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Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]

Zéphyr J. Vinci
HybridHybrid
(#MessageSujet: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Ven 17 Oct - 1:54

Max Feuerbach

&
Zéphyr J. Vinci




❝Save me ! ❞


Mes yeux s'allument lentement dans le flou encombrant du réveil matinal bousculé par une succession d'images trop violentes pour être qualifiées de rêves. Je ne cris même plus désormais, l'angoisse transpirant n'apparaît que rarement et mon corps, las, se relève sans aucune terreur. J'extirpe un léger râlement d'entre mes lèvres et le son résonne encore et encore. Je me déteste d'en être habitué, confronté trop aisément par cette idée qui confirme mes pensées les plus sombres. Mes sens s'activent tandis que la fatigue stagne perpétuellement au même rythme virulent de cette haine viscérale qui jamais ne s'éteint. Je perdure dans la routine en tendant mon bras pour m'accrocher aux cigarettes posées à même les draps. Il y a bien longtemps que je ne dors plus sans être accompagné de ses douceurs mortelles. Quelques tâtonnements maladroit pour attraper le zippo usé et j'entame ma matinée en envahissant mon air de fumée fétide pourtant si douce à mon odorat. Je relâche la bouffée et je frotte mon regard vide pour le remplir d'une tristesse agrippée à mon âme. Je ne désole plus toute ces émotions, toutes ces réflexions malsaines, je m'y suis fais et c'est bien trop ancré en moi pour réussir à m'en défaire. Il est encore tôt, encore trop tôt même, et la chaleur de l'astre diurne n'a pas encore illuminé le monde. Je me lève, lentement, déposant mon corps contre le rebord de ma fenêtre et je regarde ce doux matin qui s'anime encore timidement. Au milieu de ce quartier pourri, je ne vois que ruines délabrées et souffrance individualisée. Je pourrais à nouveau souffler un râlement mais cette fois je me retiens. Je préfère ce paysage à celui qui arme les cartes postales. Je vois devant moi le monde tel qu'il est, et tel qu'il sera probablement pour l'éternité. Douleur, tristesse, désolation, haine, ruine, destruction, voilà ce qui attend les êtres qui peuplent notre environnement. On cache cette misère car personne ne veut assumer que tout tourne à l'envers, qu'il y a aujourd'hui plus d'échecs que de réussites et alors on montre opulence et faste sans vergogne et sans jamais ressentir remords ou regrets. Ça me dégoûte et conforte mes idéaux chaotiques, mes désirs d'isolement et mes avis de catharsis. Je continue de fumer, toujours le regard perdu dans ce paysage attristé du temps et de la vie, me mélangeant parfaitement à ce décor apocalyptique, presque jaloux de ne pas pouvoir y coller plus fortement.

Je suis oppressé comme à mon habitude dans cet espace restreint. Je me sens enfermé dans une prison et le monde extérieur ne semble pas assez vaste pour ma soif de liberté. Je me console comme je le peux en me baladant lâchement, protégé d'une bulle que j'ai façonné depuis mon enfance. C'est ironique, je m'emprisonne dans l'irrationnel pour ne plus supporter la réalité qui entache mon évolution alors que mes plus grandes croyances ne peuvent se former que collectivement. Je souris légèrement face au paroxysme que je représente et réfute aussitôt cette stupidité en la justifiant par mes instincts de survie. J'écrase ma clope dans un cendrier trop pleins d'anxiété, et je fais quelques pas ridicules pour atteindre ma salle de bain. Je me suis décidé à sortir, habituellement trop apeuré de m'opposer directement à mes maux d'existence, je me sens courageux en priant de pouvoir être téméraire. Je lave mon corps de cette eau froide qui frappe mes muscles endormis, je recrache cette eau, et la tête en l'air, les yeux fermés, je n'arrive toujours pas à nettoyer mes tourments. Parfois j'aimerais qu'une simple douche puisse faire disparaître mes erreurs, mes démons, mes souvenirs. Mais rien y fait, il n'y a pas de solutions, pas d'échappatoires.

Je termine cette préparation en cueillant des vêtements et je m'enfuis de cet endroit qui ne s'apparente pas à quelque chose que j'aurais envie d'appeler « chez moi ». Je fume encore laissant mes longs cheveux sécher au gré du vent frais matinal. Mes pas s'activent et la musique résonne dans mes oreilles, je me coupe de l'existence des gens qui m'entourent pour ne pas avoir à supporter leurs souffrances. C'est égoïste, d'afficher un tel regard désespéré et de renier tout altruisme. Le social me fait défaut et pèse dans mes maigres renforts d'espérance. Je débarque dans ce centre ville presque vide et déjà la hauteur de ce monde contrefait me donnent quelques vertiges dégueulasses. Je retiens ces rictus défigurant pour me poser à un café et commander un thé. Je n'ai pas pris mon carnet de dessin car rien de ce qui m'entoure chavire mes inspirations artistiques. Ayant toujours refusé de mentir sur ces feuilles blanches ou ces toiles qui dévoilent mon âme à nue, je ne vois autour de moi que hypocrisie et apparence surfaite. Je paye directement pour être tranquille, et je me laisse bercer par ce silence. Tout semble se dérouler dans un calme apaisant et je me sens vivre, ne serait-ce qu'un peu, ne serait-ce qu'une fois.

Mais pour contrer mes premiers instants d'euphorie planquée, il fallait bien qu'un homme, sûrement plus attardé que les autres personnes de sa race n'envenime mon bonheur furtif. Troublant l'espace autour de moi, je l'entends débattre avec son auditoire. Il captive ses pairs dans une discrimination monstrueuse, démarrant sur les vampires. Je ne peux le blâmer et sa virulence conforte l'idée même qu'une paix, qu'une entente est impossible. Je pense alors détourner mon attention, me disant simplement que ce n'était qu'un habituel humain basique se plaignant des Hunters, mais il eut fallut qu'il enchaîne. Le nom d'hybride se délie sur ses lèvres alors mes sourcils se froncent. Le sommet du visage ridé par l'agacement, j'attends la suite et déjà la colère implose en moi. Je me sens bouillir lorsqu'il arme ses gestes de violence, sa passion haineuse s'envole et mon sang-froid se fait emporter par ses discours abusifs. Alors, je me lève, je m'avance, déterminé, le regard allumé de rouge affiché sur un sourire narquois. Je ne serais pas violent, bien que le désir s'en fait ressentir, je reste discret. Derrière lui, tous me regardent et j'attends son mutisme lorsque nos regards se croisent. Je pense qu'il comprend tout de suite sa posture, et plus stupide encore qu'on ne pourrait le croire ce n'est pas la peur mais l'arrogance qui semble se profiler sur son visage. Tant pis.


« Et puis soudain, l'homme se tue car ce qu'il hait le plus se présente à lui. Il ne semble pas savoir le danger qu'il encourt et ose le regarder dans les yeux. La tension monte et tout le monde retient son souffle pour la suite. »


Je souris, je le regarde, et je reste incroyablement calme face à ce désir ardent de joindre mes doigts autour de son cou. Ce n'est pas l'endroit ni le moment, mais l'envie de terrasser cet homme s'éprend de moi et m'enivre peu à peu. L'atmosphère se frictionne et l'impatience s'étiole.

