14
Zephyr & Lancelot

« La curiosité est un vilain defaut »


« Lancelot n’était pas d’accord avec lui. Il avait été l’un de ces vampires qui attaquent pour se nourrir. Cela remontait à l’époque où il avait été mordu et assoiffé, cinquante ans maintenant que cela était arrivé ... Mais quand bien même il cherchait à étancher sa soif, il avait toujours été prudent. Il avait toujours fait en sorte de n’engendrer aucun autre vampire. Mais peut-être était-il bel et bien une exception dans ce monde peuplé de buveurs de sang. De nouveau, sa réponse fut un haussement d’épaules. Il n’avait pas envie de batailler sur le sujet. Les sujets de discussions trop sérieux le lassaient très vite … Si vous cherchiez à débattre sur le sens de la vie et l’utilité de la politique en cours, passez votre chemin ! Lancelot vous répondrait : qu’est-ce qu’on sen fou ? De toute façon, ils sont tous véreux. Un peu expéditif comme réponse, elle n’était pas non plus très représentative de ce qu’il pensait vraiment, mais c’était sa façon de dire : J’men fou comme de l’an 40. Quoiqu’il en soit, il était frustré le salaud !! Et d’avantage quand l’Autre lui collait en pleines dents qu’il ne mordait jamais les autres. Foutu principe … Il soupira alors et fit un geste tel un : tant pis alors … Je m’en remettrai. De toute façon, il avait déjà trouvé son Eldorado, nul besoin de poser des crocs sur un autre humain, à condition que le porteur de cet Eldorado soit suffisamment clément pour lui offrir de nouveau de son sang. Là …. C’était beaucoup moins sûr. Quelle vie cruelle n’empêche. Mais la suite le fit réagir. Les hybrides n’étaient pas réputés pour le gout de leur flux vital mais pour leur instabilité. Il haussa les sourcils. « Instabilité ? Du genre, tu te transformes en monstre ? Ou tu pettes des câbles ? T’es dangereux en fait ! Mais qui ne l’est pas dans cette ville … Puis j’m’en fou un peu. Je gouterai à ton sang, je suis curieux. Peut-être pas durant ce « rancard » mais bon … » Il se mit à sourire à l’emploi du mot : rancard. C’était rigolo … Et ça ne lui plairait peut-être pas mais Lancelot ne s’arrêtait pas à ce genre de détail. Il n’était pas connu pour son tact.

Tiens ? En voilà une question intelligente et qu’on ne lui avait jamais vraiment posé. Le sang lui manquait-il ? Lancelot posa son unique œil sur lui, semblant un peu plus sérieux avec cette interrogation. Il se demandait alors s’il devait lui répondre avec honnêteté ou bien partir sur une plaisanterie, montrant qu’il n’avait pas forcément envie de parler de cela. Certes, McGarden s’était fait depuis des années à sa condition de vampire mais … Mais parler de sa transformation ou de ses premières années vampire n’était pas chose facile. « Hmmm … Pour tout te dire, j’ai une ‘rechute’ ces derniers jours. Par le passé, j’ai mis vingt ans avoir d’être totalement sevrer du sang humain. Je pouvais me tenir à côté d’humain baigné dans le sang sans avoir la moindre tentation. » Passons les détails de la difficulté de ce sevrage, les années passées dans cette torture en disait assez long sur le sujet. « Mais il y a peu, j’ai été blessé par mon partenaire durant une mission. Un hunter qui maitrisait des illusions. Il lui a fait croire que j’étais un ennemi, et mon ami m’a attaqué. Il m’a blessé. Suffisamment pour que ma vie soit mise en jeu. Ce débile me fait boire son sang. Bien sûr, il m’a sauvé et je lui suis reconnaissant. Mais mordre un humain, après 20 ans de …. vie passive dira-t-on, éveille les instincts de prédateur que l’on pensait mort. Aujourd’hui, se tenir auprès d’un humain blessé est … Relativement compliqué pour moi. Mais je ne tournerai jamais le dos à mes principes. Et si un jour cela devrait arriver, je serai le premier à me flinguer pour ne pas devenir une crevure de monstre. » Bon il racontait un peu sa vie … Mais sans ce petit récit, il n’était pas facile de comprendre le pourquoi de la dite rechute.

Silence … Le temps de la route. Puis arrive les ‘banalités’ sociales pour faire connaissance avec les autres. Un artiste peintre ? Mince, il n’avait pas la tête de l’emploi ! Zephyr disait cacher sa nature d’hybride à ces acheteurs. C’est con … D’ailleurs, le Rouquin réagit « T’sais on achète des œuvres pour ce qu’elle est, pas pour celui qui l’a peint … Alors qu’importe c’que tu es, ça n’change rien à tes toiles. D’ailleurs, oses venir me faire chier et tu vas regretter. J’ai déjà des chieurs sur le dos, un de plus et je meurs … » De toute façon, il pouvait toujours espérer, Lancelot ne passait que très rarement dans les bureaux de la Milice … Mais les chieurs restaient présents pour l’enquiquiner ceci dit. Quant à sa question … Elle resta en suspens le temps de s’attabler et de regarder un peu autour d’eux, comme pour voir s’il connaissait quelqu’un, ou si le serveur allait venir maintenant ou attendre un peu. « Si j’te disais oui tu m’croirais ? En fait … J’ai travaillé avec les flics dans un autre état il y a un moment de ça. » Un moment ? Plus de cinquante auparavant, ça en fait une paie ! « Attention, je suis pas flic. J’étais un civil. J’traquais les cybercriminels et je pistais les suspects via nos chers satellites. Alors on peut dire que ouais … C’était une sorte de vocation d’aider les gens … » Disait-il alors qu’il était un pourri avec son entourage pendant sa vie humaine. Bon pourri … Salaud plutôt à prendre les gens pour des cons et les jeter après usure. Il avait brisé plusieurs cœurs aussi. Mais il pensait s’être largement racheté de cette vie-là. « Damn, ca m’rajeunit pas tout ça … D’ailleurs, tu vieillis comme un humain ? Ou comme un vampire ? » Question 100% indélicate, 100% Lancelot. Du grand art …






Désolée du temps de reponse, j'étais malade x_x. D'ailleurs je le suis toujours. J'espere que mon post te conviendra.



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