« Alors ? Humain, que vas-tu faire ? »


Je sens sa colère, je sens que nos désirs s'accordent. Les autres se lèvent à leurs tours, et mon infériorité numérique semble me faire défaut. Ma grande gueule se mine de part sa stupidité et je me vois déjà empalé sur un piquet en plein centre-ville. Malgré tout, je ne pouvais me taire, je ne pouvais les laisser dire, souffrant assez de ce mal qui me ronge chaque jour et chaque nuit. Ce que je peux haïr les Hommes. Pas de fuite possible et mon regard est trop intensément bloqué dans le leur que je ne peux savoir si quelqu'un osera défier l'habitude.

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Max Feuerbach
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Ven 17 Oct - 14:03


Une exception.

« Feat Zéphyr J.Vinci »

« Jekyll, dégage de là ! »

Sa voix endormie résonnait dans la pièce sur les coups de sept heures du matin, laissant transparaître sa mauvaise humeur matinale du jour. Le chat noir restait cependant sur le torse de la jeune femme, bien ancré entre ses deux atouts féminins, lui léchant le nez et miaulant de plainte, réclamant sa nourriture du matin. La veille n'avait pas été de tout repos et elle gardait encore les traces d'un combat acharné sur le visage. Depuis quelque temps, la ville semblait plus animée que d'ordinaire la nuit, mais ce n'était pas pour lui déplaire. Elle qui aimait tellement son travail, de l'action n'était pas de refus et elle prenait même un certain plaisir à remettre les idées en place à ceux qui se pensaient au-dessus des lois, mais son combat du jour n'était autre que celui du sommeil au chat et apparemment, le chat gagnait toujours. Miaulant plus fortement, un grognement se faisait soudainement entendre alors que la rose ouvrait les yeux lentement, se sentant directement agressée par la lumière du lever du jour qui filtrait à travers les rideaux. Instinctivement ses mains venaient frotter ses paupières alors qu'un bâillement et un soupir suivaient finalement. Elle n'aimait pas se lever tôt et plus encore, elle n'aimait pas devoir se lever tôt après une nuit agitée, mais Jekyll se foutait bien de savoir si elle avait besoin de sommeil ou non, ces bestioles peuvent être si égoïstes, peut-être qu'un chien aurait été mieux. Un coup de patte sans griffe tombait sur son visage comme pour lui faire comprendre qu'elle était trop lente et sa mauvaise humeur était à son maximum. En plus de ne pas aimer se lever tôt, elle aimait encore moins qu'on la presse à faire les choses. Se redressant brusquement, ses mains venaient empoigner la bête noire et ses yeux se plantaient dans les siens.

« J'ai dit dégage. Un peu de patience boule de poils, y a pas le feu à la maison putain ! »

Relâchant sa victime qui gigotait dans son emprise, celui-ci partait rapidement en direction de la cuisine et se postait sur le bar, miaulant à nouveau. Plus d'autre choix ne s'offrait à elle que de se lever si elle souhaitait du silence. Vivement après avoir posé les pieds au sol, elle passait la porte de sa chambre et se rendait dans la cuisine. Ouvrant un placard, elle sortait les croquettes et remplissait la gamelle du chauve, faisant arrêter ses plaintes par la même occasion. Pendant quelques minutes, elle râlait après son chat, lui parlant comme si celui-ci pouvait lui répondre, une habitude dans cet appartement. Maintenant qu'elle était debout, autant qu'elle s'occupe vu qu'il lui serait impossible de se rendormir. Naturellement, par habitude, elle se dirigeait vers la salle de bain en traînant des pieds. Peut-être qu'une douche aurait un effet bénéfique sur son humeur, mais elle n'y croyait guère à vrai dire. Entrant dans la pièce, elle ne cherchait pas à se dévisager dans le miroir, sachant pertinemment qu'elle se ferait peur toute seule. Les femmes ne sont pas forcément très belles au réveil, c'est bien un mythe que de penser le contraire et Max en était bien la preuve. Sans jeter un seul regard sur son reflet, après avoir enlevé le peu de vêtements qu'elle portait, elle s'engouffrait dans la douche, allumant l'eau chaude directement.

Son regard fixait le mur qu'elle avait en face d'elle et comme à chaque fois qu'elle prenait une douche, ses pensées divaguaient rapidement sur ses souvenirs. Ses parents, son frère, cet homme, tout lui revenait en mémoire et ses yeux se fermaient sur ce monde, laissant l'eau tomber lourdement sur son corps. Elle se tourmentait seule de souvenirs qui auraient pu ne pas envahir sa vie à ce point, mais à chaque fois elle en retirait toujours la même et unique pensée : elle était libre maintenant. Personne ne choisit sa famille et elle le savait parfaitement, mais ne pouvait pas accepter qu'on puisse rendre un enfant malheureux. Certains avaient forcément vécu pire qu'elle, mais tous les humains sont différents, tout le monde à une force qui lui est propre et parfois celle-ci ne suffit pas à surmonter certaines épreuves de la vie. Lentement, ses yeux s'ouvraient pour fixer à nouveau le mur d'en face. Depuis combien de temps était-elle sous l'eau chaude ? Pour tout dire elle ne savait pas, mais elle sortait rapidement après avoir terminé ce qui était coutume de faire dans une douche. Attrapant une serviette posée négligemment dans un coin, elle se rendait dans sa chambre et fouillait dans son armoire. Pendant ce temps, le chauve noir était de retour et observait la jeune femme, assit dans l'entre-bâillement de la porte.

« Chat pervers ... »

Un léger sourire s'affichait sur son visage alors que seulement ses yeux avaient tourné pour voir la bestiole qui laissait passer un miaulement. Elle sortait plusieurs vêtements et se tournait vers son chat, lui demandant ce qu'il préférait. Aucune réponse de sa part ? Tant pis, elle mettrait des vêtements au pif comme souvent. Un short à motif, un débardeur blanc qui lui arrivait au-dessus du nombril, des bottes et une veste, ce serait amplement suffisant. S'habillant rapidement, elle retournait dans la cuisine, prenait ses clés sur le comptoir du bar et sortait finalement de chez elle. Elle ne savait pas encore ce qu'elle allait faire, mais la première étape pour calmer sa mauvaise humeur de s'être levée trop tôt, était de prendre un grand café. Se retrouvant donc dans le centre de la ville, elle entrait dans le premier café qu'elle voyait et s'asseyait dans une table du fond. Aucun regard sur les gens présents aux alentours, elle ne se foutait bien de savoir qui était ici avec elle, mais très vite ses yeux se posaient sur une conversation entre des hommes. Quelque part, la rose n'avait aucune raison de se mêler de cette histoire, mais ce qu'ils disaient sur les vampires n'avait pas le don de calmer son humeur. Son grand frère était un vampire et elle le vivait très bien. Max n'avait pas de préjugé pré-fait sur les races de ce monde. Après tout, il y avait des Hommes qui étaient capables de commettre des actes répréhensibles tout comme les hybrides ou bien encore les vampires, chacun était libre de ses actes et ce n'est pas la race qui faisait que, du moins c'est ainsi que pensait la milicienne. Sans bouger un poil, elle regardait de loin la scène avant de voir un homme s'approchait d'eux. Son attention était concentrée sur la conversation, mais aussi sur cet homme. Il ne fallait pas être devin pour se rendre compte que ce n'était pas un simple humain et encore moins quand on écoutait la conversation qu'ils avaient.

Attrapant sa tasse de café, un soupir passait ses lèvres avant que le liquide chaud passe dans sa gorge. Elle n'avait aucunement l'intention de faire quoi que ce soit, du moins à la base, mais en voyait les autres se lever pour se mettre autour de l'homme, elle ne pouvait pas simplement rester sans rien faire. Réfléchissant quelques instants, elle ne voyait pas de moyen plus rapide que celui qu'elle allait entreprendre. Rapidement, elle se dirigeait vers eux, jouant de leur concentration et leur colère pour s'avancer dans l'ombre. En arrivant dans le dos de l'un d'entre eux, elle plaquait violemment son visage sur la table avant de sortir l'une de ses armes et de la pointer sur le type qui lui faisait face. Sachez que la rose portait toujours ses armes sur elle, même quand elle dormait, elles n'étaient jamais loin, planquées sous son oreiller ou bien posées sur sa table de chevet, mais elle ne se séparait jamais d'elles. Elle n'affichait même pas un sourire sadique sur le visage, rien d'autre qu'un regard noir qui en disait long sur son humeur.

« Messieurs, il me semble que vous déranger la tranquillité de tous les gens présents dans ce bar, je vous conseille donc de vous calmer sur-le-champ. » Commençait-elle à dire calmement avant de froncer les sourcils et parler moins fort. « Vous me faites chier depuis tout à l'heure à déblatérer des conneries dans votre coin. Si vous avez quelque chose à dire sur les vampires et les hybrides, je vous écoute, mais un petit conseil, faites attention à ce que vous dites si vous ne voulez pas finir avec une balle entre les deux yeux, je ne suis pas d'humeur. » Ajoutait-elle de sa voix la plus froide. « Alors ? … Aucune réponse ? … Tch, vous êtes pire que des lâches. Une bande de mauviette qui reste dans son coin à cracher leur haine alors que vous ne savez rien, vous n'êtes pas mieux que ceux contre qui se retourne votre colère ! Vous vous pensez supérieur, mais vous n'êtes même pas capable de rétorquer simplement parce que je tiens une arme ? Pathétique ! »

Finalement, elle relâchait l'homme qui avait toujours le visage plaqué contre la table et rangeait son arme en soupirant. S'ils voulaient se battre maintenant qu'elle avait rangé son arme, elle les attendait de pied ferme et elle était loin d'avoir peur, mais avant, elle jetait un rapide coup d’œil à celui qui avait engendré tout cela. Le détaillant quelques secondes, elle retournait finalement son attention sur les autres en attendant la suite. Est-ce qu'ils allaient fuir ? Ou bien allaient-ils la frapper ou essayer toujours ? Elle ne savait pas trop, mais l'Homme pouvait se montrer tellement stupide parfois.




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Dernière édition par Max Feuerbach le Dim 19 Oct - 22:35, édité 1 fois
Zéphyr J. Vinci
HybridHybrid
(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Dim 19 Oct - 7:09

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Zéphyr J. Vinci




❝Save me ! ❞


Je ne pris pas le temps de compter le nombre de ses assaillants. Ils étaient debout, ils me regardaient, et je sentais peser sur moi le poids de ma bêtise. Malgré tout, je ne faiblissais pas. Je ne pouvais pas le faire de toute manière, je ne pouvais pas réfuter qu'ils n'étaient que pourriture. Mon regard s'enlisait dans la haine et au fur et à mesure qu'ils défiaient ma témérité je me préparais à rendre quelques coups. Je ne gagnerais pas, je pourrais fuir, je pourrais avec ce don frapper l'un d'eux avec une telle puissance que je lui briserais les côtes et que les autres prennent peur. Je pourrais montrer la supériorité de ce sang vampire qui, sans adversaire armé de technologie, surpasse l'entendement physique des êtres humains. Mais je ne le ferais pas, les êtres humains civils étaient bien les seuls que j'arrivais encore à supporter. Loin des Guardians et de leur arrogance existentielle, encore plus éloigné des vampires et de leur cruauté naturelle. Je ne bronchais pas, maintenant cette tension qui s'étiolait d'impatience. Ils me haïssaient tous, je pouvais le sentir, le voir. Accablé par le poids de la discrimination mon statut d'hybride qui s'échappe de la condition humain m'éjectait dans une catégorie d'indésirables. J'avais décidé de me confronter, et ce tous les jours, à cette injustice. Simplement pour ma liberté, simplement pour la croyance, simplement pour garder ma tête hors de l'eau et ne pas totalement succomber à l'effervescence d'une colère qui me submergerait entièrement dans son gouffre sans fond. Je m'apprêtais à bouger le premier, sachant que toute manière ils m'auront à l'usure et au nombre, je me disais que le premier coup serait au moins un coup que j'éviterais. Mais l'atmosphère se brisa à l'intervention d'une autre personne et ma surprise prit le dessus.

La tête de l'homme à la gueule aussi grande que la mienne dans cette situation se retrouvait violemment projetée sur la table du bar. Au bout, un canon de pistolet et je n'étais pas assez spécialiste pour savoir avec précision la nature de ce flingue. Mes yeux suivaient alors ce bras et s'étonna de le voir si féminin. Le regard suivait la courbe de la posture, et j'arrivais lentement à ce visage entouré de long cheveux rose. Un sourcil s'arquait au dessus de mon regard perdu dans les limbes de l'incompréhension et de la surprise. Je distinguais alors l'agacement dans les yeux clairs de la demoiselle et, avouerais-je, profitais de ne pas être à la place de cet homme si désagréable.

Les mots vinrent alors. Et avec, toute la représentation orale de l'énervement dégoûtée de al jolie demoiselle. J'optais pour un rôle de milicien, ne voyant personne d'autres agir ainsi et je ne comprenais toujours pas pourquoi mon parti se voyait gratifié d'une aide quelconque. Son discours ne laissait pas à mon regard le répit nécessaire pour se remettre et mes yeux se décomposèrent dans cette défense virulente, chaleureuse et juste. Je ne rêvais pas, la justice s'installait lentement. Je n'avais certes pas été mature pourrait-on dire, ou alors de mon point de vue, lâche, mais pour une fois, une première fois et je désespérais tout de même en m'avouant que ce serait une unique fois, un être humain s'opposait à ses pairs pour défendre les opprimés. Je souriais alors intérieurement de satisfaction face à tout ça et aussi lorsque je voyais le regard effaré et apeuré des hommes qui m'entouraient.

Lorsqu'elle lâchait l'homme, tous se calmèrent, certains s'assirent à leurs places, d'autres fuirent tout simplement. Je regagnais ma place sans dire un mot, laissant un regard tomber furtivement dans celui que me donnait ma sauveuse. On pouvait visualiser ça sous n'importe quelle forme, elle avait agit pour mon bien. Je commandais alors un autre thé et je demandais au serveur de le servir là-bas avec la même chose que la demoiselle. Il fallait que je sache pourquoi, il fallait que je sache ce que ça cachait. Il était inconcevable pour moi de subir un jour ce genre de situation. Je me levais alors après avoir pris mes affaires dans mes mains, et j'arrivais à la hauteur de la demoiselle aux cheveux roses.


« Merci. »


Je m'efforçais à lui adresser un sourire qui n'avait plus l'habitude de survivre sur mon visage éteint. Je tirais alors la chaise en face d'elle.


« Je peux ? »


Rhétorique, je montrais la politesse mais je n'autorisais aucun refus en m'asseyant directement. Je joignais mes mains sous mon menton, penchant un peu la tête pour regarder cette jeune fille qui demeurait un mystère pour moi et dans une certaine maladresse mélangé à un empressement curieux, j'allais droit au but.

« Ce n'est pas banal de sauver un hybride. Tu ne vas pas regretter ? »


Je la regardais toujours alors que les boissons chaudes arrivaient et se posaient sur la table. J'attendais sa réaction, et naissait alors au milieu de notre échange de regard, un espoir qui jusque là me semblait vain.

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Max Feuerbach
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Dim 19 Oct - 23:43


Une exception.

« Feat Zéphyr J.Vinci »

L'humeur ne semblait pas s'arranger chez la rose. Simplement parce qu'elle s'était levée trop tôt, elle était de mauvais poil, il faut dire que dormir et flemmarder étaient très précieux pour elle, alors se faire lever à sept heure, vous pensez bien qu'elle était loin d'être contente et cela n'allait sûrement pas changer. Seulement, le fait de braquer son arme sur un abruti, de plaquer le visage d'un autre sur une table, cela aidait étrangement à apaiser un peu sa colère, mais juste légèrement. Après tout, ces hommes étaient loin d'être le genre de personne que pouvait affectionner la belle. Parler des vampires de la sorte alors qu'ils ne savaient rien de ce monde, injurier les races dans leur coin alors qu'ils ne faisaient rien pour changer les choses comme ils voudraient que ce soit, juste cela suffisait à la mettre hors d'elle. Les hommes lâchent qui se contente de parler dans leur coin et cracher leur haine de la société actuelle sans jamais prendre les choses en mains, attendant simplement que cela change en un claquement de doigt ou en espérant que quelqu'un d'autre le fasse pour eux, il y avait de quoi la mettre folle de rage et elle ne se privait pas d'exploser. La milicienne n'avait jamais réprimée ses sentiments, surtout ceux de la colère ou de la haine, si jamais elle devait dire quelque chose, elle le disait, point, quitte à mourir un jour à cause de ça, mais au moins elle ne pourrait jamais regretter de ne pas avoir fait ou dit quelque chose. Soyez certains qu'elle ne regretterait pas le choix qu'elle venait de faire. Défendre cet homme, ça aurait pu être lui comme n'importe qui d'autre, elle s'en foutait, mais elle avait eu le besoin, la sensation qu'elle devait l'aider, donc instinctivement, elle l'avait fait.

Une fois son arme rangée, elle avait attendu quelques secondes la réaction des assaillants de l'hybride, mais apparemment, ils avaient tous décidés de fuir ou bien de se rasseoir à leur place. Quelque part, elle était un peu déçu, elle aurait bien aimée une petite baston, là, tout de suite, mais tant pis, elle se défoulerait cette nuit durant son travail. Faisant donc demi-tour, la rose retournait à sa table et s'asseyait tranquillement. Pourquoi continuer à discuter avec des gens pareils ? Pourquoi s'attarder sur des lâches ? Elle n'avait aucune raison de parler avec ce genre de personne et s'en désintéressait totalement, tant qu'ils ne parlaient plus des vampires ou des hybrides, elle oubliait complètement leur présence. Par contre, elle était assez surprise de voir l'homme qu'elle avait plus ou moins aidé, venir à elle. Relevant son regard sur lui, c'est une mine interrogatrice qu'elle lui lançait, se demandant ce qu'il voulait et quand un « merci » traversait ses lèvres accompagné d'un sourire, elle souriait légèrement à son tour.

« Avec plaisir ! »

Son regard se baissait sur son arme et une question surgissait dans son esprit. Est-ce qu'elle aurait été capable de tirer simplement parce qu'ils avaient osés insulter les vampires ? Est-ce qu'elle aurait laissée son amour et son envie de protéger son frère la déborder à ce point ? C'était des questions dont la réponse lui faisait quelque part très peur. Bien entendu qu'elle protégerait son grand-frère par-dessus tout, mais aurait-elle pu tuer des hommes qui n'avaient fait que parler des vampires en général sans savoir pour sa famille ? Un soupir passait ses lèvres, mais elle n'avait pas forcément le temps de réfléchir plus à la question que cet homme lui adressait à nouveau la parole avant de s'asseoir en face d'elle, ne lui laissant pas le temps de dire si elle était d'accord ou non. Bon, elle n'aimait bien les gens qui agissaient de la sorte, alors elle ne disait rien, mais gardait son air surpris sur le visage, se demandant clairement ce qu'il pouvait bien lui vouloir.

« Tu ne vas pas regretter ? » Cette question la laissait perplexe quelques secondes. En fait, l'incapacité de comprendre le sens de la question faisait qu'elle restait un bon moment sans rien dire, laissant même le serveur poser les boissons sur la table avant qu'elle ne réponde. Ce qui l'ennuyait dans cette question, c'était la question elle-même. Impossible de comprendre pourquoi il demandait cela. A ses yeux, il semblait évident qu'elle ne regretterait jamais son choix parce qu'elle pensait toujours que les humains faisaient les choses en réfléchissant à tout, mais bon, ce n'était pas réellement le cas, mais elle ne voyait pas les choses ainsi. La vision qu'elle pouvait avoir sur ce que devrait être toutes les personnes de ce monde était très loin de la vérité. Elle avait agit pour l'aider, mais aussi pour leur clouer le bec et elle l'avait fait en sachant pertinemment ce qu'elle risquait, enfin pas réellement, mais de toute façon, elle n'avait pas peur d'eux et la solitude ne lui faisait pas peur, donc disons que pour elle, elle avait absolument réfléchit à tout. Bref, son regard surpris restait ancré dans le siens un bon moment avant qu'elle ne tape finalement sur la table d'un grand coup de poing.

« Serveur ! J'ai faim, donnez-moi ce que vous voulez, mais un truc consistant please ! » Disait-elle avant de le fixer tout en appuyant son menton sur le-dessus de ses mains. « Ce n'est peut-être pas banal comme tu dis, mais ce n'est pas pour autant que je vais regretter mon choix. J'ai fais ce que j'avais envie de faire, point ! Les entendre piailler comme des abrutis m'a saoulée et en plus de voir qu'ils s'apprêtaient à devenir violent simplement parce que quelqu'un s'opposait à eux, m'a d'autant plus énervée. Si j'avais eu peur des regrets ... » Son regard se tournait vers les autres personnes présentes dans le bar. « Je serais restée comme eux, simplement sagement assisse. Haaaa, j'ai horreur des lâchent ! » Ajoutait-elle avant de s'allonger à moitié sur la table, faisant attention à ne rien renverser.

Pendant quelques secondes, elle restait allongée sur la table, s'imaginant presque dans son canapé à ne rien faire et un sourire plus que débile s'affichait sur son visage. Le simple fait de s'imaginer entrain de flemmarder rendait son humeur meilleure, mais son humeur changeait vite quand le serveur lui disait clairement qu'il n'y avait pas à manger. Un voile sombre s'affichait soudainement sur ce visage qui pouvait être parfois si angélique, mais finalement, elle soupirait juste et râlait bien entendu.

« Vous avez pas à manger ? Pfff, ce bar est nul ! » Une mine boudeuse, mais après cela, elle regardait à nouveau l'homme qui lui faisait face avec un air neutre. « Dit, pourquoi ça t'intéresse tellement de savoir si je vais regretter ou non ? J'ai pris ta défense, mais c'est pas pour autant que ce sera la fin du monde pour moi, je comprend pas pourquoi à tes yeux, ça semble si … exceptionnel ! Je veux dire, c'est pas un miracle que je te sois venu en aide, enfin je pense pas, en fait je comprend pas et ça m'énerve, donc dis-moi pourquoi ! »

La façon dont elle le demandait … cela ressemblait plus à un ordre qu'autre chose et il faut dire que c'était un peu le cas en fait. Elle voulait vraiment savoir parce qu'il était évident que ses yeux s'armaient d'une incompréhension certaine, une incompréhension qui demandait à avoir des réponses et elle ne lâcherait pas le morceau tant qu'elle n'en aurait pas. En attendant une quelconque réponse de sa part, elle prenait sa tasse de café et commençait à boire avant de s'arrêter et d'arquer un sourcil.

« Attend … J'ai jamais commandée un autre café moi … » Disait-elle avant de hausser les épaules. « Bah, si c'est gratos pourquoi pas ! »




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Zéphyr J. Vinci
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(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Mar 21 Oct - 5:08

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❝Follow me ! ❞


Je ne détachais pas mes yeux d'elle. Je regardais ses longs cheveux roses qui faisaient déjà d'elle quelqu'un d'à part. Mon regard détaillait son visage gracieux et fin, elle était jolie et portait sur elle son caractère avec une note de douceur qui forçait un attachement. Je cherchais donc à en savoir plus, à comprendre son geste si héroïque. Je ne pouvais concevoir calmement qu'une humaine en vienne à défendre un hybride ou un vampire. Ça ne se voyait simplement pas, il y avait depuis toujours des clans bien distincts et chaque race restait entre elle pour entretenir cette discrimination abjecte. On pouvait croire que la paix était toute belle et que tout le monde se mélangeait mais il n'existait rien de si pur dans un monde comme le nôtre. C'était stupide même d'y croire, ou d'espérer que ça arriverait un jour. Ce nouveau monde est voué à l'échec et à la destruction à moins qu'une race n'arrive à prendre le dessus et à exterminer l'autre. Et c'était un peu ce schéma là que je voyais lorsque je regardais les êtres-humains. Il y avait une tendance à détester tout ce qui n'était pas exclusivement humain et le reste tombait dans la haine globale. D'ailleurs ça se vérifiait assez bien, depuis que les gens autour savaient que j'étais un hybride, les regards fusaient. Je pouvais les sentir peser sur moi, je pouvais ressentir les jugements et le dégoût qu'ils éprouvaient tous par le simple fait qu'ils ne pouvaient trouver juste que je respirais le même air qu'eux. C'était quelque chose de dégueulasse pour eux que je puisse vivre. J'étais une abomination, mes parents encore plus et je devenais alors le résultat de quelque chose d'interdit, de défendu, d'incroyablement sale.

J'avais pris l'habitude, alors je ne m'en faisais pas trop, j'avais appris à vivre avec. Je limitais mes sorties, surtout quand il risquait d'avoir un peu de monde, mais l'oppression de la solitude pesait également et parfois je devais me faire subir tout ça. Enfin bref, cela était quelque peu différent car la jolie demoiselle en face de moi n'avait pas ce regard là. Non, loin de là même, et c'était assez vivifiant de se concentrer là-dessus. De voir une once d'espoir, une once de bonheur. J'attendais avec impatience sa réponse et sa réaction, elle avait accepté que je m'assois, je l'aurais fais quoiqu'il arrive mais elle avait prit le temps de répondre ce qui montrait qu'elle n'était vraiment pas contre. Je fus surpris à ses premiers mots, je m'attendais à sa réponse tandis qu'elle appelait le serveur pour commander à manger. Elle avait en plus une certaine façon familière de le demander et je ne pus m'empêcher d'en sourire. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un d'aussi naturel qu'elle, et ça donnait à mon existence morose et lasse un vent de fraîcheur étrange. Elle me regardait alors à son tour et de là commençait sa réponse. Chaque mot était une mélodie, et l'admiration se lisait en moi. Je la trouvais exceptionnelle car elle luttait contre ce que je vivais et c'était assez beau à entendre. Quoiqu'il en soit, j'écoutais, prêt à réagir tout en buvant mon thé qui était arrivé.


« Oui, ce n'est pas banal. C'est tout à ton honneur en tout cas, bien que tu risques d'être écartée par les autres qui ne partagent pas cet avis. »


Je ne pouvais m'empêcher d'avoir une certaine tristesse pour elle. Me disant qu'à cause de notre existence à nous, elle allait avoir quelques difficultés dans le sienne. On était au final tous les maux du monde et c'était un poids assez lourd à porter. J'étais du genre à prendre sur moi, sûrement à prendre trop, mais ce n'était qu'une question d'habitude. La demoiselle s'allongea un peu sur la table, et semblait désespérée d'être de si bon matin debout. Je n'osais rien dire mais je pouvais voir son visage se décomposer lorsque le serveur lui dit qu'il ne servait rien à manger. Je m'attendais à plus de virulence de sa part alors j'avais enlevé mes mains de la table portait la tasse de thé à mes lèvres. Au final elle se contentait de bouder légèrement et j'en riais un peu car ses mimiques et ses réactions m'amusaient. Elle était fraîche et revigorante, c'était agréable de la voir, de l'entendre et de partager quelque chose. Son naturel faisait revivre des émotions à mon existence, je me sentais vraiment à l'aise et c'était comme si je l'avais toujours connu. Elle étendait sa curiosité et je me fis un plaisir d'y répondre, je ne voulais pas briser sa bulle ni son monde qui semblait si sage mais ma réalité était bien différente de la sienne.

« Et pourtant c'est un miracle. Les vampires ne reçoivent qu'une discrimination cachée par des messes-basses car les gens en ont encore peur. Les hybrides ne sont que le fruit de quelque chose d'immonde. Des déchets que personne ne considère comme ayant le droit de vivre. »


Mes mots étaient calmes, cela faisait longtemps que j'en avais pris l'habitude et ça ne me choquait même plus.

« La preuve, regarde autour de toi. Depuis qu'ils savent que je suis un hybride, des gens sont partis, d'autres ne relâchent pas leurs regards. Et ce qu'on peut y voir n'est pas de l'admiration... »


Les gens n'aimaient pas la différence et on ne pouvait rien y faire. Les hybrides étaient instables, c'était pour eux des expériences ratées qu'on autorisaient à vivre. Notre présence les dérangeait, et ça ne changera pas de si tôt. Elle remarquait alors enfin le café et je souriais un peu, taquin.

« Oh, je n'ai pas dis que je te l'offrais. »


Je riais un peu plus. Puis les regards se faisaient plus lourds, et je voyais déjà la suite arriver, alors j'anticipais, et une idée émergeait.

« Bon, comme on risque de me demander de partir, ça te dirait qu'on en discute ailleurs ? Je suis sûr qu'on trouvera un truc d'ouvert où on peut manger. »


Je sortais une cigarette, et je me levais. J'allais partir quoiqu'il arrive car le bar perdait trop de client avec ma simple présence. Certains bars n'acceptaient pas les hybrides ou les vampires, ici je ne connaissais pas leurs positions mais avec tout ce chahut je préférais ne pas prendre le risque. Me rendant alors compte que je l'invitais à déjeuner sans m'être présenté, je rattrapais alors le coup, espérant que notre rencontre se poursuive.

« Oh, au fait, je suis Zéphyr ! »

Je lui souriais, laissant de l'argent sur la table pour les boissons, attendant de voir si elle allait me suivre et accepter ou si elle avait d'autre choses à faire ici.

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Max Feuerbach
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Mer 22 Oct - 14:07


Une exception.

« Feat Zéphyr J.Vinci »

La rose était maintenant plus que blasée de ne pas pouvoir manger quelque chose. Pourquoi n'y avait-il pas de bouffe dans ce bar ? C'était incroyable quand même et inimaginable pour elle. Tellement d'ailleurs qu'un long soupir passait ses lèvres. Tant pis, elle attendrait d'être chez elle ou bien de passer devant une pizzéria ou une pâtisserie pour remplir son estomac qui grondait de famine tout d'un coup. Pour le moment, elle se contentait de regarder cet homme, cet hybride, toujours avec son regard neutre, sans aucun préjugé quelconque, sans aucune haine à son égard, rien. Elle le fixait juste, se demandant encore une fois pourquoi il disait cela. Écartée par les autres ? Ce n'était pas un problème pour elle, elle n'avait pas peur d'avoir la moitié du monde contre elle, tant que son frère était de son côté, cela lui suffisait largement, les autres ? Elle s'en foutait royalement, de toute manière, en plus de son frère, il devrait bien y avoir d'autres personnes de son côté. Les gens qui lui tournaient le dos simplement parce qu'elle faisait comme bon lui semble, n'était pas du tout, mais pas du tout intéressant à ses yeux et les perdre ne serait pas une déception pour elle. Frappant un grand coup sur la table, elle se mettait à rire bruyamment avant de répondre.

« T'en fais pas comme ça, si les autres me regardent de travers, j'aurais juste à leur faire mon plus beau doigt d'honneur ! »

Allongée sur la table, elle boudait et c'était clairement visible sur son visage aux traits fins. Un moment elle marmonnait dans sa barbe, ne faisant pas attention au regard, aux expressions qu'il pouvait avoir à ce moment-là. Elle ne se rendait pas compte que cet homme portait trop de poids sur ses épaules, que dans ce monde, il souffrait plus que cela n'aurait dû être autorisé. Elle savait que son monde était peut-être trop rose, que sa manière de penser, de voir les choses devait être trop belle, mais ce n'était pas une enfant, elle savait très bien que ce monde regorgeait de choses horribles et sans fondements, que des gens souffraient énormément comme cet hybride par exemple. Elle n'était pas dupe, mais ne changerait pas sa façon de voir ou de penser, elle resterait la même, toujours, jusqu'au bout. Alors en entendant ses mots, elle n'était pas surprise, loin de là parce qu'elle savait déjà tout cela, son travail lui montrait ce genre de choses tout les jours. Son regard se relevait pour se poser dans le siens un moment, écoutant ce qu'il disait, regardant même autour quand il lui disait que les gens venaient de changer leur façon de le regarder. Effectivement, c'était le cas, leur regard était totalement différent maintenant et cela avait le don de l'énerver encore plus, mais c'était habituel, presque normal et cela était désespérant qu'elle en vienne à cette conclusion. Une claque mentale pour cela, un soupir avant de finalement répondre avec un sourire.

« Tu es né dans ce monde, tu es libre au même titre que n'importe qui ! Peu importe ce que pense les autres, il y aura toujours des gens comme moi pour être moins étroit d'esprit que la plupart. J'ai juste compris que, peu importe la race, c'est nous qui décidons de ce que l'on doit faire ou non et de ce que l'on veut faire. Personne n'a le droit de juger ou de décider à notre place. Les gens qui te regardent en ce moment, ils ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas, mais ne viendront jamais à toi pour te connaître et apprendre à connaître ce qu'ils ne savent pas. Pour moi, ces gens n'ont aucune valeur et sont bien pire à mes yeux que pourrait l'être les vampires ou les hybrides. C'est ma façon de voir les choses après, mais j'espère que tu ne t'arrêtera pas à cela toute ta vie, tout le monde ne vous voit pas comme des expériences ratées. » Disait-elle avant de reprendre une moue boudeuse. « J'ai faim !! »

Finalement, son regard se posait sur ce café. Aucun souvenir de l'avoir commandé, mais ce n'était pas grave, elle allait le prendre, seulement, quand l'hybride venait à lui dire qu'il ne lui offrait pas, elle s'arrêtait net et le fixait, surprise avant de rigoler un peu.

« Tant pis, je paye alors, merci d'avoir commandé à ma place ! »

Si elle avait été à côté de lui, elle lui aurait donnée une tape dans le dos. Enfin, elle ne faisait pas tellement attention aux alentours, ne remarquant pas que les gens regardaient dans cette direction avec des regards presque haineux à force. Max pensait que tout le monde était plus ou moins comme elle, mais elle se trompait lourdement apparemment. Elle ne remarquait que c'était le cas, seulement quand l'hybride lui disait qu'ils feraient mieux de partir. Ses yeux parcouraient alors la pièce et un sourcil s'arquait.

« Heiiiiin ? Pourquoi ce serait à nous de partir au juste ? S'ils ne sont pas content, qu'ils se tirent tous, rien à foutre ! »

Sa voix angélique résonnait dans tout le bar, faisant exprès de parler haut et fort pour que tout le monde entendent bien ce qu'elle avait à dire. Après tout, elle trouvait cela absurde que ce soit à eux de sortir alors qu'ils n'avaient rien fait. Enfin, cet homme avait déjà prit sa décision apparemment vu qu'il se levait et prenait une cigarette. Elle faisait une moue avant de finalement le voir se présenter et sourire. Ce gars avait une expression si belle quand il souriait, elle trouvait cela dommage qu'il ne sourit pas plus, c'est la pensée qui traversait son esprit alors qu'elle se levait aussi en râlant un peu, se présentant aussi en tendant la main vers lui comme le ferait un vrai bonhomme.

« Je suis Max Feuerbach, ravi de te connaître Zéphyr ! » Commençait-elle à dire avant de voir son visage s'illuminer. « On va manger ? Je t'invite si tu veux, mais je veux manger !! »

Après cela, elle partait en direction de la porte, remettant en place sa veste et s'arrêtait brusquement à l'embrasure de la porte avec un regard tout sauf amical à l'encontre de tout les gens encore présent dans le bar.

« La seule pourriture de cette société c'est vous tous réunis ! »

Une simple phrase qui lui brûlait les lèvres, une simple phrase qu'elle n'avait pas pu retenir comme toujours et une fois qu'elle l'avait sortit et qu'elle se sentait mieux, ses pas reprenaient leur marche, sortant du bar. En arrivant dehors, elle s'étirait bruyamment, levant les bras en l'air, regardant le ciel avec un grand sourire affiché sur son visage. Elle se sentait bien, en paix avec elle-même comme toujours. Elle retournait finalement son regard sur Zéphyr et lui faisait un clin d'oeil en souriant.

« Suis-moi, je connais un endroit où tu n'auras aucun soucis à te faire. »

Effectivement, Max allait souvent dans un restaurant avec son frère, elle connaissait assez bien le patron d'ailleurs. C'était un petit restaurant calme et caché au fin fond d'une ruelle peu fréquentée, un endroit où beaucoup de races se mélangeaient sans pour autant se bouffer parce que le patron, ancien milicien, tenait tout ce petit monde par le bout du nez. Un endroit qu'elle affectionnait particulièrement et qu'elle savait tranquille, ce serait plus simple pour Zéphyr et elle, elle pourrait voir un vieil ami comme ça.

Marchant d'abord dans l'allée centrale, elle ne tardait pas à tourner au coin d'une rue, entrant dans une ruelle, jetant un regard pour voir si Zéph la suivait toujours. Elle ne tardait pas à tourner une nouvelle fois avant d'ouvrir une porte et de s'engouffrer à l'intérieur, toute joyeuse.

« Yo vieux schnock ! Une table pour deux please ! Viens Zéphyr, allons manger jusqu'à exploser ! » Disait-elle en rigolant fortement rien qu'à l'idée d'exploser.




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Zéphyr J. Vinci
HybridHybrid
(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Mer 22 Oct - 17:09

Max Feuerbach

&
Zéphyr J. Vinci




❝Smile at me ! ❞


Je devais avouer que j'aimais la façon dont elle me regardait. Je sentais sur son regard qu'elle me voyait comme quelqu'un de normal, comme quelqu'un qui était son égal, et c'était suffisamment rare pour que cela soit vraiment appréciable. Elle était différente du monde et bien que ça la rende plus chaleureuse et probablement, en tout cas pour moi, bien meilleure que les autres, ça ne pouvait que m'attrister un peu. Elle s'écartait de la masse et ça la rendait plus solitaire, c'était inévitable. De ce point-là, je la trouvais presque proche de ce que je vivais. Mon regard s'enfonçait un peu sur elle, et je souriais doucement. Sa réponse me fit rire un peu, et je pouvais parfaitement l'imaginer faire un doigt d'honneur à tous les passants leur hurlant dessus. Elle paraissait assez nature pour le faire, et elle avait montré assez de virulence avec ses excès d'émotions pour. Je me sentais bien auprès d'elle bien qu'on soit diablement opposés. Elle n'avait pas sa langue dans sa poche, elle était naturelle, extasiée, un peu bruyante et amusante alors que moi j'étais du genre silencieux, observateur, la mine distante. J'essayais alors de prendre plus exemple sur elle et me détendre un peu, après tout, elle méritait bien que je lui rende tout cet enthousiasme. C'était une montagne russe, un coup elle riait et souriait, puis elle se mettait en colère, puis elle boudait avec son estomac qui criait famine. Il fallait la suivre dans toutes ces émotions bien éloignés, et j'arpentais alors la masse qui finissait presque plus à la dévisager elle, que moi pour ma condition d'hybride. Peut-être le faisait-elle exprès ? Elle paraissait comme assez forte pour ça, et ça ne faisait que la rendre plus intéressante et attrayante à mon goût.

Son discours était bon à entendre, et je m'aurais voulu plus sensible pour lui offrir une expression plus gratifiante qu'un simple sourire et quelques mots maladroits.


« Tu es une bonne personne. »


J'armais un sourire et je me voulais vraiment sincère. J'espérais qu'elle n'avait pas tort même si j'avais un peu de mal à y croire. Je le savais pourtant, oui, je savais que des personnes comme elle se trouvait là, quelque part, dans ce monde décadent et pourri, malgré tout, j'en avais croisé que trop peu. Mon existence n'est qu'une longue blessure qui ne pourra probablement jamais se refermer. J'étais seul, exclu par ma simple nature alors j'acceptais cette condition, continuant de me haïr comme le font si bien les autres et je vivais ainsi m'empêchant parfois de rêver à mieux. Après tout, peut-être que je ne le méritais pas réellement. Je penchais la tête, fumant ma clope, et je regardais la demoiselle aux cheveux roses. Je décidais de ne pas réagir trop à ses mots, on aurait bien le temps d'y revenir et je ne voulais briser cette jolie bulle dans laquelle je me voyais bien m'insérer. C'était bien ce genre de rencontre qui me donnait envie d'avancer, de vivre et pourquoi pas même d'espérer à quelque chose de plus féerique. J'avais du rêve à revendre, des désirs d'utopie et une envie irrépressible de liberté, alors parfois je me laissais avoir par mes idéaux et je me laissais emporter loin, bien loin de la Terre.

Je revenais alors à cette réalité alors qu'elle répétait sa faim. Je souriais, riais un peu même, sa moue boudeuse était des plus expressive et je m'amusais d'elle comme une moquerie enfantine agréable et taquine. Elle riait à ma blague, alors je continuais.


« Oui, d'ailleurs merci pour le thé. »

Je riais un peu plus, il était évident que je paierais mais c'était plus drôle de dire l'inverse. Ça cassait les clichés, le malaise qui pouvait en découdre et ça détendait l'atmosphère tout en nous liant légèrement. Je m'étais levé pour partir, elle ne comprenait pas pourquoi et bien qu'en accord avec elle, nous nous engagions vers une confrontation qu'on ne pourrait pas gagner. On serait éjecté comme des malpropres, et partir était la meilleure des solutions. Alors je prenais les devants, et je compris qu'elle me suivrait quand elle se présenta à son tour. Je lui serrais la main puisqu'elle me la tendait, et je la reprenais.


« Ravi également, Max. Et non, je t'invite, c'est bien la moindre des choses. »


Je souriais, et je prenais la direction de la porte. Elle me suivait, puis avant de partir elle se retournait en gueulant avec un regard plus sombre encore que les nuits d'hiver. Je ne pouvais m'empêcher d'en rire un peu, et alors que nous nous engagions dans la rue, je la regardais avec un peu plus de tendresse avant de lui montrer une gratitude.


« Merci.. »

Je l'écoutais et la suivais alors dans ce fameux endroit. Je pouvais terminer ma clope sur le chemin et je suivais son rythme soutenu de marche. Elle devait vraiment avoir faim. Alors on arrivait dans une ruelle où le passage devait être rarement occupé, le petit restaurant dans lequel on entrait respirait l'ambiance intimiste, et, un peu perdu, je regardais tout autour de moi ne voyant personne me dévisager. Je souriais et je n'en attendais pas moins de quelqu'un comme Max à vrai dire, je commençais à me détendre un peu et ça pouvait se lire sur mon visage. Son naturel continuait toujours autant à m'amuser, et on s'asseyait à une table, tous les deux. Attendant qu'elle me conseille ou autre, je reprenais la parole, un peu plus curieux.

« Tu as l'air de venir souvent ici. »


Je jetais un regard au patron qui semblait tout aussi gourmand que les copieuses assiettes des clients le montraient. Puis j'étendais un peu ma curiosité.

« Dis moi, d'où te viens cette si grande et jolie tolérance ? »


Question légitime, après tout, elle faisait partie des personnes assez rares qui acceptaient tout le monde et jusque là, tous avaient des raisons diverses.

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Max Feuerbach
MiliceMilice
(#MessageSujet: Re: Une exception qui confirme la règle. [Max&Zéphyr]   Ven 24 Oct - 16:55


Une exception.

« Feat Zéphyr J.Vinci »

Son « merci » n'était pas passé dans l'oreille d'une sourde, mais elle ne répondait rien du tout, un simple sourire avant de s'étirer bruyamment dans la rue. Que pouvait-elle bien répondre de toute façon ? Elle n'avait aucune idée pour une fois, peut-être qu'un simple « avec plaisir » aurait largement suffit, mais cela semblait plutôt inutile, alors elle ne disait rien et souriait simplement avant de partir pour le restaurant. Il est vrai qu'elle marchait plutôt rapidement au vu de la faim qui la tiraillait depuis quelques minutes maintenant, elle ne s'en rendait pas vraiment compte, mais Zéphyr semblait la suivre. Il ne fallait pas très longtemps pour qu'ils arrivent dans ce restaurant où elle avait passée énormément de temps avec son frère. Un restaurant chaleureux, un endroit calme où le temps semblait s'écouler plus lentement, laissant des moments agréables en suspend. Elle avait hâte d'y aller, elle avait hâte de voir le patron, elle avait hâte de retrouver sa table attitrée. Un grand sourire s'affichait sur son visage lorsqu'elle rentrait dans cet endroit qu'elle ne connaissait que trop bien. Ses yeux parcouraient la pièce qui s'offrait à elle, cet endroit ne changeait pas. A chaque fois qu'elle venait ici, c'était toujours comme dans ses plus vieux souvenirs. Une ambiance tamisée, un long bar avec toujours le même barman derrière et les tables qui armaient la grande pièce principale. Vu de dehors, rien ne laissait paraître que cela pouvait être aussi grand, mais il y avait assez de place pour rentrer au moins une bonne centaine de personne, voir plus. Seulement, l'endroit était souvent très vide, seul quelques clients réguliers étaient là à chaque heures de la journée, à croire qu'ils vivaient ici toute l'année.

Comme à son habitude, elle demandait une table, mais avait toujours la même donc elle n'attendait pas une quelconque réponse avant de s'asseoir, suivit de près par son « ami ». Cette table pour deux, dans un coin dans restaurant, au calme, c'était la place qu'elle prenait toujours avec Ryan. La faim ne faisait que se renforcer alors qu'elle s'imaginait déjà engloutir des pizzas entières, surtout que les pizzas ici étaient ses préférées et de très loin. Pour ce qui est de Zéphyr, elle ne savait pas, mais elle, elle savait parfaitement ce qu'elle voulait et c'est en levant une main en l'air qu'elle interpellait le patron avec un grand sourire, sautillant presque sur sa chaise d'impatience.

« Triple pizza peperoni pour moi. Tu veux prendre quoi ? Ne te retiens pas, tu peux prendre tout ce que tu veux, faut manger ! »

Elle attendait qu'il donne une quelconque réponse avant de finalement répondre à ce qu'il avait dit plus tôt. Il est vrai qu'elle venait souvent ici, mais cela faisait un petit moment que ce n'était pas arrivé. En fait, il faut dire que son frère avait quelque peu disparu depuis quelques mois, enfin elle ne se faisait pas réellement plus de soucis que cela, sachant parfaitement qu'il ne mourrait pas aussi facilement et s'il avait eu des ennuis, il serait déjà venu la voir. Elle affichait donc un grand sourire et cela lui faisait bizarre de se retrouver ici, à cette table avec une personne totalement différente de Ryan.

« Je venais souvent ici avec mon frère avant, mais cela faisait longtemps que j'avais pas foutu les pieds dans ce resto. Aaaah, ça m'a manquée d'ailleurs !! »

Pour ce qui est de sa question, elle restait un moment sans rien dire, se contentant de jouer avec le couteau sur le set de table, entaillant celui-ci de temps en temps sans faire exprès. Peut-être qu'il prendrait sa réponse en rigolant, après tout, c'était simplement parce que son frère était un vampire qu'elle était si tolérante, enfin quoique, elle avait toujours été plus ou moins ainsi. Toute son enfance, elle n'avait croisée que des humains plus détestables les uns que les autres. A un moment, ses pensées divaguaient et elle repensait à son passé, ainsi qu'à son premier partenaire dans la milice. Un vampire lui aussi, ils avaient passés beaucoup de temps ensemble, du temps qui était encore précieux à ses yeux, mais c'étaient des souvenirs difficiles aussi. Un sourire vague s'affichait sur son visage alors qu'elle relevait les yeux vers lui pour lui répondre.

« En réalité, je ne sais pas pourquoi je suis aussi tolérante comme tu dis. Je pense être tout à fait banale, mais peut-être que c'est à cause de mon grand-frère. Mon frère est un vampire, je ne sais pas quand il l'est devenu et je ne sais pas pour quelle raison, je n'ai jamais demandée et il n'a jamais rien dit, mais je l'accepte comme il est parce qu'il a toujours été là pour moi et … parce que c'est mon frère et que je l'aime tout simplement. Et puis, j'ai eu un partenaire dans la milice pendant longtemps qui était un vampire lui aussi. Nous avons passés beaucoup de temps ensemble, nous avons fait beaucoup de choses de part notre boulot et … il m'a aussi sauvé la mise une fois. »

Elle se faisait nostalgique tout d'un coup alors qu'elle continuait à jouer avec le couteau, mais elle relevait tout d'un coup la tête et voyait le patron arriver jusqu'à elle. Il ne disait rien, elle ne disait rien, tout ce qu'il faisait, c'était de poser de l'eau sur la table ainsi qu'une bouteille de vin. Un simple sourire pour le remercier, c'était ainsi qu'ils communiquaient le plus souvent ces deux-là. Il repartait simplement comme il était venu et Max retournait son regard sur Zéphyr, s'installant confortablement sur sa chaise. Elle ne savait pas encore que l'hybride n'allait pas forcément beaucoup apprécier qu'elle aime les vampires, alors elle restait naturelle comme toujours, mais avant qu'il ne dise quelque chose, elle tiltait soudainement sur quelque chose qu'elle s'empressait de dire.

« Dit, je ne crois pas t'avoir remercié pour le café tout à l'heure, alors … Merci ! » Disait-elle en souriant grandement. « Du coup, je t'invite ici, c'est moi qui paye et tu n'as pas ton mot à dire, d'accord ? »




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